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vraiment consommé la « pénétration >) de l'Empire du Milieu? Déjà, c'est à qui s'y disputera les concessions de chemins de fer et les autres avantages.

Mais plus les navires augmenteront leurs vitesses, plus diminuera le temps gagné par cette voie de préférence à celle du Cap; moins, dès lors, les armateurs trouveront économie à acquitter les droits du canal, si ceux-ci se maintiennent élevés. Le coût de la traversée du canal représente, sur les dépenses totales d'un voyage, une part beaucoup plus importante qu'autrefois, et la proportion ira s'accentuant. Aussi, dès maintenant, l'ingéniosité dos constructeurs de navires est-elle aux prises avec le problème du moindre tonnage de perceplinn, eu considération tant des redevances au canal de Suez que des droits de port à acquitter un peu partout : pour une portée en lourd déterminée, quelle est la meilleure forme à donner à un vapeur de cliarge, afin de faire ressortir le plus faible tonnage net? Ces rechercljes ont amené la découverte de types ingénieux ; des formes particulièrement neuves se rencontrent dans les steamers à turret-deck, à trunkdeck, etc.

Il importe donc, dans l'intérêt du trafic du canal de Suez, que le droit perçu par la Compagnie aille s'abaissant; et l'on doit se féliciter de ce que le jeu même du programme intervenu en 1883, entre l'administration et les armateurs anglais, détermine des détaxes à mesure de l'accroissement des dividendes. N.

SUICinE. V. Assurances.

SUIE. (Syn. : Angl. : Soot. Allem. : Rtiss. Ital.: Fuligine.) La suie est le résultat de la décomposition des matières combustibles, principalement du bois et de la houille. Elle est surtout composée de charbon très divisé, d'huile empyreumatique, d'acide acétique et de sels ammoniacaux.

Les teinturiers en font une couleur jaune, dite hidane, avec laquelle ils teignent les draps; les fabricants de couleurs en font du bistre et du noir; elle entre dans la composition de certaines encres d'imprimerie, et elle est d'un bon usage comme engrais.

La suie donne lien à un commerce appréciable, mais qu'on ne saurait exactement préciser, car la douane la confond avec les « cendres végétales vives ou lessivées», qui ont donné, pour les trois années 1898, 1899 et 1900, les chiffres suivants au C.S., en kilog. :

Import. Export. Import. Kxport. Import. Export. 02. 311 48.123 l.GOG 11.407 73.000 27.900 Le prix E.V.D. pour 1900 était de Ofr. 03 le kilog. à l'import. comme à l'export.

La suie, comme les cendres végétales, est exempte de droits à l'entrée en France.

SUIF. (Voy. Graisses.) La graisse que l'on retire du corps des animaux de boucherie prend le nom de SHif. (Voy. Abattoirs, Boucherie.) Elle se compose de la matière grasse contenue dans les cellules de tissu adipeux; on l'en extrait par divers procédés. he suif en branches ou en rames, tel que les bouchers et équarrisseurs l'obtiennent, est acheté par les fondeurs, qui le hachent en petits morceaux et le fondent dans des chaudières en cuivre chauffées à feu nu. Le suif, soutiré à mesure qu'il fond, coule sur des tamis qui le débarrassent des corps étrangers et tombe dans un récipient maintenu chaud.

où on le laisse reposer, sans qu'il se fige, pendant quelques heures. On y ajoute 4 à o millièmes de son poids d'alun pour achever la séparation des débris membraneux, et on le tranvase enfin, avec des cuillers, dans les jalols, qui sont de grands baquets coniques où il se prend en pains.

On extrait encore un peu de suif, par compression, des résidus restés dans la chaudière après la fusion ; les pains de créions, ou résidus ainsi exprimés, contiennent encore 12 "/„ env. de matières grasses et conviennent à la nourriture du bétail.

A côté de cette première méthode, dite au creton, il y a le procédé à l'acide. Il consiste à maintenir le suif en branches, pendant 2 heures 1/2, dans de l'eau contenant de l'acide sulfurique à 66" B. (suif 1.000, eau 200, acide sulfurique 5), sous uu courant do vapeur surchauffée à 110" ou llij". Ce procédé donne un meilleur rendement, le suif est plus blanc et plus dur; mais il a déjà subi un commencement de décomposition qui le rend onctueux au toucher, au lieu d'être sec.

Le suif fond à environ 38° et se saponifie sous l'action de la potasse, de la soude ou de la chaux, c'est-à-dire qu'il donne naissance à un savon et à corps neutre, la glycérine. Voy. Glycérine, Savon, Stéarique (Acide).

Le suif du commerce est généralement un mélange de graisses de mouton, de bœuf, de vache et de veau; mais on y ajoute souvent des graisses de qualités inférieures, comme le flamhart, recueilli à la surface des eaux de cuisson des charcutiers, et le suif d'os ou petit suif, dont le nom dit l'origine. On y introduit aussi parfois de l'eau en le battant longtemps avec ce liquide, de la fécule, du talc, etc.

La fonte des suifs est une industrie surveillée et réglementée comme dangereuse, au point de vue des incendies, et insalubre, en raison des mauvaises odeurs qu'elle répand.

Ou fond, chaque année, à Paris ii.OOO T. environ de suif en branches, dont on consomme environ 1.200T., pour la fabrication des chandelles, du savon, des acides gras, pour le hongroyage des cuirs, etc.

Pour le commerce et les douanes, voy. Gr.msses.

Voici les cours des suifs, an marclié de Paris, le 20 mars des années 1899, ifX» et 1901, aux 100 kilog. (en francs) :

Suif trais fomlii île la hoiiclieric (le Paris, 43° 1/2 en pains

Suif fondu de l;i lioiirherie d« province, 43° 1/2 eufûtc, en j;are Pari"

Acide stéarique de saponification

Acide stéarique de distillation

Acide oléique de saponiKcation

Acide oléique de distillation

Glycérine brute marchandise uue, 2S° de saponifie ition

SUISSE. Etat de l'Europe centrale : Cou fédéra tion des 22 cantons suisses. (En allemand : Schicei:. ou bien Schweizerische Eidgenossenschaft; en anglais : Sicitzerland.)

Territoire. — La Suis.se est située au centre de l'Europe entre 37° ;iO'— 46" 1 1' lat. N. et 6° 3'— 10» 30' long. E. Elle est limitrophe: de l'Allemagne au N., de la France à l'O., de l'Italie au S., de r.4utriche el de la principauté de Liechtenstein à l'E.

Sa sup. est de 41.469 kil. carrés, dont 28,4 ° . il

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prodactifs par suite du caractère montagueux do pays (rochers, glaciers, lacs, etc.). L'altitude varie de 208 m. (.\scoaa) à 4.638 (.Mont-Rose). Les .\lpes suisses donneut naissance au Rliin et à ses principaux affluents: r.\ar, la Reuss et la Limmat, vers le N., le Rhône vers l'O., le Tessm vers le S. et rinn, affluent du Danube, vers l'E.

Le sol productif s'étend principalement entre le lac Léman au S.-O. et le lac de Constance au N.-E. : il est encadré par les hautes .\lpes au S. et à l'E., par le Jura à l'O. et au X.-O. Densité de la pop. : ■^1 iiab. par kil. carré de la sup. totale et 112 par

il. carré du sol productif. Voici la répartition de la -iip. et de la pop. entre les 22 cantons :

Population Superficie de résidence ordinaire Kil. c. 1888 1900

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