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ESP0RT.\TI0NS

Quantités 24.0 20.8 15,6 38,2

Valeurs 79,2 62,5 140,4 263,4

L'année 1897 a donné les chiffres que voici (C. S.) :

IMPORTATIONS EXPORTATIO.NS

Kilog. Fr. Kilop. Fr.

Nos principaux fournisseurs sont, en premier lieu, la Belgique, qui importe chez nous, à elle seule, près des 2/3 du total, puis la Suisse 1/6, enfin l'.Angleterre 1/4 seulement. Notre export., de beaucoup inférieure à l'import., a pour client principal la Guyane française, qui reçoit les2/5env. do total : les autres colonies et pays de protectorat figurent pour 1/6 environ.

Douanes. — Les extraits de viande en pains ou autres payent 40 fr. les 100 kilog. X. au T. G. et 30 fr. au T. M. Ils acquittent les droits sur le poids cumulé de la marchandise et de ses récipients intérieurs, ceux qui sont en contact immédiat avec la marchandise, non les boites en carton ou en bois qui servent de double emballage aux flacons, bouteilles, etc.

Les boites en fer-blanc pour extraits de viande et conserves alimentaires doivent être fabriquées avec des fers étamés à l'étain fin ; les soudures pratiquées à l'intérieur des boites doivent être faites également à l'étain fin. Les boîtes qui ne remplissent pas ces conditions sont retenues et remises au parquet, de même que les boites serties au moyen de substances plombifères.

EXTRAITS MÉDICAMEXTEUX ou pharmaceutiques. Suivant le véhicule employé pour amener à l'état de solution les principes médicamenteux, tirés le plus souvent des plantes (écorces, feuilles, fruits, graines ou boisi, on donne aux produits obtenus le nom d'extraits aquenx, alcooliques, acétiques, éthérés, etc.

On procède par macération, infusion, décoction on lixiviation, à l'air libre ou dans le vide.

Par la macération, on laisse en contact pendant nn certain temps la matière première avec l'eau, l'alcool, le vinaigre ou l'éther, de manière à pénétrer peu à peu la masse de la matière, dont on retire ensuite le plus possible de principes utiles.

Par l'infusion, soit à chaud, soit à froid, on dissout les principes à extraire.

La décoction est une sorte de macération à chaud, qui a l'avantage de donner pour certaines matières traitées, dont les principes ne sont pas volatilisés ou décomposés par la chaleur, des résultats plus complets et plus rapides.

La lixiviation, enfin, est une méthode d'épuisement qui permet, avec un volume relativement restreint du .solvant, d'extraire une grande quantité de produits solubles.

L'adoption dn système d'évaporationdans le vide, depuis longtemps en usage dans les sucreries pour l'évaporation des jus sucrés, a réalisé un grand progrès dans la préparation des extraits médicamenteux. On obtient ainsi des produits moins colorés que les extraits obtenus par évaporation à l'air.

EXTRAITS ORGANIQUES. Ce sont les sucs extraits des glandes, des parenchymes, des tissus de provenance animale, que l'on emploie en thérapeutique pour combattre l'absence, l'insuflSsance ou l'altération des organes ou tissus correspondants ou pour tenir un rôle de suppléance.

Cette méthode thérapeutique, désignée sous le nom d'organothérapie ou à'opothërapie, est fort ancienne, car de temps immémorial les peuples sauvages et barbares ont mangé les organes dits nobles (cœur, sang, moelle et cerveau, poumons, etc.) des animaux tués à la chasse ou des ennemis vaincus, afin de s'approprier ainsi leurs qualités respectives dominantes. L'usage presque contemporain du sang de bœuf dans la chlorose et du fiel de bœuf dans la lithiase biliaire est une survivance notoire (de même que l'usage de l'huile de foie de morue, si l'on en croit Hillemand) de ces anciennes traditions. Elles n'avaient d'ailleurs qu'une base absolument empirique, et c'est Brown-Séquard, en 1889, qui, tablant sur l'idée, empruntée à CI. Bernard et à Schiff, des sécrétions internes des glandes, leur a donné une base rigoureusement scientifique. Suivant cette manière de voir, on peut en effet suppléer à l'insuffisance ou au défaut des sécrétions internes des glandes closes, des glandes à canal excréteur et même de tous les tissus, en introduisant dans l'organisme soit ces glandes elles-mêmes, soit leurs extraits. 11 convient de remarquer tout de suite que l'expérience physiologique et l'observation clinique ne paraissent point démontrer d'une manière absolue l'existence et l'action de ces sécrétions internes pour les glandes à canal excréteur (hormis pour le foie et peut-être le pancréasi et pour les tissus (poumons, tissu nerveux, tissu musculaire, moelle osseuse, etc.), bien que le fait du balancement organique et de la dépendance mutuelle de tous les appareils, organes ou tissus, prouve que les produits de l'activité propre de chaque organe a un rôle sur l'activité des autres et que par conséquent chaque extrait intervient dans la vie d'ensemble. La méthode opothérapique est fondée sur cette considération et aussi sur celte autre, que la restitution des principes actifs sous la complexité de leur forme physiologique est naturellement plus avantageuse pour l'économie que la restitution des éléments chimiques isolés qui constituent ces principes actifs.

Les substances opothérapiques sont empruntées à toutes les parties du corps animal, mais avec des succès très divers et d'ailleurs très différemment interprétés. Je donne plus loin la liste des prin-

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