TAPISSERIE
TARA PACA
sensiblr-ment. Il y a lieu de noter Ici que Smyrne, qui expédie en Europe ses tapis de jçrosse laine, reçoit en qnantités relatireraent considérables nos moqnettes et tapis bon marché.
Egypte. — La valeor moyenoe de l'Import. des tapis de laine en Egypte est de 780.U00 fr. pour les unités et 670.000 au métrage; la France n'est représentée an total que pour 50.000 fr. environ. Ce sont : des tapis bouclés ou imprimés, des tapis Rrnxelles on tissés et des tapis reloars on veloutés. L'.Angleterre importe la plus grande partie des tapis an mètre; ses prix sont inférieurs à tons antres, surtout pour les bouclés: les velontés français sont généralement trop chers an prix de 3 fr. 50 à 6 fr. le m. Les produits anglais viennent de Heckmondwike (York) et Kidderminster (Worcesler) ; les français, de Beauvais on d'.Anbnsson; les tapis orientaux, de Turquie, surtout Smyrne, et de Perse.
Japon. — I-a production des tapis communs (coton et chanvre) s'est élevée de 23i.000 yen en 1890, à -1.500.000 en 1895. (Le yen vant 2 fr. 55).
Les broderies du Japon les plus fameuses sont celles de Kioto, a la ville qui se ruine en vêtements brodés »; on y combine la broderie sur étoile avec les dessins faits à la main, ce qui donne à l'ensemble un relief, une Gnesse et nn fondu merveillenx.
On connaît sons le nom de Tsuzitré-Ori {tsuzuré, morceaux: ori, tissage) nn tissu paraissant composé d'un assemblage de morceanx d'étoffes : il est destiné snrtoat à la décoration des mnrs: il est fait avec le métier dit taka-hata (métier à hauteur), propre au Japon et inconnu jusqu'ici dans les antres pays. Les fils de couleurs sont au nombre de plusieurs centaines d'espèces, et leurs couleurs présentent la particularité de varier suivant la réflexion de la lumière : selon que l'on regarde le tapis ou broderie de face on de côté, ou suivant l'inclinaison des rayons lumineux, toot l'ensemble varie de tons et d'aspect, en restant toujours harmonieux. Il y en avait de très beaux exemplaires à l'Exposition de 1900.
Les tapis de Sakal ou d'Osaka sont l'objet d'une export, annuelle moyenne de 1.500.000 yen.
Le Japon, qui n'exportait, en 1890, que pour 51.000 yen de tapis, en a exporté pour 392.000 en 1893. pour 1.134.000 en 1894, pour 1.6.36.000 en 1895; depuis ces chiffres diminuent progressivement: 1.152.000 en 1896, puis 850.000 env. en 1897 et 1898, pour tomber à 721.000 en 1899.
TAPISSERIE. (Syn. : Angl. : Tapestry; kWem. : Tapete). La tapisserie est nn tissn composé d'nne chaîne de laine ou de coton et de trames de laine 00 de soie, an moyen desquelles on peut rendre avec tous leurs détails les modèles les plus compliqués, voire des tableaux.
De même que celle des tapis à points noués, l'origine de la tapisserie remonte à nue époque très ancienne, puisqu'on en a retrouvé des spécimens dans des tombeaux coptes; mais c'est surtout à partir du XV« et du XVII' siècles que les tentures en tapisserie furent employées à orner les palais et les édifices religieux. Tout le monde a pu constater, lors de l'Exposition de 1900, à quel degré de perfection l'art de la tapisserie s'était élevé à cette époque, en admirant les pièces splendides exposées par le gouvernement espagnol.
Le centre de la production de la tapisserie était alors dans les Flandres, notamment à Arras et à Bruxelles. Pendant tout le XVIP siècle et jusqu'au milieu du XVII1% les manufactures flamandes continuèrent à travailler activement ^
1. A l'Exposition de 1827 figurèrent pour la première fois les tapis moqnettes de Tourcoing: en 1839, on évaluait la prodaction de cette Tille, en ce genre, à 600.000 fr. ; en 1858, à 2.000.000 de fr. Un rapport sur l'Exposition de 1862 s'exprime ainsi : u Immédiatement après Aubosson, c'est Tourcoing, Beauvais et Nimes qui sont à présent les lieux principaux de la fabrication des tapis français, et ce sont les villes de Nimes et de Tourcoing qui ont envoyé* l'Exposition les plus beaux produits en moquette, en chenille et en veloutc. — La moquette surtout est fabriquée en grand à Tour-
Des ouvriers flamands vinrent s'établir à Paris. Ils y fabriquaient depuis longtemps des tapisseries de second ordre, lorsqo'en 1662 Louis XIV fonda la manufacture des Gobelins et y attira deux des maîtres ouvriers les plus habiles de Bruxelles. Cette manufacture prit bientôt un essor extraordinaire, grâce à l'habile direction d'artistes de premier ordre , tels que Lebrun, Mignard, Andran, etc.
Actnellement il existe, en dehors des manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais, et des manufactures privées d'Aubusson et de Felletio-. (Braquenié et C''), des ateliers pour la fabricationde la tapisserie, en Belgique (Manufacture Royale, Braquenié et C'% à Malines) en Angleterre, en Allemagne, etc.
Pour les procédés de fabrication de la tapisserie,, voy. l'article Gobelins. P. Braquenié.
On donne aussi le nom de tapisseries (tapisseries à l'aiguille, tapisseries de points) à certaines broderies de laine (voy. Broderies) ou ouvrages de dames (voy. ce mot) faits sur un canevas plus ou moins serré, destinés à recouvrir des meubles on à faire des pantoufles. Le nom de « tapisseries de points >> leur vient des points dont elles sont formées et dont la désignation rappelle soit la manière de les faire sur le canevas (points de croix de chevalier, double point de croix, petit point, gros point,, point des Gobelins, etc.), soit le pays d'origine (point de France, d'Angleterre, de Hongrie, de Berlin, etc.).
Commerce extérieur de la France (en kilog. et fr.) : 1898 1899 1900
Quant. Valeur Quant. Valeur Quant. Valeur
Import I.(fâ6 &3..360 i 1.104 110.400 | 1.300 130.000 •
Export 14.504 870.240 j 17.344 1.040.640 ] 13.400 8O4.00(>>
Détail pour l'année 1899: Iraport. insignifiantes à 100 fr. le kilog., dont moitié d'.\llemagne environ, les 3/5 du reste d'Angleterre et 1/5 de Suisse.— Export, à 00 fr. le kilog., dont 9.888 en Angleterre, 1.825 en Allemagne, 1.803 ei> Suisse, etc.
Douanes. — Les tapisseries de laine payent à l'entrée en France un droit, par 100 kilog. nets, de 620 fr. an T. G. et 500 fr. au T. .M.
T.\RAP.\CA (Prov. de : Chili). La principale, on> pourrait dire la seule ville de cette province est le port d'Iquique, par 20» 12 15' lat. S. et 70* 11' 15' long. 0., avec nue pop. de 33.031 hab., dont beaucoup d'étrangers. On travaille à joindre l'île Serrano à la terre ferme par un môle de protection et de débarquement qui fera de cette baie nn excellent port. La vie y est chère.
Iquique est le plus grand marché du monde pour le nitrate de soude, unique production de la région dont cette ville est le centre. Toute la province de^ Tarapaca fourmille d'exploitations de nitrates, iode,, borates et autres sels, qui sont presque toutes aux mains des Anglais; quelques-unes à des Allemands, Français et Péruviens.
Import, en 1898 : 8.093.fô0 piastres (de 1 fr. 875) r export.: 65.301.015 p.
coing. Il est vrai que rien n'a codté pour faire réussir en Fnuiceune fabrication si intéressante. Le progrès industriel ne s'y est pas ralenti un seul jour, et toutes les ressources d'un lieu si bien choisi ont été concentrées pour obtenir les résultats les plus avantageux. » Il y a quelques années, nne véritable innovation a été apportée dans cette branche d'industrie par l'adjonction de la fabrication du tapis d'Orient, qui ne se produisait pas encore en France. En 189T, on relevait pour la fabrication des tapis et des étoffes d'ameublement 350 métiers mécaniques d'une valeur industrielle de 2.100.000 fr. et 340 métiers à la main. La production annuelle atteint 13 millions de fr. (Voy. Tourcoiso.)