‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 99 sur 1134 · FAÇADE · texte numérisé non relu

FAÇADE

gées) en ingestion, l'extrait glycérine en injections souscntanées. — Indications : chlorose, ménopause, castration totale chirurgicale, aménorrhée, dysménorrhée, hystérie, métrorrliagies, etc.

Foie (veau et surtout porc). — Mode d'administration : foie frais ou desséché (hépatine), extraits aqueux, alcooliques, peptiques, les premiers par la voie stomacale ou en lavements, les derniers par la voie sous-cutanée (injections). — Indications: maladies du foie (cirrhose, ictère), diabète, goutte, lithiase, hémorrhagies (hémoptysie, épistaxis, gastrorrhagie, purpura).

Pancréas. — Mode d'administration : organes frais ou desséchés, extraits, en ingestions, en lavements, en injections hypodermiques. — Indications : diabète pancréatique (glande fraîche), nutrition ralentie (extraits).

Prostate (taureau). — .Mode d'administration : organe frais haché en ingestion plutôt que poudre sèche. — Indication : hypertrophie de la prostate.

Glandes mammaires. — Mode d'administration : extraits, principe actif retiré par Danhardt. — Indications : myomes utérins, métrorrhagies.

Reins (mouton ou porc). — Mode d'administration : extrait glycérine en injections sous-cutanées ou pondre sèche

en tablettes. — Indications : urémie, néphrites, hémorrhagies du mal de Bright, albuminurie.

Poumons. — .Mode d'administration : extraits de poumons de mouton en injections sous-cntanées. — Indications : tuberculose pulmonaire, bronchite chronique, pleurésies purulentes, ostéoarthropathies pnenmiqnes.

Moelle rouge osseuse (bœuf le plus souvent). — Mode d'administration : moelle fraîche par ingestion, rarement desséchée en tablettes. — Indications : anémie grave, leucémie, rachitisme, impaludisme (dans ce dernier cas, il faut l'associer avec l'opothérapie splénique).

Substance grise. — .Mode d'administration : extraits (cérébrine) de substance grise de veau ou de mouton (cerveau et bulbe) en injections sous-cutanées, ou bien cervelle dégraissée et desséchée. — Indications : épilepsie, neurasthénie, manies, tabès, tétanos, rage (?).

Muscles. — Mode d'administration : extraits en injections sous-cntanées. — Indications : myopathies, faiblesse do myocarde (extraits de cœur). D' J. Lau.monier.

BiBLioGR.KPHiE. — Gilbert et Carnot : Rapport au Congrès de Médecine interne (.Montpellier, 1898); Hillemand, Organothérapie (Paris, 18i99).

FABRIC.VXT, FABRIQUE. (Droit.) — Le nom de fabricant appartient à celui qui, avec le secours d'ouvriers, donne aux matières premières qu'il emploie une nature ou une forme nouvelle. Le fabricant ou manufacturier, aux termes de l'art. 632 du C. Com., est commerçant.

Les fabricants doivent être classés en deux catégories ; les uns achètent eux-mêmes les matières premières qu'ils doivent mettre en œnvre et les revendent sous une autre forme, soit aux marchands en détail, soit directement aux consommateurs : tel celui qui, avec de la laine, du fil, de la soie, crée et revend du drap, de la toile, du satin : l'industrie à laquelle il se livre est commerciale.

La seconde catégorie de- fabricants se compose de ceux qui mettent en œuvre les matières premières qui leur sont fournies et confiées pour cet objet, et dont ils n'acquièrent pas la propriété pour les revendre; ils ne spéculent que sur l'industrie des ouvriers qu'ils emploient, et, pour nous servir de l'expression technique, ils travaillent à façon. Quand l'établissement qu'ils dirigent est assez considérable pour que la qualité d'artisan cesse de pouvoir leur être appliquée, ils doivent être considérés comme commerçants, mais en cas de doute on admettra plus aisément la qualité d'artisan.

On appelle fabrique, ou atelier dans un sens plus restreint, le lieu même où travaillent les ouvriers t^mployés par le fabricant; mais aucune différence ne doit être faite entre l'entrepreneur qui emploie des ouvriers travaillant à leur domicile, ou qui distribue le travail à faire aux ouvriers réunis dans nn local lui appartenant et formant l'atelier ou la fabrique.

Quant aux fabriques ou ateliers dont le voisinage est dangereux, insalubre ou incommode, voy. Établissements INCOMMODES, INSALUBRES OU DANGEREUX.

FABRICATION (Droit de). V. Boissons (Impôt des).

FABRIQUE (Marque de). V. Marque.

FAÇ.\DE. La façade d'un édifice est le côté où se trouve l'entrée. Il n'y a pas de règles absolues pour les proportions d'une façade. Pour un édifice ordinaire, la longueur de la façade peut varier de i fois 1/2 à 3 fois la hauteur. Lorsque la destination du bâtiment exige une plus grande longueur, on fait varier la façade en élevant des arrière-corps ou des avantcorps, ou simplement en la divisant par des chaînes saillantes.

D'après le décret du 23 juillet 1884, la hauteur des façades des bâtiments bordant les voies publiques ne peut excéder 12 m. pour les voies au-dessous de 7 m. 80 de largeur ; lo m. pour les voies de 7 m. 80 à 9 m. 74 ; 18 m. pour celles de 9 m. 74 à 20 m.: enfin 20 m. pour les voies de 20 m. de largeur et plus.

Les bâtiments dont toute la façade est établie en retrait des voies publiques pourront être élevés, soit à la hauteur de 15 m., soit à celle de 18 m., soit à celle de 20 m., à la condition que le retrait sur l'alignement, ajouté à la largeur de la voie, donnera au moins une largeur de 7 m. 80 dans le 1" cas, de 7 m. 74 dans le second et de 20 m. dans le 3' cas. Il est interdit de faire plus de 7 étages.

Le décret du 22 juillet 1882 a réglé les saillies permises sur les façades, à Paris; le maximum de tolérance est une saillie de 0 m. 80 pour les grands balcons placés à o m. 75 au moins du sol, dans les voies de plus de 9 m. 75 de large. On permet jusqu'à 1 m. de saillie pour les horloges placées à plus de 3 m. an-dessus du trottoir. Les bannes peuvent avoir jusqu'à 3 m. pour les trottoirs de 8 m. de large.

Mais l'art. 6 du décret de 1882 dit que « l'administration pourra autoriser, après avis du Conseil général des bâtiments civils et avec l'approbation du Ministre de l'intérieur, des saillies exceptionnelles.

Page 1