HOMMES CÉLÈBRES
Metz présente tant d'avantages sous le rapport de son site , du bon naturel de ses hahitans et de leurs moeurs hospitalières, qu'elle a toujours attiré un grand nombre d'étrangers.
Çésar, dans ses commentaires, a cité les Médiomatriciens comme un peuple fameux , et il paraît qu'ils prirent une grande part à l'expédition de Brennus. C'est la dernière des provinces gauloises qui soit restée attachée aux Romains par suite de la fidélité qui a toujours distingué les habitans. de cette ville dans l'observation de leurs traités. Cette rare vertu , ils en ont donné maintes preuves envers les Empereurs. Dans les tems malheureux de la ligue, quoique nouvellement réunis à la France, loin d'abandonner la cause de Henry IV, ils ont fait la guerre à Charles de Lorraine, Fun des principaux chefs de la révolte, et ils Tout battu en plusieurs rencontres.
En un mot, on a toujours remarqué en eux franchise, candeur, affabilité, droiture. Les anciens contrats attestent, par leur laconisme, la bonne foi qui scellait tous les engagemens. Il reste encore des traces de cette bonne foi dans les anciennes familles. Mais les émigrations nombreuses causées par le changement de domination , par les. garnisons composées d'hommes de toutes
les provinces, atténuèrent peu. à peu les mœurs messines.
On ne peut nier que les lettres n aient e'té cultivées à Metz avec un certain éclat dans les temps d'ignorance ; que les annales et les chartes de cette ville ne soient des niouumens précieux pour Thistoire de France ; qu'elle possédait un grand nombre de riches manuscrits } que les écoles ont été long-temps célèbres ; que les. Messins ont été jadis éclairés «t très- industrieux , ainsi que l'atteste une foule de réglemens publiés dans le i3.e et le i4-e siècle, sur le commerce, sur l'exercice des diverses professions et sur l'économie publique.
On a cependant dit que Metz avait été la marâtre des sciences. Cette accusation fut répétée* d'après le célèbre Agrippa qui, revêtu en i5i8 de la charge de Syndic et d'orateur de la ville, fut obligé d'en sortir en i5so, pour échapper aux persécutions des Inquisiteurs contre lesquels il avait défendu une fille accusée de sorcellerie , et dont ils avaient fait brûler la mère (i).
Agrippa , poursuivi par des moines fanatiques , — — . . , ,
(1) Les sorciers étaient nombreux en Lorraine et dans le Pays— Itlessin : on compte neuf cents arrêts rendus en Lorraine dans respace de quinze ans pour crime de sorcellerie. Metz ne le cédait en rien, puisque dans les seuls mois d'août et de septembre iS68v trente-trois sorciers furent brûle* vifs entre le Pont-d es-Morts et le Pontifroy. Voltaire remarque qu'ils ont disparu depuis qu'on/ a cesse' de les liyrcr aux flammes. Cependant beaucoup d*habitan& de la campagne croient encore aux sortilèges et à la magie*
n'aurait pas du généraliser un reproche aussi outrageant que peu mérité, puisqu'il est prouve, qu'indépendamment de la protection que les études reçurent en cette ville , depuis Charlemagne jusqu'à nos jours , et qui prospérèrent sous les Amalaire, les Sigebert de Gemblours, les Gauthier de Mes, celte ville peut encore citer un assez grand nombre «d'hommes distingués dans la république des lettres, et qui ont pris naissance à Metz. Il n'est pas inutile d'en donner une notice succinte.
ANCILLON (David), né le 17 mars 1617, mort le 3 septembre 1692 à Berlin, où il exerçait les fonctions de ministre, après les avoir remplies à Meaux et dans sa ville natale avec beaucoup de distinction.
L'électeur de Brandebourg le combla de bienfaits, lui et sa nombreuse famille. Ses principaux ouvrages sont les apologies de Luther, de Zuingle , de Calvin , de Farel.
Le discours qu'il prononça à Metz sur les larmes de S.1- Paul, fit une telle sensation, que ses amis le lui arrachèrent pour le faire imprimer à Paris en 1676. Metz possédait alors quatre ministres, tous quatre nés dans cette ville (1).
ANCILLON ( Charles ) , fils du précédent , né le
(1) Il avait une superbe bibliothèque qui faisait Admira tion des étrangers qui passaient à Metz : elle fut pillée lorsque la révocation de Tédit de Nantes l'obligea à s'expatrier.
â8 juillet i65g, mort à Berlin le 5 juillet I7i5t historiographe du roi de Prusse.
Il a composé des mélanges critiques de littérature , Fhistoire de Soliman II, des mémoires sur la vie et les ouvrages de plusieurs modernes célèbres } différens écrits sur la révocation de I'édit de Nantes , sur rétablissement des Français en Prusse. '
ANCILLON ( Joseph ), frère du premier, né eh octobre i636, mort le 4 novembre 1719a Berlin, où il exerçait les fonctions de Juge : il laissa dans sa patrie là réputation d'un jurisconsulte profond, après y avoir publié, en 1698, un traité de la différence des biens. Il a fourni long-tems au journal de Berlin des articles pleins d'érudition et dont Bayle a fait Péloge.
BALTUS (Jean-François), Jésuite, né le 6 juin 1667, mort à Rheims le 9 mars 174^ Il a fait une réponse à l'histoire des Oracles de Fontenelle: il a entrepris la défense des SS. Pères accusés de Platonisme. On a encore de lui le parallèle de la philosophie chrétienne et de celle des payens.
BALTUS (Jacques), son frère, né le 3i janvier 1690, était notaire ; c'est à lui que l'on doit les annales de Metz depuis 1724 jusqu'à 1759, et qui ont été imprimées en 1789.
BEAUREGARD (Nicolas), prédicateur célèbre, naquit à Metz d'un officier de la Monnaie, le i5 avril 1727. Il avait été Jésuite et se distingua par une éloquence mâle et impétueuse. La plupart
de ses sermons étaient improvisés, et firent souvent une forte impression sur ses auditeurs. Il était un des antagonistes les plus ardens de Voltaire. Sorti de France en 1790, il se réfugia d'abord en Angleterre, et passa ensuite en Alle- , magne, auprès de la princesse de Hohenloe, qui lui donna un asile. Il ne cessa de se livrer, dans son exil , à son goût dominant pour l'éloquence de la chaire, avec un succès et un concours toujours nouveau»
Il mourut en 180a, lorsqu'il se préparait à rentrer dans sa patrie.
BOCK (de), né à Metz en 1 740, était lieutenant des maréchaux de France. Il émigra en 1792* Rentré en 1802, il obtint à Luxembourg la place de conseiller de préfecture, et mourut en 1809.
On a de lui la traduction du baron de Trenck, d'Hermann ^Untoa , du chevalier des Sept-Montagnes, etc.
BOISSARD ( Jean- Jacques ) , quoique né à Besançon en 1 5 38, peut être considéré comme appartenant à la ville* de Metz, qu1il choisit pour terme de ses longs voyages, en s'y mariant à la fille de Jean Aubry, orfèvre (1). Il y fit imprimer la plupart de ses ouvrages par Abraham Fabert, son ami. Il y mourut le 3o octobre 1602.
(1) On voit encore dans sa maison, actuellement occupée par le sieur Ber veiller , apothicaire , plusieurs antiquités messines qu'il y ayait rassembWes.
Ses antiquités romaines en 4 vo'* in-f.° sont très-estimées. On a de lui un iheatrum vitœ humanœ, contenant la vie et les portraits de 198 personnages illustres 5 Habitas variarum gentium; avec 70 grav. , etc.
CANTIUINCULA (Claude) ou Chansonnette , était notaire apostolique et jurisconsulte célèbre : il vivait au commencement du i6.c siècle. Comme il professait la religion protestante, Erasme qui savait apprécier son mérite et l'ascendant qu'il avait sur les esprits, le pria de travailler à la réunion des deux églises ; mais il renonça à ce projet, par la difficulté qu'il entrevit alors dans son exécution.
Il a fait un traité sur la puissance du Pape, de l'Empereur et du Concile; un autre sur les devoirs du juge; des paraphrases sur les trois premiers livres des instituts de Justinien.
CHASSEL ( François ) , habile Sculpteur né eu 1666, mort le 5 octobre 175a à Nancy, où il était professeur de l'académie de peinture.
11 a fait des mausolées, des bustes, des statues qui sont estimés : il a dessiné les batailles du duc Charles V de Lorraine, qui furent gravées par Sebastien Leclerc.
CUSTINES (Adam-Philippe de), lieutenantgénéral et fils d'un officier-général , naquit à Metz le 4 février 1740.
Sous-lieutenant dès l'âge de sept ans , il fit la campagne des Pays-Bas sous les ordres du maréchal de Saxe, revint à Paris achever ses études 7
entra dans le régiment du Roi, et se distingua dans la guerre de sept ans. A vingt-un ans il était colonel du régiment de son nom. Ses connaissances dans l'art militaire le firent remarquer du grand Frederick, Dans la guerre d'Amérique, sa belle conduite au siège d'Yorck lui valut le grade de maréchal-de-camp.
Député aux états-généraux, il se rangea du parti de l'opposition. En 1^92, il prit le commandement de l'armée du Rhin, s'ernpara de Spire et de Mayence en trois jours , passa le Rhin et battit les Prussiens à Leutbourg.
Traversé dans ses opérations par Rewbell et Merlin, il n'eut plus que des revers, et voulut donner sa démission qu'on refusa d'accepter. Envoyé à l'armée du Nord , il éprouva de nouvelles contrariétés: traduit au tribunal révolutionnaire, il fut condamné à mort le 27 août 1793.
DUHAMEL ( Bardou ), avocat i*é en 1699, mort à Nancy en 1 759 , a composé un traité en 3 vol. sur la manière de lire les auteurs avec utilité. C'est en quelque sorte un cours de littérature , dont les préceptes ne sont pas à dédaigner.
FABERT ( Abraham), né le n octobre 1^99, fait maréchal de France au mois d'août i658 , et mort le 7 mai 1662 à Sedan dont il était gouverneur. Il dut sa fortune et son élévation à sa bravoure et à son habileté dans l'art militaire qu'il perfectionna. Il joignit aux vertus, aux talens qui constituent le grand homme de guerre,
une modestie, un désintéressement pen communs, 11 refusa le cordon de Tordre de S.* Michel.
Sa retraite de Mayence fut comparée à celle des 1 0,000 : il sauva , presque sans perdre un seul homme, l'armée française poursuivie par celle de l'Empereur , bien supérieure en nombre.
Le Cardinal Mazarin qui lui avait de grandes >bligations, lui ajant proposé de lui servir d'espion à l'armée : » Peut-êtr^, lui répondit-il, qu'il » faut à un ministre de braves gens et des fri~ » pons 5 je ne puis être que du nombre des » premiers ».
Son père, homme de beaucoup de mérite , excella dans Fart de l'Imprimerie, qu'il commença d'exercer à Metz en 1587; il fut quatre fois appelé a la dignité de Maître - Echevin , et Louis XIII le décora en i63o de l'ordre de S.1 Michel.
FOES ( Anuce ou Antoine), né en i5a8, mort eu 1595. Son érudition profonde et la médecine qu'il pratiqua avec un grand succès , le rendirent justement célèbre. L'ouvrage qui lui fit le plus d'honneur, c'est la traduction latine des œuvres d'Hipocrate. » Parmi les modernes qui se sont occupés des commentaires sur Hipocrate , on doit snr-tout distinguer le célèbre Foesius ?
mériter ce nom, ne sauraient trop consulter, pour se bien pénétrer de l'esprit de leur maître, qu'il paraît avoir interprété mieux qu'aucun autre ».
FERRY (Paul), né le 4 février 1091 , fut ministre protestant à Metz en 1610, et y mourut le 27 décembre 166g , après 59 ans d'exercice.
Il était issu d'une famille distinguée dans la magistrature. Sa mère était sœur du célèbre Pierre Joly. Il avait fait ses études à Monlauban où il publia, dès l'âge de 19 ans, ses premières œuvres poétiques. Il était doué d'une grande éloquence, et il a composé un nombre prodigieux de sermons. L'ouvrage qui lui attira le plus de réputation , fut son Cathéchisme de la religion réformée, dont Bossuet entreprit la réfutation.
Ferry avait déjà préparé une réponse, quand des conférences s'ouvrirent entre ce sage ministre et l'illustre Prélat, pour la réunion de l'église Réformée de France à l'église Gallicane. Il y travailla avec d'autant plus de zèle, qu'il gémissait sincèrement de ces funestes dissensions , et qu'il s'était concilié l'estime de tous par sa modération et sa tolérance. Il avait aussi essayé de rapprocher les Luthériens des Calvinistes et des Anglicans , ainsi que le témoignent Durœus, ses manuscrits et son codicile.
Il avait beaucoup écrit sur l'histoire de Metz, sur les livres saints } mais sa modestie l'empêcha de publier ses œuvres dontjla plupart sont restées inédites.
Au bas de son estampe en taille - douce on lit ce distique :
Talcs si multos ferrent hac saecala Ferri In Ferri Sotdis aurea cœcla forent,
( 5oo )
GRAYISSET, ne Protestant d'un fripier de la place S.1 Louis, s'était réfugié à Londres où il fut ministre 5 mais ayant abjuré le Calvinisme , il revint h Metz7 et y publia plusieurs livres de controverse. Le plus considérable fut son abrégé de Josepb , en 4 vol. Son style est pur et châtie, et il était trèsversé daus l'intelligence de l'écriture sainte.^^
JOLY (Pierre), né en i553, fut très-savant dans les langues anciennes, la jurisprudence et les mathématiques. La charge de Procureur-général fut créée pour lui à Metz , par des lettres-patentes du 16 juillet i5cpv « En considération de » ses bons et recommandables services, et pour * la confiance que le Roi prit dans ses forces, » suffisance , littérature et grande expérience ».
Accusé en 1601 par les sieurs de Sobplies, qui commandaient à Metz , il fut arrêté , conduit à Paris , ainsi que plusieurs citoyens distingués de la ville, sous prétexte qu'ils avaient conspiré pour la livrer à l'Archiduc Albert. Leur innocence fut reconnue, et Joly fut particulièrement justifié par un arrêt du parlement de Paris , et par une déclaration du roi Henri IV, dont les expressions font beaucoup d'honneur à cet illustre magistrat (1).
LANÇON ( Nicolas-François), né en 1694, ■ ■ » —
(1) M. Joli de Maizrroi, airi«re-pet*t-*fe de Pierre Joli, a fenrni daus le métier des armes une carrière honorable. II fut associé de l'académie des Inscriptions , et le grand Frederick entretint avec lui une correspondauce littéraire. 11 a publié plusieurs ouvrages de Tactique.
mort en 1767 , revêtu de la dignité de Maître- Echevin , dans laquelle il venait d'être réélu pour la 4* 9 f°'9* U ettt toutes les qualités du cœur et de Tes prit : il montra un xèle infatigable et éclairé pour défendre les droits de !a cité , dans plusieurs mémoires où il annonça' de profondes connaissances sur l'histoire du pays. On * lui doit la rédaction des coutumes de Toul et de Verdun, ainsi que des lois civiles des Juifs deMete.
LASSALE ( Charles-Louis de ) , fils d'un commissaire-ordonnateur , lieu tenant-général de cavalerie , nacquit à Metz le 11 mai 1775, et fut tue dans la bataille de Vagram ; il se distingua , en mainte occasion , par une valeur brillante qui lui fit affronter tous les périls.
LECLERC ( Sébastien ), né le 26 septembre 1637, mort à Paris le 2S octobre 1714* Nonseulement il excella dans l'art de la gravure , dont on compte plus de 3ooo pièces de son invention ; mais il a laissé des ouvrages dans lesquels il a montré que les sciences exactes lui étaient familières , tels par exemple que son traite de géométrie pratique dont il s'est fait trois éditions , celui d'architecture, le système du monde. Il fut graveur du roi, membre de l'académie de peinture , et honoré par Clément XI du titre de Chevalier Romain.
LEDUCHAT ( Jacob ) , né le aS février i658 , mort à Berlin le 25 juillet 1735 , conseiller de la justice supérieure de cette ville , et membre de
l'académie des sciences. Il avait une vaste éruption, dont Bayle s'est beaucoup aidé pour son dictionnaire. « Il a fait voir dans ses écrits beao- » coup de connaissance de nos anciens usages et » des vieux termes de notre langue » , témoins ses notes intéressantes insérées dans la dernière édition du dictionnaire éthymologique de Ménage.
On lui doit la meilleure édition de Rabelais et de la satyre Ménippée, des notes sur la confession de Sancy , le journal de Henry III , etc.
M. Formey, religionnaire fugitif de Mètz, a publié en 1739, en Hollande, le Ducat iana ou recueil des discours de Jacob Leduchat.
LOUIS (Antoine), né le i3 février 172Î, mort à Paris le 20 mai 1792, s'est acquis de très-bonne heure une grande réputation dans la science chirurgicale , dont il contribua à reculer les bornes, et à fixer les incertitudes sur plusieurs points. Ses mémoires sur les naissances tardives, sur la certitude des signes de la mort, son cours de chirurgie pratique sur les plaies d'armes a feu , etc. , les nombreux articles qu'il a fournis à l'Encyclopédie , sont très- estimés.
Il s'était acquis par ses lumières une confiance générale , et les tribunaux se faisaient tous un devoir de le consulter sur les questions relatives à son art. Son avis faisait la règle de leurs décisions. C'est ce qui l'avait déterminé à composer un traité sur la jurisprudence de la médecine. Il allait y mettre la dernière main lorsque là mort la frappé.
MONTCOMBRE (Jean-François de), né en 1735, mort à Nismes en 1768, avait été officier au régiment de Ségur. Il débuta dans la carrière des lettres par des romans et des poésies fugitives. Mais ce qui lui fit le plus d'honneur , fut l'histoire de Nismes , qu'il eut le talent de resserrer dans un petit volume et qu'il publia en 1767. Il se disposait à en faire de même pour plusieurs autres villes , lorsque des médians , jaloux de la gloire que lui avait attiré cet ouvrage très-bien écrit, le calomnièrent auprès du gouvernement, sous prétexte qu'il était favorable aux Protestans7 et parvinrent à le faire disgracier. Doué d'une ame honnête et sensible, il conçut un tel chagrin de cette injustice , qu'il en mourut.
NAUCRET , disciple de Leclerc , mourut à Paris en 1672, recteur de l'académie de peinture. Il a fait un grand nombre dj tableaux dont plusieurs décorent le palais des Thuileries et les appartenons de S.1 Cloud.
NAUDÉ ( Philippe ) , né le 28 décembre i654? mort en 1729 à Berlin, où il se distingua dans l'étude et renseignement des mathématiques : il y publia en allemand un traité de géométrie. Ses ouvrages sont consacrés à la théologie , tels que la morale évangélique, la souveraine perfection de Dieu, etc.
- Il fut honorablement accueilli par le roi de Prusse qui le nomma son secrétaire interprête , puis membre de la société des sciences, et enfin professeur de l'académie des princes.
PILASTRE DE-ROSIER ( François ) , M le 3o mars 1753, fut k premier qui, au moi» d'ôctobre 1 783 > etât k côiiràge de teûtet une route nouvelle dans les airs , au uaoyeo dran aérostat.
Lfe i5 juia 1785 j il périt bulheorcusement en Voulant traverser le canal 4e k Manche. H était parvenu à une grande hauteur quand) ramené vers la côte par art vent contraire ^ la mongolfière s'embrasa. U He survécut pas un instant à sa chute»
C'est lui qttij en 1781, fondu le musée de Monsieur , chargé par son institution d'appliquer aux arts les découvertes de la chimie et de la physique j science qu'il possédait éminoonnetiU
Il fit plusieurs expériences et publia des m& moires «ur les teintures, sur les préparations de Tétain 1 sur la foudre , sur les procédés a employer pour descendre et travailler dans- les lieux infectés,, etc»
POIRET ( Pierre ) y fameux théologien protestant , nàquit le ï5 àtril 1646, et tnoumtle 31 mai f 7^ à Reinsbetig près dé Ijiyde , ou il exerça pendant 3o ans les fonctions de ministre» Il s'était condaraôé à la solitude la plus profonde, etfiayle disait de lut qu'il avait rtoupu tout commerce avec k terre. Il était devenu le plus grand mystique de son temps. U a écrit un grand nombre de livres de theolbgie et de controverse » Les principaux sent : GQgiù&ticmes retii&t%aUs de Deo y artimé et malo > réc&noitoie divinè , k théok^ie Germanique.
POLYANDER ou Courageux , hé en 1 568 7 alla professer la théologie à Leyde , où il fit imprimer Syntaœa exercitationum theologicarum et de existentid essentiali Jesu ChrislL II écrivit aussi contre les Sociniens* L < <
SAINT-JURE ( Jean-Baptiste ) , Jésuite , né en i588, devint recteur du collège d'Amiens, où il •e distingua par sa profonde érudition» Il composa plusieurs Ouvrages de piété > tels que l'homme spirituel , dont il se fit sept éditions, de la connaissance et de Kamour de Jésus-Christ , etc.
TSCHOUD Y ( J.-B.-Louis Théodore ) , né le a5 août 1734 ^ mort à Paris le 7 mars 1784.
Il a fourni à l'encyclopédie beaucoup d articles , et principalement sur les arbres et les arbustes , dont il avait rassemblé une très - grande variété dans son jardin de Colombey, qui faisait l'admiration <le tous les étrangers: il y a élevé «et acclimaté désolantes exotiques inconnues jusqu'alors en France et même en Europe : elles y sont devenues communes par ses soins. Joignant au précepte les leçons de l'expérience il a contribué à faire prospérer les pépinières de Metz, qui font une des principales richesses de cette ville.
Il a laissé un traité sur la transplantation des végétaux , et une traduction de Miller sur les arbres résineux conifères.
Ces occupations sérieuses ne l'ont point empêché de cultiver la belle littérature : il a donné au public des poésies fugitives où brillent le naturel , la grâce et la facilité.
II était auteur de Topera des Danaldes : un crysipèle lui survint au moment où Ton en faisait les répétitions. Impatient d'y assister , il ne consulta pas le danger de sa situation, et se rendit au théâtre des arts* Cette imprudence lui coûta la vie.
WEIL ( Charles-Marie ) , juif de Metz, converti par le célèbre Bossuet , lorsqu'il était archidiacre de cette ville : il se fit Augustin , puisGénovéfain ; ensuite il alla étudier la théologie à Angers , où il obtint, en 1664 , le grade de docteur.
Après avoir professé jusqu'en 1679 , il passa en Angleterre , où il abjura le Catholicisme pour s'attacher à la secte des Episcopaux, dont il se sépara pour se faire enfin Anabaptiste , en épousant une fille de cette religion.
Il a fait des commentaires sur les évangiles de S.* Marc et de S.1 Mathieu, sur le cantique des cantiques , ouvrages dont il y eut deux^éditions , Tune à Paris, l'autre à Londres. .
Il a publié encore plusieurs livres de théologie et de controverse.