LXXXV.6 LOUIS DE LORRAINE
Le grand Cardinal ne voulut pas que TEvêché sortit de sa famille. Il le fit résigner à son frère puîné, Louis de Lorraine, Cardinal de Guise, et ne continua pas moins de s'en réserver les revenus 5 mais celui-ci en était d'ailleurs amplement dédommagé par les Evêchés de Trêves , de Sens et d'Alby, dont il était titulaire , au mépris des canons tout récents du Concile de Trente.
Quoique les progrès toujours croissans du Protestantisme eussent exigé sa présence à Metz, il n'y vint néanmoins qu'en 1^71 , tfois ans après sa promotion, et n'y resta que peu de jours. De cette ville il écrivit au Roi pour demander des restrictions à l'exercice de la religion réformée. Charles IX lui répondit le 10 mai de la même année, qu'il persistait à tolérer les mariages et les baptêmes des Calvinistes dans le village de Coutcelles, chose , dit -il, qui cédera au commun repos des uns et des autres, et dont je crois que vojis et ceux de ladite ville, qui en aiméz la tranquillité , auront occasion de vous contenter.
Louis de Lorraine ne s'occupa plus que des moyens de faire passer sous la domination de sa famille les domaines de. FEvêché. Il les lui avait définitivement aliénés en grande partie , lorsque la taort vint le surprendre en 1578.