AYMÉ
La faveur dont jouissait le général Junot, fut cause de l'élévation de M. Bienaymé , son oncle , à répiscopat. Il avait été chanoine de Mombar, sa vUle natale, et d'Evreux. Admis dans la familiarité de Buffon et de Daubanton , il prit le goût des sciences naturelles sur lesquelles il publia quelques opuscules (i).
Son installation se fit le 27 juin 1803, avec une grande solennité.
Animé d'un véritable esprit de conciliation et de charité , il offrit tout d'abord la cure de Notre- Dame de Metz à PEvêque constitutionnel qui, en l'acceptant , donna un utile exemple d'obéissance et de résignation 5 mais il mourut peu de jours après.
Le 25 avril 1 8o4 , M. Bienaymé publia un long mandement sur le jubilé accordé à la France, pour remercier Dieu de la restauration des autels (2).
Les soins trop pénibles de l'épiscopat, dans des temps encore difficiles , altérèrent sa santé : quoiqu'il n'eût rien épargné pour calmer les passions et pour rendre la paix à son Eglise , sa prudence
(1) 11 fit réimprimer à Metz, en 1804, un traité sur les ruche* cV abeilles et sur l'éducation de ces insectes.
(a) Les processions de ce Jubilé occasionnèrent des rixes qui firent supprimer, au mois de juin, les cérémonies extérieures du culte.
Seulement en 1806 M. Jauffret obtint la permission de faire la procession de l1 Assomption , «t en 1807 «elle de la Fête— Dieu.
«t sa modération ne purent lui sauver de vifs désagremens.
Après de longues souffrances , il mourut à U fin de janvier 1806.