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entre ces places peuvent être facilement réalisées.
«.—Mais comme il arrive rarement que deux places de commerce se doivent réci|troqucmciil autant l’une que l'autre, il s’ensuit que le plus ou le moins de valeur» ou créances a recouvrer de l'une sur l’autre fait hausser ou baisser la valeur de ces créances, ou le prii du change: le taux de re prix s’appelle le cours du change.
7. — Lorsque l' opération doit se faire entre deux villes dépendant du même souverain, le cour» du change n'est en général soumis â(f autre influence qu’à celle qui résulte de l'abondance ou de In rareté, dans In place où se fait In négociation, du papier payable dans la place où les valeurs doivent être transportées, bien qu'il
uisse aussi dépendre quelquefois de la solvailité de celui qui doit payer la créance cédée.
8. la* papier de Poris sur Marseille, sera donc d'autant plus cher qu'il y aura moins de créances |wiy aides de Paris à Marseille; si donc il y a plus de créances de Paris sur Marseille, que de Marseille sur Paris, ou pay cra moins cher a Paris du Papier payable à Marseille, qu’on ne payera a Marseille du papier payable a Paris; en d'autre» termes le papier payable a Marseille perdra, tandis que le papier payable a Paris gagnera ; dan» ce cas ou dit eu langage de banque, que le charge est pour la ville dont le papier gagne, et eow- IM KM dont le papier pc r«l — -(Juaml les opérations de l'une sur l’autre offrent un résultat tel qu’on paye pour prix de la créance qu'on achète |«y aille dans une uutro place, une somme égale a relie créance, par exemple, lorsqu'on donne 1,600 fr. pour une créance de 1,000 fr., on dit que le change est au pair.
9. — Mais, s'il s'agit d'une opération de change ui doive se faire entre deux villes soumises à es souverainetés différentes, les éléinciis du
cours du change sc compliquent de la différence qui existe entre la valeur intrinsèque des monnaies des deux pays.— On entend par valeur intrinsèque des monnaies celle qui est déterminée par le poids et par le titre de la matière dont elles sont composées ; ce qui fait que des monnaies qui, dans deux pays, peuvent avoir la rnéine valeur nominale, peuvent différer quant à leur valeur intrinsèque. — On conçoit, dés lors, que le cours du change doit hausser ou baisser suivant que le numéraire du lieu où la créance est payable, a une v alcurinlrinsrqur supérieure ou inférieure a celle du pays où In créance est cédée.
10. — Enfin, ces différentes o|iérations se compliquent encore davantage, lorsque celui qui VWtf M procurer «lu papier sur une autre place emploie l'entremise d’une troisième. Il y a alors lieu à une autre opération connue sous le nom d'arbitrage, et qui a pour but de faire connaître
ucllc est la place qui peut offrir les conditions échangé les plus avantageuses. On établit alors une comp.iraiM.n cuire le cours des places parmi lesquelles il s’agit de choisir ;l).
1 1 . — Remarquons enfin que le cours du change constituant le prix de la créance cédée, dont la valeur peut augmenter ou diminuer suivant les circonstances, nedoitjamaisétre considéré, quelque élevé que soit ce prix, comme un intérêt usuraire. — Il en serait autrement si le change n’étail que fictif, c'est-à-dire s'il n’y avait pas transport ou remise d'une place sur une autre.
12. — Le cours du change est constaté par les agens de change auxquels appartient le droit «le servir d'intermédiaires entre les parties (tour la
(I) V. nr le calcul «le» arbitrage», le m»l Ckmmgt au lh<t du eommeret el dtt mwe Unduti (1837-1838*)