‹ Dictionnaire du parallèle entre diverses doctrines philosophiques et religieuses, d'une part et la foi catholique de l'autreChapitre 12 sur 87 · CONFESSION · texte numérisé non relu

CONFESSION

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ne peol avoir Tari de le fiibriquer. La multiplicité des rapports moraux et matériels augmentent les procès, les discussions, les dépenses. Si, an lieu d*uDe /eniito, vous avez vingt colonies, voilà multipliées vingt fois par eux-mêmes les contrats entre propriétaires et fermiers* les actes auxquels donnent lieu les ventes, les achats, les transports» les dépAts de denrées et les autres opérations. Les contestations pour les limites, les passages, les cours d'eau et les autres servitudes se renouvellent à chaque instant. Les économistes de nos jours s'accordent h reconnaître les principes suivants comme les meilleurs en agriculture : épar-

I^ner le temps, la fatigue, la main^d*04UYre, a matière première, l'espace et les bâtiments; choisir les terrains aptes aux différentes cultures, leur faire produire la plus grande quantité et la meilleure qualité de produits possibles, diminuer l'emploi des capitaux et amoindrir les dépenses. La petite culture méconnaît constamment ces principes ; elle s'oppose h tout perfectionnement, à toute simplification. Pourauoi les produits de nos manufactures sont-ils supérieurs à ceux des manufactures romaines, et en même temps meilleur marché? C*e$t à cause de la grandeur et de l'organisation de nos établissements qui permettent d'essayer de tous les procédés ; à cause de la division .

cialion des forces, qui produit toujours l'économie. Le même rapport existe ici entre la grande et la petite culture. Qui pourrait après cela s*étonoer de la supériorité de Tune sur l'autre? Je dirai, en terminant, qu*il est k remarquer que les économistes qui ont pris parti pour la petite culture appartiennent presque tous a la seconde moitié du siècle dernier, à cette époque de mouvement et d'agitation universelle, oà les esprits semblaient irrésistiblement entratnés ves les utopies. » M. de Vernouillet prouve parfaitement que les substances alimentaires sont à bon marché dans l'Ëtat romain; que le paysan y mange de la viande J)resque tous les jours; que Te lait, le beurre, e fromage se vendent à des prix moitié moindres que les nôtres; que le bois est pour rien, au cœur même de l'hiver. Il conclut que l'agriculture suit, dans les Etats romains, une marche satisfaisante, et que la grande culture (qui n'exclut pas cependant la petite, surtout dans ta partie orientale) y est appropriée à là nature du sol et des habitants.

CONFESSION. ^ Mlle Marie Recurt, dans un ouvrage intitulé : Risurrection du P. £n- /(nutn, dit k ce dernier :

« L'institution où Tâme se révèle exclusivement ici-bas est modelée sur les proportions du cœur humain par celui qui créa l'homme, sa réflexion et sa liberté. Le, sur Je seuil de ce tribunal secret que l'humanité /seule aborde i condition de mystère, novices Jans le mal| novices dans le bien, profès

dans l'un ou l'autre, hommes, enfants et femmes, chacun de nous, dès que Télection de sa bonne volonté l'appelle, vient épefer sa conscience comme un livre, livre de franchise où le peuple catholique, un jour, lira couramment dans le royaume des cieux, car il faudra bien être franc dans les sociétés de lumière où la transfiguration sera le gage de la récompense; et c'est prudemment agir que de s'y préparer k petit bruit dès ce monde. Celui-lk seul qui sera prêt sera choisit Rien n'est plus dans l'ordre. En dehors du monde surnaturel, dont la chair et le sang de Jésus-Christ nourrissent les racines dès ici-bas, au sanctuaire même de ce royaume h part des amis du bon vouloir qui forment une autre humanité dans te çenre humain, il n'est pas naturel du tout, il est absolument impossible de se révéler. Vous tenez dans ce peu de roots la Loi, mon père, et les Prophètes; et vous n'en apprendrez pas davantage de notre seze, alors même que vous feriez tambouriner votre appel h la

{'emme libre dans tous les carrefours de 'univers. »

On lisait récemment dans VVniver$ :

« L'émotion causée parmi les protestants de l'Allemagne, par le projet de rétablir la confession auriculaire, est loin d'être apaisée... Les protestants... ont certes logiquement le droit de dire... uue tout Chrétien évangélique étant prêtre, le ministre qui ne remplace pas Dieu, mais la commune, n'a nul droit à ces confidences délicates et terribles. Ils insistent aussi sur le danger des confidences conjugales de la part du ministre, et, quel que soit le résultat, une telle controverse est un hommase éclatant et public rendu è l'Eglise catholique. Les lutnériens prouvent admirablement la nécessité de la confession pour faire renaître les peuples h la vie chrétienne ; et leurs adversaires établissent avec non moins de force que la confession est absurde et impossible dans le sjstème protestant. C'est ainsi que les uns et les autres travaillent, sans le savoir ni te vouloir, au triomphe de l'Eglise. Ce sont là les plus belles et les moins suspectes de toutes les apologies. ^

Le mouvement dont il vient d'être parlé ne devait pas se borner è rAllcma^ne; il vient de s'étendre en Angleterre, où il préoccupe encore vivement l'attention publique: Une discussion fort vive s'agite, par la voie de la presse, entre deux fractions de TEglise anglicane. Elle a été occasionnée par les puséistes qui, ayant essayé de pratiquer la confession dans quelques églises, ont été blâmés par l'évêque de Londres et l'archevêçjue de Cantorbéry. Le Moming-Poit expridoe l'opinion de la majorité du clergé,

Siuand il dit : « Le système romain de la conessiun exagère la légitime autorité du clergé; il substitue la direction du prêtre k l'action personnelle qui est la condition morale de répreuve humaine; il convertit une obligation spéciale en obligation perpétuelle et périodique; il fait entrer l'œil et roreille du prêtre dans le sein de la famille; il déprave

iOTs

DICTTONNAIKE DO PARALLELE.

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les consciences, en mettant Tabsolution à bon (narché; il dévoile des choses qui ne devraient jamais voir la lumière ; il intervient dans l'organisation morale de la vie domestique. »

La plupart de ces accusations sont trop évidemment fausses pour qu*i] soit nécessaire de suggérer à qui que ce soit la réponse qa*eUes appellent. Il en est une seulement

3ui est assez spécieuse, c*est que la facilité u pardon chez les Catholiques doit être un encouragement aux rechutes. Mais d*abord, dans la doctrine protestante, le pardon est encore plus facile, puisqu*il suffit de croire qu*Ott est pardonné ; ensuite la confession, quoique facile, exige pourtant un effort et une humiliation dont la seule ^)ensée est un frein puissant, de sorte qu'elle réunit deux conditions précieuses : cest un remède k la portée de tous, et en même temps un remède d'autant plus pénible qu'on est plus sujet au mal qu'il est destiné k guérir. D'ailleurs, il y a quelque chose de vrai dans Tobiection: G*estque le protestantisme n'offrant à 1 homme aucun moyen réel d'obtenir le pardon des péchés, il est beaucoup plus nécessaire pour les protestants que pour nous, de ne pas perdre l'état de grice où ils peuvent être par la bonne foi ; mais si cela leur est plus nécessaire! ce n*en est pas plus facile, tant s'en ÂuL

Un autre argument souvent employé par journaux anglais contre la confession, c est ne, sauf certaines exceptions insignifiantes

pourdegrandscrimes,aumomentdelamorlL elle a été abolie par les décrets qui ont établi la Réforme en Anijleterre. On reconnaît \h ces fiers libéraux qui ne se doutent même paa

3ue la première liberté est celle de ne pas épendre du pouvoir temporel, quand il s'agit de ce qu'il but croire |K>ur être sauvé.

D'autres journaux comme le Times et le New$ ofihe world rendent justice à la confession catholique; ils reconnaissent qu'elle est entourée de précautions qui la rendent sans danger, et ils s'acharnent seulement sur ceux qui veulent introduire la confession dans l'anglicanisme : x Dans la pratique de la confession romaine , » dit le Ttmeif 9 \\ y aune discipline sévère; la publicité existe généralement pour elle, et, c'est là un point capital, le prêtre caibolique ne peut se marier. Le divorce n'existe pas chez les Catholiques... Hais une pareille institution transplantée dans une église protestante, où il n y a pas de discipline enec* tive,.où le prêtre [leut se marier, où le divorce existe, elle ne pourrait avoir qu'un résultai, le relâchement des liens de la confiance domestique et une démoralisation sans bornes. »

« Voilk de précieux aTCus, » dit à cela H, Chantrel ; « les puséistes ont beau faire ;.ils sont dans une fausse position ; ils veulent être Catholiques en restant membres d'une église protestante; ils veulent concilier le libre examen avec la foi, l'indépendance avec la soumission, les pratiques catholiques^ avec la fbi protestante ; union impos-

sible, désavouée par la raison et le bon sens. La voie dans laquelle ils sont entrés n'a que deux issues : s'ils continuent de n'admettre que leur jugement pour décider de ce qui est la croyance catholique , la discipline calholi(jue,^ou ne l'est pas, ils sont protestants ; s'ils veulent vraiment admettre l'Eglise dans son intégrité, il faut qu'ils fassent quelques pas encore en avant et qu'ils arrivent à l'Eglise romaine'. »

Citons encore ces mois d'un membre de la haute Eglise d'Angleterre dans une correspondance publiée a la même occasion : c Je ne veux pas dire que l'Eglise anglicane sera éternelle, mais un peuple accoutumé k la liberté d'examen est ennemi-né de l'unité. Je crois cependant que la confession orale trouvera de plus en plus des défenseurs ; comme je vous Tai déjà dit, elle n^est point interdite dans notre constitution religieuse» elle n'est que restreinte; dans quelques années peut-être, notre Eglise sié scindera, et les nouveaux dissidents adopteront le principe de la nécessité de la confession: orale. Cette nouvelle Eglise viendra-t-elle abjurer son passé dans le giron de Rome T L'Eglise d'Angleterre, ainsi affaiblie, suivraelle l'exemple donné ? Les révolutions ne sont point impossibles. Je ne puis rien dire de plus. »

. M. Francis Devay (Bygiine dt$ familles ^ t. Il, p. 75} parlant des moyens de cx)mbattre le vice impur chez les -enfants , dit : « Les sentiments religieux offrent la plus grande ressource. Plusieurs fois, k notre connaissance, la crainte de la confession orale a produit chez de jeunes sujets une guérison radicale de ce vice. Lorsque Ton songe à l'Age où ces habitudes commencent k prendre de l'empire, et k celui où la religion catholique prescrit, comme un impérieux devoir aux pères de famille d'initier leurs enfants k deux de ses sacrements, tout homme de bonne foi ne peut s'empêcher de trouver dans cette coïncidence d époque une heureuse condition pour ce fléau ruineux de l'adolescence. Qui peut s'empêcher de reconnaître ce que peuvent avoir de bienfaisant les avis du prêtre auquel l'enfant confie un secret dont il n'a pas osé faire part k ses parents? Qui pourrait soutenir que cette touchante première communion , pour laquelle estexigéela pureté actuelle désmœûrs, ne puisse conjurer k jamais de déplorables excès? Oh a vu des personnes livrées k ce vice honteux, suspendre leurs manœuvres

Suand elles faisaient leurs pAques, reculant evant les aveux qu'il aurait fallu qu'elles fissent au tribunal de la pénitence. »

Tout en rendant justice aux vues élevées de M. Devay, que nous avons cité longuement en plusieurs endroits de ce Dictionnaire, nous devons combattre une de ses assertions relntivement k la confession.

Après avoir montré d'une manière frappante les dangers de certaines habitudes qui sont contraires k la fin du mariage, il ajoute : « Nous pensons aussi, que dans l'état actuel des choses, la confcssiub auriculaire

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