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qui sont utilisés pour Tirri^atioD par Tcigriculiure, comme force motrice par Tindiistrie; ce sont les poissons qui yivent dans toutes ces eaux; ce sont les puissantes couches de pierre,deplAlre, de marbre, etc.,elc., les filons méXallifères, que la terre recèle dans son sein; ce sont les forèls et les pÂtura^es qui en couvrent la surface; ce sont les animaux dont Thomme mange la chair, et dont il revêt les dépouilles ; ce sont les propriétés des corps qui sont autant de forces dont il peut se faire aider pour transformer la matière première, et l'adapter à son usage; c'est, enfin, la terre elle-même, avec la force végétative dont elle est douée. »
Mais pour approprier les biens naturels à son usage» Thomme doit les modifier par 5Qn travail. Or tout ce qui est ainsi modifié sort du domaine commun pour devenir la propriété du producteur. Tout homme trouve naturel de jouir seul du gibier (]u*il a tué, lorsque finstrunient qui a servi à tuer est aussi le fruit de son tr&vail. Les propriétés des corps ont concouru 5 rœuvre, niais comme elles résident dans Voutil^ comme cest LK>ur se pourvoir d*élasticité qu*on prend la peine de faire un arc» il est juste qu*on jouisse seul des produits obtenus avec soQ secours. Par conséquent, si Toutil est Tœuvre d*un autre que celui qui s'en sert, le produit appartient à tous deux. Vouiez-vous que le charpentier vous prête un bateau? promettez-lui du poisson. — Ce qui troDope ici sur l'équité du partage» c'est 9ue le charpentier ne loue pas ses bateaux, il les vend ; or, la monnaie embrouille la question» car on s'imagine que les espèces sounanies sont des capitaux ; « or il n'en est rien. Les écus sont l'équivalent des outils et des machines qu'ils ont la puissance d'acheter» mais ils ne soni pas eux-mêmes des instruments de production (enfermés dans une armoire» ils demeurent stériles), et ils répondent si peu aux besoins (ie l'emprunteur, que le premier soin de celuici esi de les troquer contre des agents productifs. Au fond, r/est comme si le bailleur de fonds achetait des outils et des machines
et les lui prêtait Prêter au pêcheur un
bateau, ou cent écus pour acheter un bateau» cela revient en définitive au même. Dans le premier cas, vous n*êtes point un tj^ran» mais indirectement un compagnon de peine ; vous l'êtes encore ()ans le secoixl, et dans tous les deux, vous prenez justement une iMirt des fruits On dira peutêtre : < Cette similitude est bonne pour le discours. Si je prête un bateau, j*aurai droit à une part de pêche» mais mon bateau pourrira» et au i)Out d'un certain temps je n'au.ral plus ni capital» ni profit; tandis que si je prête cent écus» je toucherai des intérêts et)e rentrerai dans mes cent écus. » La différence parait grande; elle n'est cependaiit qu'apparente. En etfet, le profit des capitaux se com|)Ose de plusieurs fractions : la première est une primo d'assurance propor- Itonuelle aux risques c^ue court le capital , ei nous la négligeons ici parce qu'elle com-
pliquerait ce que j'ai à dire, sans utilité aucune; la seconde est l'équivalent de la détérioration subie par le capital dans chacune des opérations productives où il est employé; ta troisième, enfin, est une indemnité proportionnelle au sacrifice que s'impose le capitaliste, en consentant à ne recevoir que dans un certain délai et par fractions la rémunération do ses efforts, v ( On pourrait encore, ce nous semble, distinguer deux éléments dans cette indemnité: ce que mérite le travail, ce que mérite te df^lai du paiement.) Si l'on consomme te profit tout entier» on n'aura plus rien, quand ie bateau sera brûlé; mais si l'on no consomme que l'indemnité, et que l'on réserve les équivalents de la détérioration du bateau , on pourra avec ces fractions accumulées acheter un autre bateau, et ainsi indéfiniment. « Hais si, au lieu de faire moi-même cette épargne, je laisse au pêcheur les équivalents de la détérioration de mon bateau , à charge de m'en rendre un autre à l'expira^ tion du temps convenu , y peut-on trouver
h redire? Evidemment non Mais, quoi!
je lui prête cent écus pour acheter un ba^ teau ; il me donne sous le nom d^intérét^ la fraction du profit quia été appelée indemnité et qu'on désignera comme on voudra; je lui laisse cette autre fraction qui est l'équivalent de la détérioration du bateau , a la charge de me rendre plus tard, ces équivalents accumulés, au lieu et place du bateau qu'il lui faudrait acheter avec ces mêmes équivalents ; et celte convention, absolument iifentique avec la première , devient une iniquité, une rapine, que sais-je encore, un vol I cela est insoutenaole ; il n y a là visiblement qu'une différence de forme
Pendant des siècles le législateur a refusé au capital la faculté de stipuler son droit à une portion des fruits obtenus avec son concours. On ne le contraignait pas à s'offrir, mais on lui défendait de profitera gui l'avait créé. Depuis que la loi no lui fait plus obstacle, il a pns son essor, mais II a perdu les bénéfices de la médiocritc^» et le voilà en face d'adversaires qui prétendent lui imposera la fois, et l'obligation de servir, et la gratuité de ses services. Espérons qu'il résistera à leurs aUnques comme il a échappé aux entraves de ceux qui l'accusaient de stérilité. »
On voit que le droit de propriété sur le capital et ses profits découledu travail, llenestde même des propriétés collectives; elles ont leur source dans l'impôt — Les agents naturels comme le vent, rélectricité» la vapeur» etc., ne pouvant servir qu'au moyen d'un instrument» on com prend que le créateur de cet instrument doit en avoir les fruits ; mais cela est moins clair pour le principal agent naturel» la force végétative du sol. Grotius,^ Wolf, Puffendorf, Burlamaqui, Montesquieu, Blàkstone, Bentham, Mirabeau, Tronchet, s'imaginaient que la loi créait le droit de propriété: elle le garantit seuleaibnt; la source du droit est dans le travail. 11 faut des capUaiu pour utiliser la force végétative ; or
DICTIONNAmE DU PARALLELE.