‹ Dictionnaire du parallèle entre diverses doctrines philosophiques et religieuses, d'une part et la foi catholique de l'autreChapitre 35 sur 87 · PST · texte numérisé non relu

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FOI

ment humain eût mérité toute créance dans Tordre naturel. L'homroe, alors, n'aurait éié ni trompeur ni trompé, et la nature aurait eu dans sa sphère toute la perfection que possède aujourd'hui l'ordre surnaturel dans la sienne. Les roervelHeuses connaissances naturelles dont Adam était doué en sortant des mains de Dieu , auraient été fi JMement transmises, et se seraient complétées par l'expérience. La parole humaine alors aurait été toujours pure , toujours véridique. L*enfaQt arri?é à TAge de raison aurait toujours Yu confirmés les ensei* Sncmeiits de ses |»arents. Enfin le genre amain, ayant alors son unité et se rattarhant è son premier père, aurait eu un organe. Ajoutez de plus que le genre humain et rE({hse n'auraient lormé qu'une seule personne morale, douée toutefois d'une double vie : de la vie naturelle d'une part» et de la vie surnaturelle de l'autre. Mais qui sait maintenant ce que pense le genre liumiin? Qui a droit de parler au nom de c<>iie humanité brisée» morcelée, pulvérisée» décapitée parla chute?

(Sans UDité» l'autorité du genre humain séparée de l'Eglise n'est plus que l'autorité révoiationnaire du grand nombre, transpuriée dans l'ordre intellectuel. Toutefois» <i\ n'appartient pas au nombre de décider, ie nombre a cependant un rôle è jouer: il bit Topinion, Oaos le doute ei en i* absence Je toute autorité, la probabilité est pour la majorité, toutes choses égales d'ailleurs. Dieu a voulu que nos sens s'éclairent l'uu par l'autre, et la certitude physique exige cuvent leur uoion. Mais après tout» ce n'est pas la majorité qui fait loi ; et TAme» ittûedes diverses impressions, donne qnelluefois raison à la minorité. Je vois un

conclus (oe fêtais dupe d'un mirage, et que les treilles me tintaient. Ici un seul sens l'em* wte sur deux,

«De même, pour découvrir la vérité inellectuelle, il faut souvent les efforts réunis 1(^ plusieurs hommes. On sait toutefois ^uuQ seul homme peut avoir la vue plus perçante que dix autres.

* Mais si, daus le môme ordre» et dans le poule, la probabilité est pour la majorité» " nen est pas ainsi ouand on compare uu ûrdre à un autre» riniéricur au supérieur. Ainsi, en ce qui touche une vérité intellectuelle, la raison d'un seul homme peut l'eml^r sur l'opinion du genre humain tout tttier. En ce qui touche une vérité surnatul^ll^tlatoi d'uo seul Chrétien l'emporte sur «ocord ratioooel du genre humain tout cnner. Quand donc le genre humain tout en- "l^r viendrait, sur le témoignage des sens, *mrmer que ta terre ne tourne pas autour ^u soleil, Uahléeet Keppler ont droit de ^»fe au ffeûre humain : Vous vous trompez, non surTapparence, qui ne trompe jamais, ?•*" fi*«s vos jugements. Quand le genre "uuiaiD tout entier, è la vue de nos sacrés

mystères, dirait : Il n'y a là que du pain» les sens et la raison l'affirment, le Chrétien a droit de dire au genre humain : Vous vous tronu pez»Bon auriez apparences» gui ne trompent pas , mars sur la réalité» uui vous échappe : n'ayant pas la foi» vous êtes incompétents.

« Ainsi la raison d'un seul vaut mieux que les sens de tous» et la foi d'un seul vaut mieux que la raison de tous. Ce n'est que dans le môme ordre et dans ie doute que la majorité l'em^HMrte en probabilité^ jusqu'à oe que l'autorité ait prononcé, qiuind il y a toutefois autorité.

« Ainsi, quand le Pape consulte le Sacré Collège, tant qu'on délibère, la probabilité est pour la majorité; mais quand le Pontife» montant sur la chaire de vérité» prononce ex cathedra, la vérité est du côté du Pape» fût^il, par impossible, seul de son avis. C'est que le Pape ne prononce pas comcne oraane de la majorité» mais comme Vicaire infaillible de Jésus-Christ.

« En résumé» distinguons la philosophie de la théologie, mais sans tes séparer ni les confondre. En boraant la i)hilosaphie è justifier ia foi» nous détruirions en réalité la philosophie purement humaine , et il y a deux graves inconvénients à faire dépendre uniquement de la foi divine le développement de la raison, humaine. Si la raison» qui iait partie de la nature m6me de l'homme^ ne pouvait se développer sans la révélalioa surnaturelle et sans la foi divine» il s'ensuivrait que Dieu nous devrait la foi, puisqu'elle serait la condition nécessaire du développement de notre* nature; ce gui renverse de fond en comble le christianisme, . fondé sur la gratuité de tous les dons surnaturels, suite de Tlncarnation.

« Le second inconvénient est signalé par saint Thomas: dVorire des sciences, dit-il, veut qu'il y ait un ordre tTUelligible naturel; supposé quil ny ait point de vérités natu^ relies intelligibles au-aessus des choses sen^ sibUif il ne peut plus y avoir de science sur^ naturelle. Aussi a-t-il fait qn chapitre tout exprès pour combattre l'opinion de ceux qui sooliennent que la foi seule peut nous révéler l'existence de Dieu. » ( Contra Gentes^

Le même avait écrit » dans VDnivers du 19 mars 1856 : « Quand on étudie l'histoire, il est impossible de n'y pas remarquer trois mouvements intelhectucls : l'un de déca- \ dence, l'autre d'ascension et de progrès, ^ le troisième de conservation. Chez les gentils, la science traditionnelle est d'autant plus, profonde que l'on remonte plus haut dans la nuit des Ages. C'est un fleuve qui

[)arl de l'Eden, et qui finit par se perdre dans es déserts de la Baroarie. Les langues» les ruines, la mythologie, tout nous redit des connaissances merveilleuses. En même temps 11 y a chez les nations qui se civilisent une marche inverse, un accroissement de lumières qui résulte de l'expérience fécondée par la raisun. L'homme reconquiert par ses travaux l'héritage que ses p^res ont dissipé; ics i)euples refont leur fortune intcUec-

tuclle. Ce n'est pas tout . il v a «ians le (Doiide un centre immuable doit la vérité rayonne toujours ; Dieu en a confié la garde su peuple juif... Ainsi, pour M. Cousin, un seul moyen d'arriver aux vérités naturelles fondamentales: la raison ; pour nous, trois voies : la tradition, la raison, la for. On remarquera que la raison l'emporte sur la tradition purement humaine, et la foi infiniment pms encore sur la raison....»

(L'auteur cite saint Thomas (i, Ob', 3), disant que, f Adam a reçu une science infuse, mais semblable à la nôtre, tant pour l'ordre naturel que pour l'ordre surnaturel, laquelle science fut transmise à ses descendants ; 9' que la science expérimentale d'Adam n'accroissait pas pour lui le nombre des vérités, mais perfectionnait le mode de les percevoir),... « En ce qui touche Tordre naturel, la méthode de M. Cousin est donc incomplète; en ce qui louche l'ordre surnaturel, cette méthode est essentiellement vicieuse. Du désir naturel qu'a l'homme de voir Dieu, saint Thomas conclut: Donc nous pouvons^voir l'essence divine; autrement le désir de la nature serait vain ( i , 12, 1.) Jamais l'homme^ dit au contraire M. Cousin , ne pourra eannaUre la subsii^nce infinie...,,. Au r»$te^ ce besoin d'apercevoir iinfiniesl naturel à l'humanité ( Du vrai, $05).— Qui raisonne le mieux, de l'éclectique ou du scolaslique ?... Une preuve ad hominem que le désir est irrésistible, c'est aue M. Cousin y a succombé : après avoir prouvé que nous ne connaissons de Dieu qu'une seule chose, h savoir qu'il existe, il se trouve saisi comme le vulgaire de délire et de folie , et accepte Faccusation de vouloir pénétrer les profondeurs de Y essence divine. Toute la ditférence entre lui et not]|S, c'est qu'il repousse la foi, qui seule nous conduit k Dieu. La raison qu'il en donne, c'est que Dieu est souverainement intelligible. Je l'accorde, lui répond saint Thomas, mais est-il intelligible pour tous? Le soleil est très - visible : le chat - huant [symbole de la science humaine) peut-il le voir ? (i, 12, 1.)

« M. Cousin dit, en parlant de Dieu, que nous ne pouvons le connaître que dans la mesure de notre faculté de connaître. Donc, disent les Catholiques, pour tout ce qui excède cette mesure , il faut que notre capacité de coqnattre soit augmentée ; de là, la nécessité de la grâce; et que l'objet intelligible soit mis a notre portée; de là, la nécessité de la révélation, en atiendant la gloire, qui rend l'intelligence déiforme et capable de voir Dieu tel qu'il est (i, 22). / Jusque-là, il faut croire..... Quand on ne peut voir les choses de ses propres yeux, il î faut bien, en effet, sous peine de les ignorer, s'en rapporter au témoignage, et si le témoin ost véridicme, la foi, quoique moins parfaite que révidence , nous donne la même certitude, A coup sAr, M. Cousinne doute pas plus de l'existence de Sainl-Tétersbourg que de celle de Paris. Or, Jésus- Christ, §Viieur de notre foi, est le témoin fidèle des

choses divines Nous somme» Jonc tout aussi certains des dogmes que le* bienheureux qui en ont l'évidence.

« Pour contester ces conclusions, il faut ou prouver qu'ici-bas l'intelligence est appelée à saisir la substance môme de la vérité, et alors que M. Cousin déchire ses livres ; ou prouver que nous resterons toulours dans la mesure de nos facultés actuelles, et alors qu'il ne parle plus de progrès, qu'il se taise surtout ce qui excède celte mesure, qu'il fasse purement de la phi- •

loàophie La grande erreur de M. Cousin,

c'est de ne pas comprendre que chaque sphère a sa lumière, et qu'on ne peut pénétrer la nature des choses qu avec la lumière propre qui les éclaire. Si l'on ne voit pas une vérité morale ou mathématique avec une lampe , on ne voit pas non plus un doame avec un raisonnement, ni Dieu avec la foi. Pour voir Dieu, il faut la lumière de la ffloire; pour voir le monde spirituel, c'eslà-dire; Jésus-Christ, l'Eglise, et en connaître les dogmes, il faut une lumière spirituelle, il faut la foi. Pour voir la vérité philosophique, il faut la raison, comme Il fout le soleil pour voir la nature. »

—M. Gratry a consacré aux rapports de la raison et de la foi la seconde Pf j'«Jj^J« livre : Connaissance de Dieu. Le premier

chapitre est intitulé : H^f ^"^^hîlTm ii rintelligible divin. La philosophie, diHl, est refrort vers la sagesse totale. « U laul essentiellement distinçuer trots choses quand on parle de pjjlosopbie , savoir rabus de la raison , d'où résulte la sophistique ? l'usage^purement humain de la raison , ou la philosophie ayant la to , et enfin l'usage de la «-«^sonéçUirée par U foi, qui est proprement la Philosophie des Chrétiens, ou la sagesse totale, » Il fe«^ éviter le premier état, et ne pas ««rrôter au deuxième. Au fond, il n'y a que deux lendances , car la deuxième est pour Dieu ou contre Dieu, selon qu'elle aspire a la troisième ou la repousse. . ., , ^^ ^H«/iiifi Descriolion de ces trois états en chaque

Ame. ,

La cause qui empêche d'arriver au secon^i degré de llnlelligîble divin, c/esl q«»on Serche pas la vérité de toutes ses or^ ni môme de tout son espnt. On croa ^u savoir, on déduit, mais ou ne s élance pas

vers le nouveau

Causes qui y font arriver... Dieu prévient... L'homme ôte l'obstacle.

Chap. IL Rapports delà raison etde,^ foi. - S'il y a deux degrés dans la connai^ sance , si l'un est la vue de !>»?« comemp^ non comme dans un miroir (c est le preniiej degré), mais en lui-mônie; si la foi e« l'essai de cette vision directe, et se distingue ainsi de la raison, qui ne peut que la eooieclurer et la regretter, il suit que la vraie philosophie est celle qui cherche la w« quand elle en est privée , et qui s'y enracine quand elle la trouve, pour porter dw fruits impossibles sans cela. Cette Juiciw

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!Sl une en Dieu, bien quMl y ait pour nous leux modes de la connaître,

lifaut arouer que cette manière dVntendre a raison prédispose les philosophes h la foi. On a pu en voir une preuve dans la manière jontlf. de Rémusat a rendu compte, dans la Revue des deux mondes ^ de ce travail de H. Gralry : mais la théorie des idées immédiates doit sourire plus encore aux philosophes. A la p. 205 et k la p. 219 du II* vol., le P. Gratry paraît confondre sa thèse avec celle des idées intermédiaires, car il pré-* sente Thonoassin comme étant sur ce dernier point de Favis de saint Thomas, sous prétexte qu'ils sont d*accord sur les deux degrés de nntelllgible divin, deux deçrés dont la distinction est admise par tous les Catholi-

3ues ; de plus, p. 201, de ce que saint Thomas ilque la raison n*est pas la vision de Tesseoce divine, M. Gratrjr conclut qu'elle nest pas une vue immédiate; enfin, p. 206, il ne voit jms de milieu entre, voir comme daos un miroir, et voir Tessence.

U a raison de dire gue sa théorie de la raison la rend corrélative à la foi , de sorte oaen sachant ce qu'est la raison, on sait déj) un peu ce qu*est la fol; mais cela exige seulement la distinction des deux degrés, H non le système des idées intermédiaires.

Quant au âpeeulum de saint Paul, ce mot ])rouve trop, car saint Paul dit cela de la foi, qai pourtant, M. Gratry Ta voue , est une tision directe, quoique obscure; donc il doit expliquer lui-même le mot tpeeulum, métaphoriqueme nt.

K. Gratry loue avec raison les lésultes d*avoir combattu tes jansénistes, lesquels exagéraient Tordre surniiturel ; mais il parait inctiner (p. 218) vers ceux qui récemment ont exagéré la force de la raison ; il dit cependant, à la fin du ch. 2, tout ce qui est nécessaire pour réprimer leurs écarts... Il I adei limites k la puissance de la raison, Diéme dans Tordre naturel.... Trois preuves de saint Thomas... Il faut bien entendre la raison^ pour ne pas lomber dans le rationalisme. « Il faut se déQer de Tignorance sopliistique qui considère la raison comme ^dépendante de Dieu et des hommes, et ^mmene relevant que de Findividu seul.»

De même que pour la foi, il faut que Dieu Claire au deaans, que TEglise parle au dehors, et que Thomme libre accepte ou peue par un acte de fintelligence et de ^ tolonté; de même la raison est un germe lomioeux que Pieu met en chaque homme ; ^is la iiarole articulée, survenant du de- "^S déYeloppera le germe; seulement le Ç^rme intérieur est rélément principal dans , i^^deuicas. Telle est la loi, bien que Dieu l'UlsseQous éclairer sans la parole, comme " A lait pour Adam. Les hommes nous ira- I-^nt une sorte de raison toute faite, plus ^^ moins pure, mais où. se trouvent les élô- TOcnis essentiels de la raison , pendant que "'«ïi provocjue en nous la source viv« do la «J>oii originale , il la raison libre s'attache 1'^* ou moins h Tune ou h l'autre. - U

fausse philosophie rejette ces conditions nécessaires du développement de la raison.

Chap. III. — Il y a un sens divin naturel qui correspond au sens divin surnaturel, comme la connaissance naturelle è la connaissanee surnaturelle, et Tamour naturel, h Tamour surnaturel. C*est la foi naturelle ou adhésion immédiate aux premiers principes. L'âme sent Dieu , comme le monde et elle-même. — Saint Thomas dit : Fides est in gratuitiif eicut inteUec(us ponibilis in naturalibuM.., Descartes veut qu'on croie aux corps h cause de la véracité divine... Folie de mettre un raisonnement entre cette foi immédiate et son objet... L'idéalisme et le scepticisme, voyant le vice de cet argu*

ment, nient les corps Kant, pour les ré»

futer, sépare la raison abstraite de la saine

raison appuyée sur la foi rationnelle

Ses disciples prenant cette raison abstraite pour la vraie raison, arrivent à vouloir chan-

Per la logique Le seul résultat utile de école écossaise est d'avoir admis cette foi immédiate aux premiers principes... — (Tboroassin, oilé p. 263, paraît distinguer la loi naturelle à Dieu de celle qu'on a pour les premiers principes» è moins qu'il ne parle là de la loi surnaturelle.) -^ La foi n'est pas opposée h la vision^ mais h la compréheosioa et a la démonstration; car dans la vision il ya toujours quelques bornes. Même au ciel, dit saint Thomas, la foi disparaîtra comme énigme, mais restera comme connaissance.

La saine raison ne s'isole donc pas de cette foi (p. 271), et etee versa,.. Or nous naissons avec la saine raison; le Verbe nous éclaire h l'intérieur, et le senre humain est pour nous une sorte d'Eglise naturelle qui aéveloppe les germes. De plus, Dieu envoie des impulsions et des mouvements naturels; et enfin il mêle le germe de 'a foi h la saine raison, pour préparer le fiassage de Tune à l'autre. Aussi est-ce une question purement théorique qne celle de savoir ce que peut la saine raison par elle seule, car le P. Perrone avoue que la raison n'a pas même trouvé ce que logiquement il lui était possible de découvrir.^. Platon et les autres anciens philosophes ont pu avoir des secours surnaturels , et ils ont eu le secours! des traditions.

Chap. IV. - Ce que ;)eut la raison, main- j tenant on te voit. Elle peut connaître ses * bornes, et désirer ce qui lui manque; c'est son apogée. Elle peut démontrer la possibilité et la nécessité de la révélation divine. La raison, comme dit Descartes, se sent imparfaite; elle sent le vide de la science humaine, qui lui paraît plus vaine que les réalités corporelles. Aussi l'homme arrivé au sommet de la vie, au plein développement naturel, s'il ne monte plus haut par le surnaturel, tombe dans l'animalité: lamédecine l'enseigne. Bellecomparaisontiréedela géométrie. Saint Thomas dit : Chaque être ne devient parfait que par l'action de l'être auquel il est subordonné; or Thomme seul n*e$t subordonnéqu'i pieu ; donc V (sut que

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