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pour Tobteotion des applaudissements démagogiques, se terminent ainsi :
Je le dis à f honneur de l'Eglise et pour la défense de V Eglise, quand elle se fit oppressive, quand elie invoqua le bras séculier contre la liberté de conscience, elle fut infidèle à son caractère et à sa mission. Elle servit les pussions des hommes, et cessa d'obéir à t'insviration divine. A ce moment-là, elle oublia ÏEvangile. Le jour où VInquisition fut fon^ dée, il fut vrai de dire que l'Evangile était trahi. Suivent des tirades sur la Saint-Bartbélemy, mais des atrocités commises en France |>ar les protestants, pas un mot. Puis viennent des textes de l'Evangile et de saint Paul qui interdisent la vengeance et recommandent la charité, d*où M. Simon conclut que c'est un crime d'emnécber les hérétiques de séduire 4es simples. La preuve ne nous frappe point par son évidence, mais ce que nous ne pouvons assez admirer, c'est cette défense de l'Eglise, qui consiste à l'accuser d'avoir trahi 1 Evangile, d'avoir perdu rinspiration divine, en un mot, de n'étreplus rSçlise. Les protestants battront des mains; mais que peosefa le lecteur impartial?
N'est-ce pas d'ailleurs une plaisanterie de prétendre que l'on défend TEvangile et le christianisme, contre un parti exagéré, quand on dit crûment : Nous incrédules (j). 278), nous qui doutons encore de la vérité de leur doctrine (p. 256)?
U serait trop long de relever toutes les erreurs de détail dans lesquelles tombe M. Simon. Bornons-nousà en indiquer encore quelques-unes. Il porte à diz-buii millions Itfs non-catholiques de l'empire d'Autriche, comme si ce chiffre, manifestement exagéré, prouvait quelque chose contre le concordat autrichien. Il voit une agression dans la let^ tre par laquelle Mgr Tévèque de Gand prémunit ses diocésains contre les doctrines hétérodoxes des professeursde l'Oniver^té de cette ville. En vérité, un hommf^ de bon sens peut-il admettre que des professeurs payés par une nation catholique pour instruire des jeunes gens catbohaues, ont le droit d^altaquer la divinité de Jésus-Christ? Voilà ce qui s'est fait à Gand, et ce qui donne à la prétendue agression de l'Evèque . le simple caractère d'une défense. Nous ne discuterons pas les passages où H. Simon prétend qu'en réclamant la liberté d*enseignement, le clergé, outre qu'il violait un principe catholique, aspirait au monopole, et C|ue d'ailleurs il accusait faussement d'irréligion TDniversité. Ces accusations avaient la vogue il y a quinze ans; mais aujourd'hui elles ne trompent personne, et 11. Simon, s'il veut marquer parmi les ennemis de l'Eglise, fera bien de chercher quelque engin plus neuf. Nous en dirons autant de cette assertion que te Constituante était dans son droit quand elle réglementait la propriété du clergé^ puisifue la réglementation de lapro^ ' priété (Usez, te confiscation) dans unpaySf appartient à l'autorité publique. (P. 39 '; Ce passage me ferait croire que le livre i/e te liberté de eomctence, quoique publié récem-
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mont, a été composé, quant à la substance» avant la révolution de 18V8. EnAn» on s*é« tonnera sans doute de voir un homme éclairé* comme M. Simon, s'imaginer que Torganisation monarchique de TEglise est postérieure à Constantin (p. 156), et que le triom* pbe du christianisme après trois siècles de persécutions ne fut que le triomphe de la
Îe;M^«(p.2Sfi),c*e5t-à-dire,lerésultatd'efforts uroains.Queldommagequecetespritdislin* gué se soit laissé égarer par les docteurs ralionalistesIQueldommagepour lui»s*entend, car la vérité peut se passer de nous ; mais que nous sommes petits sans ellel On jugera, |)ar les lignes suivantes, de ce que M. Simon aurait pu faire, s*il ne s*était condamné h mêjersans cesse Tivrain et le bon grain : Connaître la vérité et la taire, cela ne se peut. Vàme en est oppressée ; t7 faut qu'elle éclate^ qu'elle illumine le monde. iClle s'achève pour ainsi dire, par la transmission.,. Tout culte a besoin d'enthousiasme, et l'enthousiasme a besoin de contagion. Les âmes s'allument l'une à Vautre comme un flambeau. Le Maître de la vie mystique a dit : « Quand plusieurs hommes sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux.* (Matth. xyiu, 20.) Sainte et profonde pensée, qui fait de l'humanité %me fû^mille^et de Dieu un pirel Les premières lignes sur Yachivement de la vérité sont équivoques, et THomme-Dieu n'est pas seulement le Maître de la vie mystique; mais on ne peut nier qu'il n'y ail de Viuspiration dans ce moroeau, et dans quelques autres. Eclairs trop rares, car le style ailleurs se ressent des nuages de la pensée.
Deux mots encore : M. Simon reproche vivement à TEglise son opposition aui mariages mixtes,^! il voit une sorte d'indifférence religieuse dans la promesse que l'on exige, de faire élever les enfants dans le catholicisme. (P. 96.) Si rifldi fférence rel igieuse parait si funeste à H. Simon, il doit condamner, comme nous, les mariages mixtes, qui produisent directement cette indiiférence, sans parler des déchirements intérieurs.-Quant à la condition relative aux enfants, elle est évidemment un remède au danger d'indifférence, et l'on ne comprend pas que H. Simon ne Tait pas remarqué. Ce qui n'est pas moins étonnant, c'est de le voir rimagiuer (p. 86) que le Concordat de 1801 empêche le Pape d'interdire en France les mariages mixtes, comme si ces mariages n'étaient pas réellement interdits malgré le Concordat, et radicalement nuls, à moins d'une dispense pontiQcale. Ailleurs (p. 15), M. Simon, voulant démontrer la nécessité de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, fait remarquer que si l'Etat subventionne certains cultes, il est à craindre que les gouvernants ne favorisent le leur. Mais, pour nous borner fc un seul aspect de cette question, dans les fïsyB mêmes où l'Eglise est séparée de l'Etat, les gouvernants ne peuvent-ils pas appartenir à un culte? Et ne peuvent-ils pas favoriser ce culte por mille moyens indirects, comme nous en avons maintenant un exemple aux Etats-Unis, où
les écoles publiques, les livres de ctes.^. r\ jusqu'aux traités d'arithmétique, sont trtav formés en armes contre le catholicisnK ! Enfin, quand M. Simon (p. 82) insi^le iv les tendances toujours rétrogrades de 11glise, nous lui dirons: L'autorité spiritoeiit, comme toutes les autorités, est établie, oos pour traîner le char social, mais \*out le •uriger, l'enrayer au besoin, et rempècbffu' verser. L'initiative e»t le râle des indiirdualités. C'est pour le remplir que Dieu ir lu me dans quelques hommes la fiamioe ua génie. Poussés alors par celle force qui lt« anime, ils entrent dans des voies ineipiorees ils tAtonnent, ils découvrent, non toujoan sans écarts. L'autorité les avertit, les oUt^ à prendre garde, et souvent, à son ia^tt
f»eut-ètre, prévient leurs chutes» sausarrto eur course. En creusant plus avant, aaai verrions même que, si l'autorité ne proTOi]Qê pas directement la moisson des grandes Oécouvertes, l'honneur lui en revient eomoc i la cause qui prépare le sol et qui jette li i^ mence.
En résumé, M. Simon, qu*il le sache oa qu'il l'ignore, a essayé de faire passer <)« graves erreurs sous le couvert de ce qu'i> ; a de vrai dans les mots liberté' de tonscimt. Cette méthode a pour les ennemis de la révélation deux avantages. D'abord ils sesblent aux esprits inattentifs n'attaquer oc!lement la religion elle-même, et se borner j défendre un principe qui éveille desM^m^^thies ardentes. Ensuite ils trouvent rooca* sion de semer la défiance contre TEgUse, u lui attribuer l'opposé des vérités qu'ils défendent, de propager la né^tiondeplusieor* des vérités qu'elle enseigne, et, en fia d< compte, de recueillir cette notoriété qoi sittache toujours à qui rompt en visière i oat institution puissante. Ce genre de popaU* rite, qui a tenté les hérétiques de toas Ui siècles, et que M. Simon a obtenu, je le croui sans le désirer, ne vaudra jamais, nour oa noble cœur, l'estime silencieuse des bomaid sages. S'il veut la mériter,cette estime, qo*^ cesse de confondre le libre arbitre, taot^ avec la légitimité d'une résistance à la f«iftM divine, démontrée telle, tantdt avec la pruition d'influences qui fassent équilibre i tH» penchants mauvais. Qu*il cesse de préteoire que le système social d'où est sortie liarope chrétienne, c'est-à-dire, le proiertiOB des flmes contre la tyrannie de l'erreur, n un système injuste. Et pour cela qu^il tt^ de confondre cette thèse insoutenable tm deux assertions que nous sommes prà« i défendre avec lui. Car nous admettons pler nemeni, d'abord, la nécessité actuelle d 8r« tolérance proportionnée à la division des e»prits, c'est-fc-dire d'un régime qui oe difftre de cel ui d u moyen ftge que par le dearé, tanJ •> qu'un abîme le sépare de la litierte atweisc et en second lieu, nous croyons que le r^ tablissement si désirable oe l'unité de fm ne ramènera point les formes du pf^ mais que la protection, toujours oécessiire aux intelligences faillibles, sera plosapf^"* priée à l'âge mûr de rhumanité chrétiease-
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