‹ Dictionnaire du parallèle entre diverses doctrines philosophiques et religieuses, d'une part et la foi catholique de l'autreChapitre 45 sur 87 · LITTERATURE · texte numérisé non relu

LITTERATURE

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UBRE ARBITRE. — Le mot de librt arbitre rappelle (ool naturel lenent à la pensée rincoffséquence du prolestanUsme, qui, toot eu accordant h l'homme une liberté i iisdmissiblet celle de ne croire que ce que 1 on veut, nous refuse une d^s liheriée les plus essentielles de la nature humaine^ la liberté profirearenl dite, la liberté de choisir, la liberté de ne pas faire Je mal quand nous sommes tentés, ^ celle de ne pas faire le bien que Dieu nous inspire par ^ grâce. Si l\>n doute que telle s>oii la doctrine de Luther, qu'on ouyre son traité Du êerf etbitre; on y lira ce qui suit : « La volonté de l'homme est semblable à un cheval. Que Dieu la monte, elle va et rient, comme Dieu veut et la mène; que le diable s'y asseye^ elle court où le oiable l'emporte : toutes choses arrivent d'après les décrets immuables de Dieu. Dieu fait en nous le mal comme le bien, et de même qu'il nous sauve sans mérite de notre part, il nous damne sans qu'il y ait de notre faute.»

UBRB BXAMBN. — « La Providence, » dit M. Dulac (Univ. du l*'sept. 1858), t n'est pas moins admirable dans ce qu'elle laisse faire aux serviteurs du mal que dans ce qu'elle fait par la main des serviteurs de Dieu. Si aujourd'hui les erreurs libérales sont si généralement répandues qu*il ne semble pas possible (]u'aucune partie du monde échappe k leur influence et a leur action, Dîeu le permet, n*en doutons pas, dans un dessein cie miséricorde, et ce dessein providentiel, l'homme peut déjk, ce nous senble, en apercevoir quelque chose. M'est* il pas évident, n'est-il pas prouvé par les faits que PB|g|ise oatbolique résiste victorieusemeat au libéralisme, que le libéra* iisfue ne peat pas la luerT D'un autre côté» n'esl^il pas démontré que le libéralisme tue tes autres religions, et qu'il n'en est aur.une qui puisse impunément être soumise k l'ac^ uon d'un tel dissolvant? Cela est déjk visible peur les diverses sectes protestantes; il en sera de même du schisme grec, et de l'isla* misme, dès que les idées libérales pourront les atteindre. Si la vérité elle-même a souvent k souffrir, dans l'Ame de ses enfants, du libre eiameu et de la libre di«iOussion, comment l'erreur leur résisterait-elle? Dieu tire le bien du mal ; la propagation et le triomphe des idées libérales amèneront dans un temps donné la destruaion de toutes les fausses religions aujourd'hui existantes, et alors, k moins que la fin des temps ne soit venue, les hommes, ayant perdu leurs idoles et ne pouvant vivre sans Dieu, se jetteront dans les bras de l'Eglise immortelle, qui seule aura vaincu le monstre, et qui, par cette victoire, aura manifesté au monde une fois de plus sa divinité. »

L'(/iMeerf disait dans son numéro du 15 ociolire 18S7 :

« Kn Danemark, comme en Suède et en Norw^e, le luthéranisme olliciel est engaçé ^ans une lutte violente contre ses Als légii.aies : le rationalisme, lé baplisme, et le pietisme. Le mormonisme lui-même com-

mence k se montrer menaçant. Si le monde se piquait de logique, un résultat décisif serait bientôt obtenu, car ces nombreux ennemis du luthéranisme se servent contre lui desernras qu'il employait et emploie tonjours contre l'Eglise «uitholique. Or les luthériens ne peuvent résister k leurs adversaires qu'en se plaçant sur le terrain catholique. Déjà Luther s'était vu forcé d'avoir recours à ce stratagème dans sa lutte contre les anahaptigteê, ses discipUs, qui, faisante leur profit l'application au principe que le père de la Réforme invoquait contre l'Eglise, « qu'il ne faut croire que ce qu'il est expressément commandé de croire dans l'Ecriture sainte, » rejetaient, par exemple, le baptême administré aux enfants. — Halte 1kl s'écriait Luther, le baptême des enfants est valide, car telle est la foi constante de r Eglise ca^ tholique. »

LITTÉRATURE. — M. Caro dit, dans ses Etudes morales :

« Rien n'est rare ei difiicile comme de sa<voir parler au peuple. Kn France, on ne l'a presque jamais su.... La seule littérature populaire qui ait réussi de nos jours, c'est un genre tout particulier de romans et do drames qui ont poussé la violence des émotions jusqn'k une sorte de démence et d'épilepsie littéraire. Le peuple se jette avec avidité sur ces lectures, ou se rue k ces spectacles. Qu'arrive-t*il nécessairement? A da pareils exercices , la sensibilité du peuple s'use vite. Voyez cet ouvrier qui va se dé* lasser de son âpre travail de la journée en repaissant son Ame de cette nourriture malsaine que lui servent des dramaturges violents : il a des pleurs, il a des cris pour ces situations déchirantes qui se déroulent dans ce monde factice, devant ce soleil fumeux allumé chaque soir par la main de l'homme; mais quanu il rentre dans la vie réelle, le soir dans sa mansarde, le lendemain dans son atelier, il y rapporte une imagination surexcitée, un cœur blasé. Au sortir de ces émotions terribles, il se trouve sans force devant les réalités de la vie, sans pitié pour les maux sincères, sans sympathie pour les vraies douleurs. Com*ment voulez* vous qu'il s'intéresse k cette pauvre mère ou k cet enfant malade, quand nier il a pleuré toutes ses larmes sur le sort d'une héroïne romanesque , succombant sous le poids des plus effroyables catastrophes? Il n'est plus en frais de sensibilité. La misère réelle est si fade auprès de celte poésie terrible de la scène livrée au mélodrame 1 — Le peuple, dont il faudrait si sagement ménager les instincts délicats, épuise ainsi tout ce qu'il a de tendresse au profit de ces infortunes imaginaires; il dissipe dans ces puériles horreurs ce dpnx trésor des larmes que Dieu ne fait fructifier en nous qu'k la condition que nous en soyons économes ; les sentiments se dessèchent, et l'excès de l'émotion factice finit par le rendre insensible aux maux sérienx', aux douleurs qui souffrent. Sa main ne connaît plus l'aumAne, son cœur

OICTIONNAIAC DU PARALLELE.

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ne conriïft plus la pitié, cette aiiro'ône do Kâme» plus sainte encore, et qui enrichit celui qui la distribue.

« Qu*arrive*t-il encore dans cette littéra-* tare violente? Le peuple yoit s'étaler sur le théâtre ou dans le roman des crimes gigantesques Savez-vous bien quelle impression il en rapporte? Le dramaturge a créé des monstres; le peuple les couvre de ses anathèmes, mais en les maudissant il fait un retour complaisant sur 4ui-méme, il se compare à ce qu'il a vu, et cette comparaison le rassure. Que sont ses vices, è lui, près de ces crimes énormes? des faiblesses è peine.,. Heureux encore le peuple quand il ne sort pas de ces spectacles avec de mauvaises passions dans le cœur, la haine, Tenvie et une sorte de mépris furieux pour les heureux du siècle, pour les riches. On a flatté le peuple bassement et sottement, en Thabituant au contraste éternel du vice, voire même du forfait sous l'habit, et de la vertu immaculée sous la blouse. Le public n'ignore pas que ce sont là de pures fictions littéraires ; mais qui ne sait que les fictions exercent à la longue une influence secrète sur notre manière de voir?... Ce n'est pas ainsi que la morale vraiment chrétienne entend l'éducation du peuple... Son eflCortest de ramener les classes les unes aux autres, de persuader aux déshérités cette grande vérité si fort calomniée delà résignation et de répreuve... Si le drame ne doit pas être une prédication, il ne doit pas être non plus on pamphlet.... En dehors de ces mélodrames, il n'y a plus que des œuvres au-deasus et au-dessous de 1 intelligence populaire... H. de Lamartine, dans ses œuvres plébéiennes^ est resté un pur aristocrate par le talent, et la littérature qu'il avait voulu fonder n'est pas parvenue à son adresse. Notre Franklin est encore à naître^ — H. Charles Nisard nous a donné l'ef* frayante nomenclature des œuvres idiotes qui ont servi et qui servent encore de pAtore k l'esprit du peuple. Faute de mieux, ces pauvres gens se font passer de main en main ces almanachs ignares et ces imbéciles facéties... li n'y a pas en France de littérature populaire digne de ce nom. li faut aller la chercher en Angleterre et aux Etats-Unis... La

!;ravitédu peuple a mérité d'avoir une phiosophie et une littérature populaires, aux* quelles d'éminents esprits n ont pas dédaigné de payer leur tribut. Au premier rang de ces œuvres se placent quelques écrits de Channing. »

LIVRES SACRÉS. — L'académie dite de la Conception^ de Rouen, propo.^ pour sujet du prix qu'elle voulait distribuer en 1778, cette question : Quth sonl^outrcVimpiration^ lu earactires qui oBSurènt attx livres suints la supA-ioriié sur les livres profanes? Parmi les discours qui lui fuient préî^entés, il yen eut un qu'elle jugea digne du prix, et dont elle couronna rauteur(M.Aneillon). Quoique cet auteur se soit scrupuleusement renfermé dans les termes de la question, son discours devient une nouvelle démonstration de la vérité et de la divinité de tout le christia-

nisme. « En nous approchant, » dit4l, t du riche et inépuisable trésor de beautés ea tout genre qu'offrent nos saints livres, comme d'un sanctuaire vraiment élriouissaai, il nous a paru que ^rots degrés poavaient successivement nous y conduire, et nous permettre de voir distinctement les trésors dont il étincelle. Le premier ne nous ea offrira que le coup d*œil le plus général, que l'extérieur et la surface; ce sera (a totalité des auteurs sacrés que nous comparerons à la totalité des auteurs profanes. Le second nous en approchera , et nous choisirons auelques-nos des ^ands hommes dotH la jHété de tous les siècles y « placé les images révérées, pour en faire les objets d'un i^arallète plus particulier avec ceux que l'antiauité profane pourra leur opposer. Le troisième nous y fera entrer et pénétrer. Nous tâcherons d'y saisir des détails aussi étonnants par leur nombre que par les ressources de génie et de goût qu'ils supposent dans ceux auxquels ils se sont présentés. — Qu'esf^ee qtii rend précieuse et estimable une collection d'autet&rs diférents, ou même d'ouvrages d'un même auteur sur des sujets différents? Ce qui fait la beauté et la perfection en tout genre : la variété et l'unité ; variété dans les détails, unité dans l'ensemble... Une différence générale frappe d'abord ici un leoleur un peu exercé k disce^ ner le ton et l'esprit d'un ouvrage, c'est celle oui se trouve entre le Vieux et le Nouveau Testament. Dans l'un vous trouvez des mœurs encore austères et farouches, des vertus mâles et tranchantes, des lois se? ères et terribles, des tonnerres au lieu d'exhortatitms.... Dans l'autre ce sont des mœurs plus douces et plus aimables, des vertus paisibles et touchantes, des lois eu tout respire une raison calme et pure, des exhorta^ tiens tendres... En quittant Moïse etSIie pour Jésus-Christ, l'Arnon et le Sinaï pour le iacde Génésareth et le Thabor, les Juifs pour tes pre* miers Chrétiens, on croit avoir changé d'air et de climat. Et dans chacune de ces portions de rficriture, quelle différence deteo, de style et d'images l Différence d*un auteur è l'autre: Moïse, qui a tous les tons, parce qu'il semble avoir tous les tidentSt et Ions les ministères à remplir i. David, qui a Ions les sentiments, n'en laissant plus à exprimer après lui... Salomon, fin, judicieux, solide, philosophe! Job et Jérémie, se partageaoif épuisant entre eux tout ce que les passioos tristes, sombres et déchirantes.... peutent fournir d'images fortes et lugubres.... L'auteur du Livre de TobiOf attachant par la peinture vraie et naïve des vertus domesUques... On peut moins établir de diflérences enUe les évangélistes, par une raison qui leur&ii bien honneur: c'est que l'historien disparaît en (|uelque sorte dans la fidélité scrupuleuse de 1 histoire ; il a su ne point se faire remarquer, pour ne laisser voir que les fiiits. Saint Luc , dans son Evangile, et dans les AeUs, est plus nourri, plus varié, plus pur que saint Matthieu et saint Marc; suint Jean est plus grand, plus sublime, surtout plus ten-

UVRES SâCBëS.

dr«el plus toachaot que saint Luc... Il en est aatrenient des Eptlres, où le fond est pjos uniforme, et la manière plus au choix de Taoteur... Ce qui n*est pas moins évideott c'est la différence qui se trouve entre cas mêmes auteurs sur des sujets qui, étant exactemeqt les mêmes, sembleraient devoir les conduire i la plus grande uniformité en les traitant. Ici encore chacun d*eus reste loojoiirs lui-même. Moïse écrit l'histoire tout autrement que les auteurs de Jo$ué^ des Juges».. Les mêmes faits racontés par saint Matthieu, saint Marc et saint Luc^ prennent dans saint Jean je ne sais quelles touches plus moelleuses et plus tendres... Ceux des prophètes qui ont eu les mêmes événements i décrire, ne les décrivent pas de même... Jusqu'aux visions mêmes a*Ezéchiel et de Daniel, tout a un caractère particulier.:. Les plaintes de Job ne sont point celles de Jérémie ou de David.

< La nobiesseavec laquelle Moïse s'exprime dans ses cantiques n*est point précisément celle qui caractérise Isaïe. Mais si aucun d'eux n'est un autre, aucun d'eux n'est encore partou t lui-même, et ne se ressemble parfaitement danstoute retendue de son ouvrage.Quicroirsitque l'auteur ducantique pronoocéau passage de la mer Rouge, ou du discours si élçqueptqui pfépare l'ancien peuplée Tadministration de Josué, est l'auteur de la Gtniêe^ si unie et aisimpleT..queSalomonait en même temps écrit le ConljfMe is$ cantiques et les livres moraux qui portent son nom? qne celui qui dans VEpUre aux Hébreux et aux Romains s'élève comme Taisle, et plane dans les plus baotes régions de la théologie, ait pu descendre au ton simple, tendre et affectueux, qui respire dans rjTpUra A PhUémon? Cette variété dans la collection de nos saints livres, quelque frappante, quelque honorable qu'elle soit... j Uisse subsister cependant divers caractères de conformité qui ne prêtent pas moins à des éloges d'autant plus vrais que cest le cQ9or <}ui les leur donne... Ne touchons que trois circonstances. La première est tirée de la haute antiquité de nos écrivains. Plusieurs d'entre eux se perdent dans des siècles antérieurs à toute espèce de littérature profane. Moïse a écrit û\s Tau 1487 afaot notre ère, c'est-à-dire 247 ans avant Saochootatbon lui-même, au delè duquel il n'y a rien en fait do monument historique. Si Ton en croit de fortes apparences, le livre de Job et les beautés sublimes dont il étincelle remontent plus haut encore, et sont du siècle des patriarches. Avant Homère et Hésiode, les Juifs avaient déjà toute la collection des psaumes, composés avant la Capti vité..« Seconde circonstance également remarquable , elle a (K>ur objet le peuple qui les vit enrichir et illustrer ses Cistes littéraires... Ils (les écrivains sacrés) sont bien plus au-dessus de leur nation, que les écrivains profones ne sont au -dessus de la leur... De là une antre singularité bien honorable pour eux...S'Mit-il de la justesse, de la solidité et de la profondeur des idées sur les plus grands objets : Dieu» le monde, l'homme» la vertu?

Regardez-vous è la di^^rsité, à la oeautédes sentiments, à la hardresse des images, à la magnificence de l'élocution? Les premiers sont aussi parfaits que les plus récents. Moïse, qui ouvre la carrière , en sait autant que Malacbie, qui la ferme ; Isaïe n'est yss plus sublime que David; David ne Test pas plus que Débora... Cette règle, sans doute, vous sert pour les auteurs profanes. Comme ils sont presque toujours à l'unisson do leur siècle,... l'époque ou ils ont écrit s'annonce è peu près par le caractère plus ou moins soigné et fini de leurs ouvrages. Mais ici et dans l'examen des livres saints, vous y seriez trompé. Le dernier livre n'ajoute rien au premier, et le premier n'indique pas mieux son siècle, parce qu'il n'y a point eu de contemporains pour un écrivain tel que Moïse. Mais, sous un autre point de vue encore, le caractère du peuple n'est point indifférent ici è réloge des écrivains qu'il a produits. Ce peuple est si singulier, qu un seul -principe, suivant qu'on voudra l'admettre ou le rejeter, en fera l'objet ou le plus étrangement bizarre, le plus incompréhensible qui fut jamais, ou l'objet le plus respectable qui soit sur la terre. Ce principe, qui est également favorable, soit qu'on l'admette ou qu'on le rejette, c'est qu'Israël fut un peuple miraculeux et soumis à une direction particulière do la Providence pour les fins les plus grandes dont on puisse se former l'idée... (Rejetez ce principe, ce peuple) m'étonne, me confond, et je lui applique ce que Pascal a dit avec tant de subli mité de l'tiomme : Queile ehimire est-^e donc que fhomnu? gtielle notweauêé!

Îuei chaos 1 quei sujet de contradictions!... lais adoptez un instant, et comme une simple supposition , la solution ordinaire que l'on donne à ce phénomène aussi embarrassant

3u'il est... intéressant; replacez parla pensée ans cetto machine le ressort extraordinaire et miraculeux dont on prétend qu'elle fut de tout temps animée,- et les singularités , les bizarreries, les contradictions ofisparaissent; elles font place au plan le plus suivi, le plus vaste, le plus maiestueui dont on puisse faire hommage à la sagesse souveraine. Ce plan vous montre dans^ce peuple, jusqu'ici seulement singulier, un peuple respectable, grand de cette grandeur dont rien n'appartient à l'illusion... Or, cette grandeur sera commune aux écriyains qui nous en ont transmis les traits. — Mais le caractère même de ces écrivains, troisième circonstance qui les touche de nlus près, et influe plus directement sur I estime que nous leur devons, ce raraclère, à tant d'égards unique, ne faudrait-il pas ici en toucher quelques traits? Moïse, David, et tes prophètes n'éUient pas de simples particuliers qui sans vocation, sans aucun titre à l'attention et à la considération publique, eussent écrit dans l'obscurité d'une condition privée... Tenant d'une main la i^ume, de l'autre le glaive, le sceptre, ou l'encensoir, ils étaient ce qu'on a souhaité de tous tem|)s que fussent les historiens et les philosophes d'une nation, je veux dire, des hommes publics» dont les ouvrages, a^lop*

DICTIONNimE DU PARALLOX.

tc*8 par le gouvernement et déposés dans les archives de TEtai, recevaient avec la sanction d0S lois, le dernier sceau d^authentlcité et de vérité... On peut remarquer encore qu'ils ont écrit dans des temps fort différents... Us ne se sont pas tous expliquésde la même manière sur les détails de rbistoire^du dogme et de la morale. Les prophètes ont fait connaître fesprit de la loi mosaïque, et Jésus- Christ, plus (;rand que Moïse et les propbètes, les explique, les rectifie et les perfectionne tous. Cependant quels égards, quel respect, quels ménagements réciproques!

Quel éloignement pour tout ce qui ressemblerait à fa rivalité, h la dispute I... — Dans la plus grande diversité des obiets, des points de vue, et des opinions que les auteurs sacrés nous otTrent, quelle suite I quelle harmonie I quelle noble simplicité ! quelle dignité de ton!... Lebr position seule les élevait au-dessus de toute suggestion étrangère. Aussi, comment ils écrivent! quel ton simple, naïf, vrai et touchant! Aussi, comment tout un peuple , dépositaire de leurs écrits depuis plus de ^000 ans, sans interruption, en garantit, jusqu'aux générations les plus reculées, Tauthenticité et la vérité! Ici j ai devant moi toute la matière de la crédibUité des auteurs sacrés, matière vaste et supérieurement traitée par les apologistes de notre sainte religion, double motif à ne pas m'y engager. Elle appartient cependant tout entière à mon sujet. Je n'en excepte que la conséquence générale à laquelle tout leur travail se rapporte, et dont je dois m*abste- Dir..., me bornant è demander qu'on en indique d'aussi croyables qu'eux, et qui aient en leur faveur une partie seulement des considérations qui plaident pour ceux-ci. Mais pour nous recueillir sur ce premier aperçu du champ que nous noua sommes tracé, ne fera-t-on pas la même question à la suite des divers caractères que vient de nous offrir la collection de nos Livres saints envisagés d'une vue tout è fait générale? Qu'on essaye de réunir en un seul corps divers auteurs soit grecs, soit latins, soit français, et que Ton voie si Ton pourra leur appliquer sans restriction toutes les rédexions que font naître nos saints Livres considérés comme une totalité d'écrits. Ou je me trompe, ou les ))ièces mêmes de comparaison et de rapport manquent ici... Je l'avoue, je n'ai pu, dans cette seconde partie de la tftche aue je me suis imposée, concevoir des parallèles suivis entre les divers écrivains qui ont travaillé à la collection de nos sainte Livres, et tels auteurs de la littérature profane qui sembleraient avoir avec eux quelques traits de ressemblance plus marqués, sans me sentir élevé et comme transporté par celte pensée dans je ne sais quelles régions d*une douce rêverie... Je parcourais, je contemplais, je comparais. Il me semblait que je voyais des physionomies à peu près semblables, des traits analogues, le sublime répondant au sublime, la Gnesse à la finesse, l'énergie à Vénergie... Moïse, et Lycur^ue, et Solon«et KomuTus, et Numa, et lile-Live , lob, et So-

phocle son OEdipt h U main ; David, et Pindare et Horace ; Salomon,. et Ëpictète et hocrate; Osée, Amos, Michée, Sophonle, Aggée, Malachie, et Démosthèoes et Juvénal; Isaïe, saint Jean, saint Paul, et Platon et Cicéron... s'approchaient, se cherchaient, semblaient vouloir que je les visse unis par do secrets rapports... De tous les parallèles que l'on pourrait faire entre quelques-uns des auteurs sacrés et qprtains Domines qiait l'antiquité profane admire^ parallèles fondés sur une teinte générale de ressemblance, un seul me frappe ; je cède è son action impérieuse sur mon êine, je m'y arrête, et je m*y borne. Moïse, les prophètes pris collectivement, saint PauU quel groupe 1 Je l'oppose en masse, et dans son impression totale, à toute Tantiquité, où je ne vois rien qui puisse en balancer seulement la magniftceoce et la grandeur.—... Dans l'histoire de Moïse, laCenise seule, et dans ce livre unique, le dixième chapitre renferme lui seul plus de vérités et de solutions sur les plus intéressants sujets que les antiquités réunies des Chaldéens, Assyriens, Perses, Egyptiens, Phéniciens, Chinois, Grecs, Latins, Gaulois, Germains ne peuvent en offrir. L'auteur est véritablement le père de Thistoire, de la religion et de la poésie, et par les altérations qu'ont subies chez tous les autres peuples des traditions que lui seul a su recueillir et conserver fidèlement sur Torigine du monde, des hommes, des arts, et des empires, il est le père de toute la mythologie ancienne* Mais je m'arrache è lui pour passer à un second objet dont la richesse est encore ausi»i embarrassante que séduisante , je parle du ministère des prophètes qui) ont suc4:édéau législateur des Hébreux, ... ministère public d'instruction et de correction, que je trouve dans la suite des prophètes et des apêtres, avec une réunion de traits qui ne me montre rien de semblable dans les annales des autres peuples. Les écoles de Rama et de Galgal d'où sortaient les premiers, après des années de préparation et de retraite, prou* vent que la nation entière les adoptait, les avouait dans les travaux de leur zèle, et sentait la nécessité de les avoir... Ils n étaient ni rois, ni sacrificateurs; mais» placés entre les uns et les autres, ils marquaient les bornes de leur autorité respective; ils en maintenaient la distinction sacrée et importante. Ia}s monarchies de l'univers n'ont point de secrets pour eux... Souvent, sans parier, ils disaient tout; et la robe d'Abias déchirée en douze pièces en présence de Jéroboam, qui en reçoit dix, la flèche d'Elisée... ces mouvements inquiets de personnages, qui sans doute ne paraissaient à leurs concitoyens, ni bizarres, ni insensés, fixaient Tattention d'une ville entière» et la remplissaient ù'espérance ou de terreur. Leur extérieur toujours simple, souvent agresle, sauvage et terrible, répondait h la sainte austérité de leurs fonctions; il annonçait aux villes ciiminelles ce quelles avaient h en attendre... Leur Ame était encore plus forte et plus courageuse que le ministère dont ils

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LIVRES SèAGHES.

éutient chargés. Ils parlaient atec uoe noblesie el une grandeur qui rappelle parloiit le Diea dont ils se disent les ministres. Ils vivaient en saints» et rien n*égale peut-èlro la pureté et la beaaté de leurs maximes, que celle des exemples dont ils lesappuyaient.... Mais quel est derrière eux« et au fond du tableau, cet homme que toute leur grandeur n*é€lipse point, et dont le mérite éminent eil la seule transiiion dont j*aie besoin pour le faire paraître après eux, pour croire qu'après eux il est encore quelque chose? il est }4us grand qu*eux à certains égards (saint Paul).

t ...Il semblerait qu'en approchant du ter- ID6, fespace qui en sépare aerrait se rétrécir, et qu*après un coup d'œil eénéral jeté sur la collection de nos saints Livres, qu'après l'esquisse de quelques-uns des principaux auteurs deces livres, les détailsde rBcrilure qui, indirectement, ont servi déjà aux deux objets précédents, devraient paraître fort diminues, et n'offrir plus qu'à glaner : ce- }»endant il me semble que tous ces détails soot encore devant moi, et que tout me reste à dire.... Ouvrons à cette énumération des détails, autant que nous pourrons nous y engager, cina sources générales : Thistoire, la philosopnie, la morale , l'éloquence et la jjoésie de l'Ecriture sainte.— L'histoire que rEcriture renferme est une histoire générale; c'est même la seule qui existe. Elle remonte à Torigine du monde , et parcourt un espace de plus de quatre mille ans : c'est en même temps l'histoire d'un peuple particolier, et la manière dont elle passe d*un récit qui Intéresse le genre humain à celui dont le peuple juif seul est l'objet, .«<era toujours admirable par la brièveté et le choix sage et profond qui y ont présidé. Point d'omission, si ce n^est pour la curiosité, qui n'en sait jamais assez; point de longueurs ou de détails minutieux, si ce n'est pour la légèreté, qui ne consulte ni le temps, ni les personnes. J*ai cité le chap. x de la Genèse^ l^où je n^avais besoin que de lui ; je cite i présent ceux qui le précèdent ,. comme des uio<lèle8 de précision et de jugement. Quand on se place dans le point de vue où, il iaut être pour en juger. A l'nistoire du peuple jijjf rejoint, non comme écart et hors-d'œuvre, mais comme partie essentielle ,. l'his* toire des principaux peuples, tant de TOrient que de l'Occident. Les monuments historiques des siècles suivants, et qui reprennent l'histoire du monde, des empires, des cultes et des arts, au point où l'Ecriture Ta laissée, no peuvent rien nous apprendre dont le germe et souvent la raison ne se trouve dans cette première source, ils la supposent toujours, et elle, h la rigueur, n'en suppose aucune, mais sub^i&te par le fN>ids même que son autiuuité et son authcnlialé lui donnent. Dans le labyrinthe pres« que sans issue de la tJironoloçie des Ghftldcras, des Assyriens, des Mèdes et des Perses, c'est encore elle qui nous met en main le fil le plus heureux et le plus satislaisant. Avec cette immensité do terrain

qu'elle embrasse et éclairOt elle réunit une abondance de détails prodigieux et dont aucun livre ne donne l'idée. Détails chronologiques, généalogiques, militaires, politiques, religieux; description des arts, des mœurs, des villes; Gédéon dans sa grange et Saûl derrière ses bœufs iraient à côté de Nausicaa puisant de l'eau à la rivière {dans Homère); il n'y a pas jusqu'au chien du bon homme Eumée, qui n'y vînt très À propos pour réconcilier notre clélicatesse avec celui deTobie. Et finirions-nous sur les portraits, les uns bizarres et terribles, les autres gracieux... Le monde intellectuel et moral est encore , dans l'Ecriture, plus riche et plus varié que le monde physique. Toutes les vertus , tous les vices s'y présentent.... vices et vertus des nations, des peuples entiers,., vices et vertus des états et des conditions.*.. Si je ne parlais que de l'excellence et de Ja bonté des modèles que présente Tbistoire sainte, je les réunirais tous, je les épurerais, j'en chercherais le sublime et la perfection, et je prononcerais ensuite le nom de Jésus- Christ ; ou plutôt, l'Evangile è la main, je vous évoquerais, je porterais dans votre seio un doux frémissement, mAnes vénérables des Socrate et des Platon, qui en avez souhaité et presque deviné le héros; j'emprunterais pour le louer la voix de l'univers converti à sa doctrine, et fléchissant, depuis dix-sept siècles, le genou devant lui ; mais je ne veux qu'exposer ici la variété et Tabour dance de l'nîstoire sainte en tout genre de tableaux. Elle est frappante jusque dans les nuances qui séparent des vices ou des vertus de même nature. L'esprit général qui embrasse toutes ces richesses, qui anime et vivifie tous ces détails et en compose un seul et grand tableau, est encore plus remarquable. M. Rollin , dans son excellent chapitre sur V Histoire de VEcriture , a déjà fait sentir le ton de piété qui y règne, et qui , en faisant tout partir des vues et des desseins de la Providence, ramène tout à elle. Nous ajoutons qu'il n'est aucun sujet important et sur lequel il eit nécessaire que les hommes aient de saines idées, que ce livre étonnant ne leur présente sous son vrai point de vue^ et toujours sans étalage, sans prétention, sans qu'ils s'a^jerçoivent

Su'on veut les instruire... S'il s'agit d'un sexe ont il parait aussi difiicile de parler que de se taire, point de déclamations injustes et cruelles-, mais point surtout de fadeurs et d'exagérations de ses capacités et de ses droits. Certainement une histoire qui réunit autant de mérites différents, et en api^arence opposés, se place d'elle-même à la tète de toutes les histoires connues et le plus justementestimées.

« N'en soyons pas surpris : elle marche, pour ainsi Jire, et se développe sous les influences d'une philosophie ou chaque point de comparaison avec des systèmes qui n'en sont que les échos et la subversion, est un trait de supériorité sur eux. Philosophie sublime, heureuse, douce à admettre et à professer. Uélas! en prenant en main ces

DICTIONMAtRE DO PARALLELE.

ouvrages qui, grice h Dieu, ne sont plus ]>otir nous des traités de religion, et où Ta^ Ihéisme^, una affreuse fatalité» se pare des 'fleurs de la poésie et de la fable, je souhaite que tout ce que j*y trouve soit faut, et n'appartienne qu'au clélire d*une imagination qui enfante des lûonstres. Il me semble que je me mépriserais, que je me ferais horreur à moi -môme, que je voudrais n'avoir jamais été, si le premier livre des Métamorphoses d'Ovide était l'histoire fidèle de la terre que j'habite, l'histoire du genre humain , ma propre histoire. En examinant les fruits plus solides d'une raison qui, dans le silence de la méditation, instruisait les Socrate, les Pla- Ion, les Cicéron, les Sénèque, je souhaiterais que, snr les questions les plus intéressantes pour le bonheur de l'homme; ces grands personna,i;es fussent plus clairs, plus précis, plus solides, qu'ils pussent en dire davantage. Je sens partout l'effort qu'ils font pour soulever un voile qui retombe sans cesse sur leurs yeux. Mon flme tout entière attendrie répond h ce soupir que pousse l'un d'entre eux : Si VimmorlalUé de mon âme est vne erreur^ qu'on me la laissel Quand vien^ dra le temps où paraîtra celui qui doit nous instruire? et qui est-ee qui nous enseignera ces choses? Car %l me semble que f ai un désir ar» dent de connaître ce personnage ; quit menne ei qu*il dissipe^ quand il lui plaira, ces téni^ ires. Je suis, quant à moi^ tout disposé à faire tout ce quHl lui plairademeprescrire, moyen* nant que je puisse devenir meilleur que je ne $uis [Second Alcibiadé). Mais, en prenant TEcriture sainte, il me semble que, sur tout ce qui intéresse le repos de la conscience et la conduite, je ne veux et ne souhaite plus rien. Le monde sortant du néant h la voix de la puissance, de la sagesse et de la bonté souveraine; mon sort dans ce monde soumis aux directions paternelles d'un Dieu qui a soin de moi; ma mort, qui sera, gui pourra être douce et heureuse, au milieu des clartés consolantes d'une éternité où la miséricorde môme du meilleur des èires devient le eage et la mesure du bonheur que j'attends : ahl il suffit. Indépendamment de tout ce qui les établit h mes jeux, j'aime, je bénis ces principes; mon oœurjr repose avec une plénitude de confiance, de joie et de consolation indicible... Philosophie réelle, solide... En mettant toujours h i^art les faits miraculeux sur lesquels on 'appuie, quel écrivain, à moins qu'il n'ait parlé après nos auteurs sacrés et avec eux, a jamais réuni et enchaîné sous sa plume autant d'idées dont la nouveauté, la hardiesse, ]a singularité seule paraissait devoir être l'écuen contre lequel il échouerait?... Vu Dieu, une Providence, un Sauveur qui, placé entre la majesté suprême et l'humaine faiblesse, désarme l'une et soutient, console l'autre; une résurrection des corps, un jugement dernier, une éternité heureuse ou malheureuse : voilà ce qu'ils enseignent^ ce qu*its ont seuls enseigné les premiers ; et •os Bacon, les Descartes, les Nevton, les Ualebraucfae^ les Pascal, les Leibnitz et les

Bonnet, le grand livre de la nature et l'aualogie à la main, les ont suivis, écoutés, et les ont toujours trouvés dans la grande voie du raisonnement le plus lié et le plus conséqnent. -- Philosophie enfin simple, populaire, qui, en même temps qu'elle exerce et étonne le génie le plus vaste, porte sa clarté dans l'âme faible et étroite, pour laquelle aussi elle doit luire... C'est le bon sens, le cœur, l'expérience qu'ils interpellent; c'est h l'imagination qu*ils parlent le plus souvent; c*est un corps, une figure, des traits Ïu'ils donnent è la vérité. Son éclat ne les tonne pas, son obscurité apparente ne les inquiète jamais. Ils ont le iront dans les nues, et leurs pieds sont dans la poussière

{)Our accompagner et conduire le jeune enànt même dans les routes du bonheur. Les routes du bonheur 1 ahl la vertu doit donc être dans leurs écrits à côté do la vérité, et les leçons de la sagesse n'v sont uue les conséquences de la plus sublime théorie; c'est la mora/e de nos saints Livres que j'indique. Cette science, on le dit tous les jours, doit parler en même temps k l'esprit et au cœur, éclairer et toucher, montrer le bien et déterminer à le faire. Mais quel est dans Tesprit humain Te point lumineux qu'il faut saisir, auquel l'Ecriture ne vienne frapper? Quelle est la fibre du cœur et de la sensibilité qu'il faut toucher, qu'elle ne sache ébranler et faire frémir? Morale pour l'esprit! la voulezvous grande et majestueuse...? La vouleivous en même temps simple, facile, populaire, libre dans sa marche, semant ses richesses comme la rosée bienfaisante tombe sur les cimes des montagnes et sur l'herbe tendre des vallées? Voyea comment celte morale est partout dans TEcriture, se mêle è tout, parle au milieu de tout, et toujours à propos. Vous la trouverez où vous ne Tattendiez pas, dans un fait» dans un mot, dans un sentiment; et elle vous surprend encore là où vous vous attendiez à la trouver.

«Ouvrez les Proverbes, YEcclésiaste, le Livre de la Sagesse, VEcclésiastiqueisxkTXowy* Toutes les formes d'instruction sont dans TEcriture : l'apologue : celui de Joathan, de Nathan, de Joas, de Jérémie* et toutes l(^s (paraboles de Jésus-Christ... ; Tallégorie : celle de la vieillesse, dans Salomon, du corps bomain et des membres, dans saint Paul...; les comparaisons vives et saillantes : tout le monde a comparé les jours de l'homme à rherbe; mais David les compare è la pensée qui fuit...; les descriptions: le luxe des filles de Jérusalem, la folie et l'absurdité de TidolAtrie, le débauché, l'ivrogne, l'homme malheureux dans Job et dans David... ; des si\s et des conseils surtout, sur les points les plas délicats de la morale, comme la collision des devoirs, la tolérance des faibles, la liberté sans scandale... Il n'y a peut-être pas de mauvaise action qui ne soit racontée dans l'Ecriture, mais toujours comme elle doit l'être pour inspirer de l'horreur; et, s'il y a, en français môme» du vrai sublime dans toute expf'ession où la sim|jlicité et la naïveté, la nouveauté et la hardiesse, la force et

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