‹ Dictionnaire du parallèle entre diverses doctrines philosophiques et religieuses, d'une part et la foi catholique de l'autreChapitre 47 sur 87 · SACRES · texte numérisé non relu

SACRES

différents genres, le christianisme pourrait aussi se l'approprier. »

Bru net [Parallèle degreligions, t. III, n. 990)» après avoir fait observer que si leBounaeheseh des Perses contient, comme le veut H. de 6ébelin. une idée de la Trinité, ellea dû venir des Juifs, remarque que les livres indiens ont pu emprunter même au christianisme, c D*abord, » dit-il, < c'est une tradition reçue dans toute l'Inde, selon Abraham Roger, que le dieu Vishnou a reparu dans le monde sous le nom de Krîschnou. Toutes les circonstances! qui ont accompagné sa naissance nous indiquent Jésus-Christ, qu'il est facile de reconnattresousienom même de Krisebnon. (C'est ce que dit H. de Guignes.) Ce dieu, dit-on, est né pendant la nuit dans une grotte où il y avait un âne. Il fut adoré dans le même temps par des anges et par des bergers. Le roi du pays, qui veut le faire périr, le cherche de tous côtés; mais le père et la mère de KrisehnoUf pour éviter la colère de ce prince, sont obligés de se cacher. Cette histoire est encore plus circonstanciée dans le Bagevadam^ sous le même nom de Criw^ nou ou Ckrixnen. Ce dieu, y est-il dit, qui |)orte tout l'univers dans son sein, se trouve renfermé dans celui d'une femme. Il est de la race d'Iehouvakon, Cangassem^ averti par une vision que sa sœur devait mettre au monde plusieurs enfants, dont le huitième serait son ennemi, et le tuerait, exige d'elle qu'ils lui soient tous remis. Ckrixnen naît pendant la nuit, et Bramma^ Routren^ ou Chibf se préparent à lui rendre, dans sa prison, leurs hommages. Cet enfant est transporté chez des bergers. La vigilance de Cangassem étant trompée, il dissimule d'abord , dans l'espoir de découvrir le jeune dieu; mais bientôt après, transporté de rage, il fait massacrer tous les enfants nés dans le temps. Ckrixnen s'adresse è son père eu ces termes : Voici la dernière fois que je me fais votre fils, comme je vous l'ai promis. Il n'y aura plus de régénération pour vous. La béatitude sera votre partage. — Cet hommedieu, après avoir vaincu le serpent, se retira dans le désert de Branda. -*- Nous avons reconnu, dans plusieurs passages du Bagadgeeia seul, dit un autre écrivain, des morceaux tirés presque mot à mot de TEvangile; les préceptes des brahmes, dans leurs contemplations mystiques, sur le renoncement à soi-même, plusieurs de leurs usages, si rapprochés des sacrements du baptême et de la pénitence, n'ont pas d*autre origine. Il est prouvé qu'ils ont connu la religion chrétienne et nos saints Evangiles. — Il est difficile de eroire que les Tibétains n'aient pas mêlé à leur religion, la même que celle de rinde, quelque chose qu'ils ont pris du christianisme, comme cette croix dont nous avons parlé, et qu'ils révèrent. Le missionnaire revenu depuis peu du Tibet, qui nous a communiqué de la religion de ce pays une notice abrégée, dit aussi qu'on y pratique des cérémonies semblables h celtes oui sont en usage dans le culte des Chrétiens. Il ajoute que les Tibétains reconnaisaent avoir reçu

OîCTtONNAlRE DU PARALLELE.

SSl

ces cérémouies d*un certain Thomas« qui, selon le calcul des années, doit être Tapôtre

eaint Thomas 11 avoue qu'après le m*

siècle de l*èce chrétienneyun autre Thomas, disciple de Manès, parut dans le Tibet, où il répandit la doctrine de son maître. Mais peut-être s'en rapportera-t-on plutôt à un académicien sur cette religion. £h bien, « Les connaissances^ » dit M. Chappe d'Auteroche, dans son Voyage en Sibérie^ < que j*ai acquises de la religion du Tibet» peutêtre corrompue par les Kalmouks-Zangores, supposent que ces peuples ont eu uue idée coniuse du christianisme. » Les Chrétiens ont découvert dans les livres des Chinois des preuves de la connaissance que ce peuple eut autrefois de la trinité des personnes divines. Autrefois^ est-il dit dans le See-^kif f empereur emcrihait solennellemeni, de trois ans en iroie ans a Veepril Triniié et Unité. La figure du triangle s'est conservée parmi les anciens caractères des Chinois, et l'explication qu'on donnent les livres de leurs plus sa- Tants docteurs se rapporte à cet objet. Cette figure, dit le Choue^Ùoen^ signifie trois uni* en un; elle dérive des caractères; ou, entrer, pénétrer, et ye, un ; d'où cet auteur conclut que cette figure veut dire trois unis, pénétrés, et confondus en un. Le Iteou-cÂou- Tsing-Hoen s'exprime ainsi au sujet de cette figure : Le triangle signifie imton, Aormonie^ le premier bien de l'homme^ du ciel et de la terre: c'est Funion des trois Tsai (prtn- ^cipee); car^ unis^ ils dirigent ensembUf créent et se nourrissent. Lao-tsée s'exprime d'une manière plus frappante, lorsque^ parlant de TaOf l'Blre éternel, composé de trois réunis en un, il dit : Tao est un par nature; le premier a engendré le second; deux ont produit le troisième; les trois ont fait toutes choses. Il ajoute : Celui gui est comme visible ei ne peut être i7u, se nomme Khi; celui qu'on peut entendre et qui ne parle pas aux oreilles^ se nomme Ki; celui qui est comme sensible et qu'on ne peut toucher se nomme Ouei. En vain vous interroge» vos sens sur tous trois : votre raison seule peut vous en parler ^ et elle vous dira qu'ils m sont qu*un; au-dessus f il n'y a point de lumière; au-dessous^ il ny a point de ténèbres. Il est éternel. Il n'y a potnt de nom qu'on puisse lui donner; il ne ressemble à rien de ce qui existe; c'est une image sans figure^ une figure sans matière; sa lumière est environnée de ténèbres. Si vous regardez en hautt vous ne lui ,voyez point de commencément: si vous le suivez, vous ne lui trouvez point de fin. De ce qu'il était le Tao de tout temps^ conclue» ce qu'il est, savoir qu'il est éternel; c'est un commencement de sagesse. On applique de plus au Messie ce que dit le grand commentaire du Chou-King^ expliquant ce que c'est que le Saint dont il est Ïwrlé dans les anciens livres : Le Tien est e Saint invisible ; le Saint est le lien devenu visible et enseignant les hommes. Ce qui est confirmé par la glose de Ly-King^ où il est dit au snjet du Saint : Cet homme est le Tien, et le Tien est cet homme. Tzée-Tzée, « dans. le Tchong-yong, ou Juste'milieuy par-

lant des fautes \ éviter dans le geuverDement, propose aux souverains l'exemple des premiers empereurs : Si un prmce, dti-ii, marche sur les traces respectées de... t'ihait plier les lois au climat^ au génie des peuples... «'t7 se décide d'après les maximes infaiUiblés de la religion^ et se fonde sur Teip^rance de la venue du Saint attené^ depuis tant de siècleSf personne n'hésitera à se soumettre. Ohi que c*est bien connaître le Tien et lu hommes, oue de s'appuyer de la religion et de Valtente au Saint l Puis, après avoir fait un grand élose de son mettre Confucius, il ajoute : Mais que dis-^jef U est réservé au Saint par excellence ^ au Saint de tous le$ siècles et de tous les peuples, de réunir tous les rayons de sagesse, et a atteindre à h perfection de toutes les vertus... Les peuples te prosterneront devant lui aussi loin mils le verront: ils seront persuadés dès qu'ils C auront entendu, et ils n'auront tous qu'une voix pour applaudir à ses actions. Tout Cuniven retentira du bruit de son nom et sera remj^i de sa gloire ; la Chine en verra venir les rayons jusqu à elle... le Tien l'associera à sa gloire. « Nous avons dit ailleurs que le simulacre japonais nommé Cogi. ou Denix, était, selon

3uelques-uns, une figure allégorique d*0D ieu en trois personnes. Que penser du simulacre trinaire, appelé 5an-Patt , que les Tartares KaJmouks et Mongols vont chercher au Tibet, et qu^ils portent communément pendu à leur cou? Le voyageur rasse qui, en 1736, eut un entretien avec un prêtre mongol, ne dut-il pas être bien surpris de lui entendre expliquer son Burchant comme il faisait? (T. 1, { 1123.) L*auteur du Monde primitif a déjà fait remarquer ailleurs une trinité divine reconnue par Platon. ^

Nous avons choisi le passage qui précède, parce que les absurdités que contiennent les livres sacrés des infidèles sont assez connues, et la supériorité de la Bible est assez maoifesie. Citons pourtant quelques passages du m6me auteur sur le Coraa.

« En ne donnant aue six jours à l'ouvrage de la création, et en la faisant finir le sixième jour, comme le fait le Coran , il s^accorUe non avec te texte hébreu actuel, ni avec la Yulgate, mais avec les Septante et le Samaritain, auxquels nous nous sommes conformé nous -môme, persuadé que l'hébreu ancien que tes Septante ont suivi avait dit {G en. 11^2) : sixième, au lieu de septième. Mais lorsque le Coran partage tellement ces six jours qu'il en donne deux à la création de la terre, et quatre à la production et k la

. disposition de tout ce qui aevait servird^ali' ment; lorsqu'il place la création de la terre avant celle du ciel; qu'il ne prend que |K)ur de la fumée la matière dont le ciel a été créé; qu'il compte sept cieux et sept terres qui ont été tirés du néant ; qu'il lait produire de l'eau toutes les espèces d'animaux; alors il s'éloigne de l'histoire de la Genest,

. tracée par Moïse; conséquemment de la doctrine des Chrétiens Bans le chap. 7 on

lit ; JHeu ayant tiré toute la postérité d'Àdsm des reins de ses fils^ leur tiemanda [il y a "•

IITRES SACRES.

(iliis Aêas le texte touchant leun âmei) : Sm-j^ ooirt Seigneur ? ^ Tueê notre Dieu, f ^ofMir«fil*t(f . Nou$ auofM gkrdé leur lAnojffnagtf afn ^*au jour de la réêurreetùm 90UM fl# puiestis tous exeuêer $ur votre igno' ranee.be eoiexie on a conclu que, saiTaot le Coran, les Ames étaient créées. Cependant, a-t-OD dit, il fait d'elles une portioflde fesaeoce divine, comme il parait par le cba* pilreSS. Mais il ajoute (chap. 27)^ qu'au reste Dieu a*est réser?é la connaissance de rârue, et D*en a que très-peu communiqué irbomme... En disant à Adam et Ere après leur prévarication : Dueeniex , £omme le Corao le fait dire h Dieu (eh. 3). il semblerail, a-t-on remarqué, que ce livre place dans le ciel le paradis d'où les premiers pa» reols du genre humain furent chassés. Kn* 60 le Coran porte qu'Adam et Kve partagé* reot leur cuite entre Dieu et Satan ; mais il De dit pas un mot du péché originel, tels Que les Chrétiens le conçoivent et font prc^ /essioo de le croire.

« La doctrine du Coran sur la Providence el la prédestination au bien et au mal de toute espèce, même au mal moral ou au péché, est un article capital chez tes musulmaos. Quoique les enoeoBis du christianisme reprochent a l'Evangile, et aus autresLivres sacrés du Nouveau Testament, ainsi qu'à quelques-uns de l'Ancien, de présenter en plusieurs endroits une doctriae semblable à œt é^ard è celle du Coran, les Chrétiens catboliques prétendent que ce reproche est mal foodé; que les textes qui y donnent occasion ne doivent point se prendre daps le seoâ que leur prêtent leurs adversaires; que tous les autres textes qui ont rapport au iBéme sujet détruisent absolument ce sens; que cçux-lè même étant bien entendus, en udreot un tout différent de celui gu'on croit au premier coup d'œil y apercevoir.

« il suit de là que les Chrétiens sont bien éloignés de rejeter sur Dieu la cause du pé« chéetde l'inSdélité, ainsi que le font les QQsalmans, qui, d'après le Coran, font Dieu auteur du pécné, comme inspirant la malice qai leiait commettre, et auteur de Tiafidélitét comme induisant dans l'ef reur qui eu est la source et le principe*

« Le Coran reconnaît dans Jésus-Christ une telle sainteté qu*il l'exempte de tout péché. Il eoexempte aussi Mariesa Mère... Si Mahomet ne reconnaît pas le péché orii^inei, la sainteté qu*il attribue à Marie, Mère de Jésus* Christ* ne peut être que l*exemption de tout péché personnel, et de quelqjues-uns des effett que les Chrétiens attribuent au péché origioel, et les mahométans au péché personnel d'Adam, qui, quoiqu'il n'ait pas (selon eux) souillé les âmes de ses descendants, n'a pas laissé d'avoir sur elles quelques tnalignes influencés... Les commentateurs Ou Coran étendent cette exemption à Jean* Baptisle,fondés sur ces parolesdu chapitre 19 : « Jean, iU Ue Eerituree avec ferveur. Nouê M donnono la eageeee die ea plue tendre en^ fonce.

« li eut la bienfaieafieeet Idpiété enpartage.

luête cuver e eee parente f il naconmmi ni for^ gucilf ni la déeobéieeance.

« La paix fut avec lui à ea naiceancc^ à ea mort ; elle f accompagnera au jour de la ré^ eurrection. — Au chapitre & : Ceux qui Acent que le Christ , file de Marie, eet Dieu^ sont infidèles. BépomdS'-lcur : Qui pourrait arrêter le bras du Tout-Puissant^s'tl vosêlait perdre le Messie , File de Mairie^ ea Mére^ et tous lesJtres créée... Le Meesie, File de Marier n'eet que le minietre du Trie-Haut; éPautree envoyée Vont précédé. Sa mire était juste. Us viooient et mamgeaiont ensemble. Vois comme noue leur donnone des preuvœ de f unité do IKeia, et comment eneuite ils se /<• erami au w^on^onge. Ainsi , selon le Coran , il n'est pas une personne divine, parce que Dieu peut le perdre^ et parce qu'il était sujet au besoin de prendre dea aliments. Pitoyables raisons, disent les Chrétiens, que Mahomet n'aurait pas fait valoir, si, instruit par les saints Livres, il avait conçu et dis^ iiuffné en Jésus-Christ deux natures, Thumaine et la divine, dont l*une était sujette aux besoins communs à l'humanité et à la mort» et dont Tautre le mettait hors d'at« teinie aux coupa de la mort et à celui do l'anéantissement. Quoil Thomme composé de corps et d'Ame ne prend-il pas des aliments uniquement à raison de son corps, quoiqu'on dise que c'estrbemmequil mange et boit? A plus forte raison Mahomet aoraitr il dû distmguer en Jésus-Christ ses deux natures, la divine, qu'il a comme Fila de Dieu, par une génération éternetle dans fe sein de son Père; Tlmmaine, que, comme fils de Marie, il a prise dans le temps, ea qu'il s'est unie dans le sein de Marie. A la vérité, le prophète arabe appelle Jésus- Christ le Verbe de Dieu, dit qu'il est de Dieu, t'eaprit de Dieu, ou qui procède de Dieu ; il ajoute qu'il a été fortifié par l'Esprit de sainteté. Mais ces expressions sont pour lui vides de sens, il n'y attache aucune idée. — Malgré tout eela, il ya encore aujourd'hui parmi les musuloians, et même à Constantinople, dea sectes qui reconnaissent la divinité de Jésus-Christ, et qui l'adorent comme Diett.(Tom. Il, { 6M, noi. 10.}— Dèa que Mahomet ne voit en Jésus -Christ qu'un pur bomoM, qui à la vérité a été conçu d'une manière miraculeuse» qui n'a été souillé d'aucun péché, qui a eu une missiou divine autorisée par des prodiges, c'était une conséquence nécessaire qu'il anéantit le fondement de la foi chrétienne, la satisCictionet la rédemption opérée parles souffrances et la mort de Jésus-Christ. Aussi Mahomet nie*t-il que Jésus-Christ soit mort en croix. (Chap. k. ) Cependant le Coran déclare assez nettement çue Jésus -Christ devait mourir et ressusciter, et qu'il a été élevé dans le ciel (ch. 3j : Lee Juife furent perf^ dee envere Jésus ; Dieu trompa leur perfidie ; il eet plus puissant que lee fourbes. Dieu dit à Jéeue : Je Renverrai la mari, je f élèverai à moî, tu eerae séparé dee infUièlee. Ceux qui t'ont euivi eeront élevés au^deese^ d'eudr, jusqu'au jour du jugement. Vous reparaîtrez

DICTIONNAIRE hV PARALLtLE.

louf dÊvani mon irilnmiUt H ;e jugerai 90$ différwdi. Mais Jésus-Christ est-il mort, est« il ressuscité quelques heures après sa mort, et n*a-t-il élé élevé qu'après cela dans le ciel, comme il parallrait par le chap. 3 qui vient d'être cite? ou bien Jésus-Christ a-t-il été éle»é au ciel avant de mourir, et doit-il revenir du ciel sur la terre, pour mourir et ressusciter ensuite, comme on peut le conclure du chap. <^? c*est sur quoi les interprètes du Coran ne s'accordent pas. Quoique le Cor^Q fasse l'honneur h Mahomet de rappe- )er le sceau des prophètes (ch. 33), et qu'en conséquence il lui attribue quelque avantage sur Jésus-Christ (ch. 17), on ne laisse pas de conclure du Coran même que Jésus^hrist reparaîtra un jour sur la terre, pour y prêcher iiendant beaucoup d'années (en. 3 et o), c'està-dire jusque dans sa vieillesse, âge auquel il n*e8t point parvenu dans son premier avènement, en sorte que tous ceui qui auront fecu les Ecritures croient en lui, soit avant qu il meure, soit avant qu'ils meurent euxmêmes. (Ch. k. ) Mais les mahometans qui tirent eux-mêmes ces conclusions de leur Coran, ignorent le vrai retour de Jésus- Christ, dans lequel il reviendra au dernier jour, en qualité de juge universel, au tribunal duquel comparaîtront les vivants et les morts. Néanmoins le Coran lui-même met entre Jésus-Christ et Mahomet plusieurs différences qui sont toutes àTavanlage du premier. Il reconnaît, d'une part, que Jésus- Ghiiil esi né» par un prodige singulier, d'une mère vierge (cb. 3), et que ses ancêtres ont été vertueux et saints (ch. 19); d'une autre part, il ne dit rien d'approchant, de Mahomet; il avoue même que ses ancêtres étaient infidèles et idolâtres. Jésus- Christ fut saint dès sa naissance, et le Coran le met ailleurs au nombre des justes. (Cb. 6.) Mahomet, au contraire, fut longtemps idolâtre, et eut besoin que Dieu lui pardonnât des péchés. Jésus-christ garda la chasteté, ou plutôt la ^virginité ta plus entière, et ne fut

«' mais engagé dans le mariage, au lieu que tliemet, et le Coran n'en disconvient pas, vécut dans Timpureté, dans une polysémie aicessive, dans la débauche et dans radullere. Enfin Jésus-Christ a été donné à l'univers comme un prodige et un sujet d'admir^Aion (ch. 19, ) SI), il a fait beaucoup de' miracles; ses apôtres en ont même opéré en son nom; et Mahomet lui-même» dans son Coran, n'ose s'en attribuer aucun, et nulle part on ne lit qu'en invoquant son nom il s'en soit 0|)éré un seul qui ait quelque vraisemblance...

< La foi est, selon la doctrinedes Chrétiens, le commencement, le fondement et la racine de la justification ; et cette foi est ajppuyée; sur la satisfaction de Jésus-Christ, ôr dans le Coran il n'y a pas un mot d'une telle foi.' Il j est bien parlé de la foi en Jésus-Christ (cb. k] ; mais, d'après ce que nous avons rapporté du Coran touchant Jésus-Christ,^ i*«tte foi ne consiste qu'à le reconnaître pour, le serviteur et l'envoyé de Dieu. Croire en Dieu, suivant le Coran, c'est être persuadé

au'il y a un Dieu, et avoir quelque enoliaca ans s9i puissance, sa bonté, sa eléoieMi. En un mot, il déclare vrais fidèles ctoi qm font la prière et Tau mène : c'est è quoi k réduit la foi qu'il exige. La justification H W salut sont donc» à en croire Mahomet, ici fruits de cette foi générale, par laquelle ca croit qu'il y a un Dieu, des anges, deses» voyés de Dieu, qui sont tels et tels; qu'il f a des livres sacrés dont ces envojés kai les auteurs; surtout que le Coran eMoo4« ces livres; qu'il se fera une résurrection générale, foi qui doit être entière, mais qv doit d'alx)rd inspirer l'amour de Dieu, et pir l'amour de Dieu, le zèle effectif pour let bonnes œuvres. Cependant Dieu fSiit chou de qui il veut, dirige qui bon lui semble, |»«* rifle, justifie et sauve qui il lui platt ftm ceux qui demeurent engagés dans l'emorit le pécné, c'est faute dTivoir été dirigés or Dieu qu'ils y demeurent, et leur damiiaiics est l'effet de le volonté de Dieu. Recocnaltrt ses péchés, en demander pardon, satisfiin par des jeûnes, des aumônes, des pèlenni* ges, se corriger et enfin s'attacher soIivKment à Dieu, c'est tout ce qui oonstiioe 1 i)énitence, dont le Coran impose le devoir i rhomme qui a péché. La ioi aux mérites ^ Jésus-Christ n*y a aucune part, noo ^m que. sa médiation et sa satisfaction. L*iBle^ cession seule de Mahomet est d'uo gnot poids pour obtenir le pardon àm sas pédbés^ On peut juger d'anrès cela qoe la Gana m doit point parler de sacrements; aussi n>ci est-il fait aucune mention. Le nom da bs|^ tême.s'y trouve dans un seul verset; oaîstl y est pris dans un sens tout à fait ëswgn a celui qu'il a parmi les Chrétiens; mais sM ne nomme pas l'Eucharistie» n*y bif-il \^ quelque allusion par cette tsîble que Jéso»- Ohrist fit descendre du ciel T (Ch. 5.) 11 or^ donne de se préparer k la prière fur du ablutions et des purifications axiéneom.

sans leur attribuer aucune vertu secrite... Mahomet n'a établi aucun ordre de misir très publics du culte, et si les Turcs et les Perses en ont un composé de ministres doit les uns sont subordonnés aux autres, ib m le tiennent |ioint de l'institution de leur pr^ phète, qui, dans le Coran, n'a pas mêMéii un mot de son calife ou successeur. Qooiqttft k l'imitation de Moïse, il ait essayé de imt entre elles, d'unir intimement et uidentiicr en quelque sorte les lois civiles et rslipee* ses, il n a pas néanmoins chargé les magistrats du soin de faire exécuter les eues oa les autres; car 11 ne parle pas plos^a pievernement civil que du gouvernement ecriél^iastique. Aussi, quand il ordonne d'aller ir vendredi k l'assemblée, il ne nomme vtx^ ministre pour y présider, et il n'y prescr^ autre chose que la prière (ch. 61;; ec Mr*qu'il veut que dans le pèlerinage de la ]l«^ que on offre des chameaux en sacnik<* >' n*attribue k aucun ministre particolier ' fonction de les bénir, de les immoler h cê \e% offrir. (Chap. 9S.) La totalité des iw^mans ne forme donc pas une sociéiéao< ^^ semble k l'Eglise chrétienne, et siU usf^

Page 1