MARIAGE
sion« pas la noiadre trace. Leurs enfants Jes occapeot et tes ennuient è la fois ; ^Ites en prennent soin comme du marchepied
Sui leur sert è atteindre à la faveur de leur poux; mais toute pensée de devoir maternel leur est étrangère : on en voit la preuve dans la fréquence des avortements que ces femmes se^ procurent sans mdme s*eo cacher» chaque fois que la naissance
(fan enfant n'entre pas dans leurs vues
fl Si les mères n éprouvent pas de véritable tendresse pour leurs enfants, ceux«ci en prennent fort peu de souci. Les garçons considèrent leurs mères comme des servaniesi ils leur donnent des ordres, leur adressent des reproches au sujet de leur paresse ou de leur négligence, et je ne sais s'ib se bornent toujours è des paroles. Quant à la pudeur* à cette virginale parure du premier âge, elle n'eiiste ai pour les enfants, oi pour ceux oui les entourent; toutes ces femmes s^babillent, se déshabillent devant leurs plus jeunes fils; les propos les plus libres sont tenus en leur présence. Les enfants méprisent leurs mères, et cette vie commune, q[ui leur lait |)erdre le respect des parents, leur communique souvent les tristes passions qui les animent. I«a rivalité de pouvoir qui agite les mères est une source d'aniinosité, d «envie, de dépit, d'orgueil et de colère pour les enfants. — Ma mère esi plus belle I elle est plus riche 1 plus jeûna I elle est née à Constantinoplel — VoiJà de quoi se vantent ces. enfants lorsqu'ils veulent humilier ceux qu'ils aonel* lent frites I
« Un homme avant les idées et les af- Teaions d'un Chrétien serait bien à plaindre lu sain d'une semblable famille; mais il le serait fm% exposé à s'y trouver. Le Turc ]oi n'est jamais sorti de sa province, qui le connaît d'autre société que la société ondée sur les institutions musulmanes, qui ient comme article de foi que rien n'est >eau ni bon dans ce monde que son pays, es lois et ses usages, qui regarde tous es hommes d'une autre religion que la ienne comme des animaux immondes ; B Turc de la classe moyenne se plait dans a corruption qui l'entoure ; il n aime forement personne. Il n'est violent éternel railleurs que d'une façon négative. Pourvu lie ses repus soient prêts a l'heure reuise, il ne demande rieo de plus à la divinité. Ses enfants lui sont chers; mais, 'ils mearent* il ne songe qu'^ combler le ide causé par leur perte. Ses femmes 3uflrent-elles dans leur âme ou dans leur orps, — peut-être en rira-t-il, peut-être usai demeurera-t-il parfaitement inditfé- BuL Profondément ignorant, ne sachant as même qu*il existe des pays où le culte es arts et des lettres remplit et charme ^s loisirs de l'homme, il n'y a pour lui ue des plaisirs sensuels, et le repos, qu'il mlonge et varie autant qu'il le peut par usage de Topium, du hachich, de Teane-vie et du tatiac. Les charmes de ta »oversatiao sont lettre close pour lui ; il
parle pojor demander ou pour ordonner «a dont il a besoin; puis il se tait, et chacun gardant le silence autour de lui, il n'a pas même la ressource d'entendre les an dit,
aiand une de ses femmes a perdu la fréteur de la jeunesse, quand par un motif queloonque elle a cessé de lui plaire, il s'abstient de l'appeler auprès de lui, et il oublie bienlAt son existence. S'il a vu au bazar une esclave qui loi convienne, il rachète, la mène chez lui, et la proclame sa favorite. C'est peut-être une idiote, une gourmande, une voleuse : il ne Tignore pas, mais qu'importe T II n*apas d'illusions. Comment en aurail-il, et pourquoi ? Il sait bien que la jeune femme q^u'if serre dans ses bras n'éprouve pour lui que haine et dégoût ; il sait bien qu'elle lui enfoncerait avec plaisir un poignard dans le cœur pour gagner dix piastres; il sait bien que son amour n'est qu'une fièvre passagère. Les choses peuvent-elles se passer autrement T y a*t*il quelque part d'autres femmes, d'autres amours, d'autres fièvres et d'autres réveils? S*il y en a, il n'est pas curieux de les connaître. Il ignore les joies intérieures, les joies ineffables du sacrifice. Jamais il n'a tait un aveu qui pAt lui nuire» et il ne s'est dit : J*ai été fidèlf» è la vérité I Jamais il n'a préféré la satisfaction d'un autre à la sienne, et il ne s'est dit: J*ai été fidèle à mes affections I Jamais il n'a regardé la mort comme une aurore, l'aurore du jour éternel et sans nuage. Cet homme-lk se croit heureux cependant. L'estil plus que le dernier des mendiants ft qui il a été donné dans sa vie de savoir ce que c'est qu'aimer, se dévouer, croire et attendre T
« La famille du riche, du noble, du Turc de Constant! nople, gui a fréguenté la société franque, ou qm a voyage en Europe, ne présente pas le même spectacle d'immoralité ou de turpitude naïve. »
Cependant, li encore, Mme de Belglojoso trouve k constater des faits bien tristes; nous omettons un parallèle de la Géorgienne et de la Circassienne, la première im|)assible et sotte, la seconde fausse et rusée, et nous terminons en citant le para^ gra|>he qui suit :
« Ce qui est |K)ur moi plus révoltant que tout le reste, c'est le harem en miniature des enfents de grande maison. Ces enfants, des petits garçons de neuf k douze ans, possèdent de petites esclaves de leur âge ou k peu près, avec lesquelles ils parodient les façons de leurs pères. Ces jeunes victimes d'une constitution sociale véritable* ment monstrueuse font Ik un horrible a|v prentissago de la vie qui leur est réservée; car rien n'est plus cruel qu'un enfant mal élevé, et la barbare dépravation du vieillard débauché se retrouve k l'autre extrémité de la vie: J'ai vu de ces enfants, de ces pachas embryonnaires, battre k coups de pieds et k coups de poings , égratigner , blesser tout un troupeau de petites filles qui osaient k peine pleurer, tandis que le
KJ
DICTIONNAIIIK DU fARALLELE.
jAune ligre se poiirMchait les ièvros et sou-* riaii d'an élrange soorire qui me rappeMi certaioos pages de Pélroae Le Turc a cependant reçu de la nature une poiitesseï une déliuaiesse» une douceur de manières
3ue les Occidentaux n* acquièrent qu'anrèa e longues étacies.... Aussi je voudrais 3u*on vit la mine embarrassée et scandalisée *un Turc placé entre une femme d'Europe et son troupeau d*odalisques. Il rudoie ses femmes plus encore que de coutume.... et il répète h chaque instant : Vous me trouviez Jbien grossier avec ces femmes, n*est« ce pas? Que voulez-vous? Ce soot des Turques T — Eh mon Dieu I oui, ce sont des Turques» dans le sens que vous don* nezk ce mot» e*est-i-dire» des créatures sottes et dégradées ; maïs qui les a rendues telles? El pourquoi le nom donné i vos compagnes e&t-il devenu le synonyme de tout ce qu*il .V a de bas et d'inculte («rmi les femmes ? Parce que vous avez constitué la famille dans riiUention exclusive de multiplier vos jouissances sensuelles. »
Si du mahométisme nous passons aux re« Ugions de TOrient extrême , nous avons k contempler un spectacle plus triste encore. Ecoutons Frédéric de Scblegel, dans sa PAiloiopkiê de l'hiitoirt , leçon 3 : « Si Ton compare ensuite le bouddbisme avec IMsla* misme, même sous le rapport de la morale* le désavantage reste toujours h celui-là. On a souvent observé et U sagesse de cette ob* servation ne peut être révoquée en doute, que la polygynie, inséparable d'une dépréciation de la femme, a puissamment influé sur les mœurs et la civilisation des jsahoroétans; mais chacun sentira, sans explication ultérieure, que la forme monstrueuse de l'état conjugal, la polyandrie, permise par les préceptes des bouddhistes, est encore plus absurde, plus funeste pour les mœurs, et plus pernicieuse pour le caractère de l'homme... Dans le Tibet, ce siège princi-
Kl du bouddhisme, de même que dans les des, et dans les autres pays (sauf peutêtre l«i Chine) où cette religion est en vigueur, cette coutume contraire è la nature existe encore actuellement. Lors donc que l'homme le plus versé dans la langue et les écrits des Mongols bouddhistes vante la douceur de leurs mœurs, en les opposant au caractère des mahométans, il pourrait se foire que ces louanges ne dussent être prises que dans un sens relatif, et qu'il ne fallût )os entendre, aue de leur apparente urbanité, et des denors de leurs relations privées; car rhistoire ne parait pas les conQrmer quant au fond.»
M.biirnouf,dans son Introduction à l'hii^ ioire du bouddhi$me indien, dit, en parlant de la morale bouddhiste : « La plume se refuse à transcrire des doctrines aussi misérables. »
— M. Iloroy a publié, dans les Anndlt$d$ fhiloiophiê chrétienne (mai 1856) sur rZfistoire morale des femmee de U. Legouvé, un article intéressant dont nous allons reprotUiire quelques cxtrail> ;
« Le seul mot de fiimilte moderne, « irm dit M. Legouvé, « peut surprendre H e(broorher certains esprits sérieux qui reprdent la famille patriarcale comme un oiouèlf presque divin ; pour eux, ce que nous spf»lons progrès est une véritable déeadeoce; m vous leur parlez, |)ar exemple, de l'amélioration do sort des femmes, ils vous répoa* dent que cette amélioration n>st qo'ooe t»moralité, et la preuve, disent-ils, c est qu'aejourd'hui les remmes sont beaucoup Doias soumises à leurs maris qu*ao bon victi temps. J^voue que sur ce dernier poiot i*s n'ont pas complètement tort. Vous vous rt^ pelez les vers d'Arnolpbe à Agnès:
DO'CAtA dt u baibe est U toute yui— iw '
«M. Legouvé avait ajouté que nnstitolioa du mariage et de la famille est, par la seo^ marche des idées, devenue p'its pure et |il« sainte qu'elle ne l'a jamais été;que, datub famille,la tendresse et la liberté ont manqué par le passé ; que les femmes, à notre mque, s'associent aux pensées, aux étwN9« aux travaux mêmes de leurs oiaris; qoe le» enfants sont rapprochés do père et de Si mère par une familiarité affectueuse et s*ct montrent dignes,en sorte que sur ktMHit, où les auteurs du xix* siècle ont tout o$é,iH n'ont cependant pas essayé de mooirar, comme dans les Fourbtrie$ de ScaptNOu dav VAvart, on fils se moquant de son père, apm ravoir volé, ou s'accordent avec on n\n pour le faire battre. L'idéal de la faoïiiie s*est élevé, et cet idéal sera demain réel.
• C'est tout un système que M. Lagoevi développe avec l'assurance aue donne la pensée d*une mission à accomplir. M. Legooti» académideu, a voulu donner k son adinusion dans la docte assemblée la signilkatioa d'un triomphe moins littéraire aue moral; il a fiait passer la gloire de la pensée avant celk de la forme dont elle est revêtue (lariestfN; il a ambitionné la sanction d'une sénftfù^ lennelle pour des idées aiixi|uelles il s*«i dévoué depuis longtemps. Si l'oa ea («tvait douter, il suffirait de lira quelques ft" traits d'un travail publié récemment ptf » Vallery-Hadot dans le Con$iituiiomnêt :
« ... L'histoire morale des femmes, > éitHn « est moins une histoîte que Félade d'Isa question assurément très- intéressanle. lî s'agit de savoir si les femmes oceiipeot éao» la famille et dans la société la positioof» leur est diie« L'auteur examine leur pontiuc comme filles, comme épouses, eoouDe néres... II critique nos mcsurs, il criuq» nos lois... Les femmes, selon lui, ont c^ constamment opprimées; mais Tétude sue»tive du passé nous apprend qu'elles l'ont cw de moins en moins. Chaque progrès «i« i civilisation a diminué le |Hiids de ieors càât nés. Achevons Tœuvre commencée; meitie»
en harmonie le fait avec le droit. Les qoa*** tés, les aptitudesdont le Ciel a doté les ff^ mes sont autres, mais non moindres ^sa celles qui distinguent les hommes. Vépi^'^ morale des femmes entraîne leur ég^lit* ''*' claie ; les femmes doiveui partafer la <^^
MARUCS.
asi
vernement de la famille et remplir dans TB* laides fonctions appropriées à leur nature... M. LegOQ? é ne partage pas les folies saintsiiDoonienes... Ecoulez sts propres paroless «Oui, je le déclare avec une foi profonde* la théorie de la femme libre me semble une théorie aussi fatale qu'insensée. »
«M. Vallery*Radot noussembleavoir prou- ?é suffisamment qne la thèse portée k TAcadé* mie française par M. Legoové n^est pas absolument neuve... M. Legouvé tend à faire de la femme ce (jue M. Philarèle Cbasles ex**
Erime si bien lorsqu'il prèteces naroles à un abitant do Berlin :iV6iis avorn heaueoup de femmii dietinauées ; on est bien élevée f iim- Iruttoy atmob/e, éclmrée^ on reçoit bieUf on saii la muâifue ei on Vapprécie, Lee convenue ne noue manqmeni pas. Maie la reine sociale^ elle est impossible : je vous le répiie^ chez nota, la vraie femme n*eel pas née encore: la femme qui sert de centre et de fanal à tout un monde^ celle qui faU les chefs de parti et lee génies, au besoin lee académieiene» Ni Mme tieoffrin^ ni Mme de Staël, ni Mme Récamier, ne fH^urraieni ee développer dans une telle aimospMre, Il faut plue de liberté^ de voya* gee^ hélas l de points de comparaison pout perfectionner ce nroduit terrible et adorable, rt ei complexe aans sa simplicité simple, la f^mme; potér faire pousser toutes ses ailes à cei ange multiforme et multicolore... Artiji* fieile créature que Balzac a décrite, aue Martraiim a eoumxi>e à la loupe {car elle com^mençait à poindre), dont Molière a vu la pré'^ oaration en France f au temps de Mlle Ram^ houiltetetde Mme de Longueville,que les Ita* liens nos maîtres ont prévue dis le xy* siècle. Ci iee Provençaux dis le xu'; cette miracu" \eHee et phénoménale nouveauté, cette bizar* rtrie que la eoeiàbilité française, le christia^ fiieme, VEglise, te platonisme, la vanité, la thimère^ la coquetterie, la science, le madri^ jai. la politique, la paesion, la puérilité, lee foione, lee boudoirs ont tournée dans tous les \fne. et contournée, et transformée, et défor^ née, tris-agréable monstre ; assez peu mire, 'pause ei fonveut: quelque chose d étrange et le pMtieeant que Dieu et la nature n'ont pas ait : une rose à cent feuilles qui ne ressemble uire à la fleur de V églantier, et qui n* existe NU sur tes 99 centièmes de la planète.
«Il nous parait manifeste que M. Philarèle Ibasles a donné le commentaire des paroles e M. LegooTé. Nous croyons en outre que I. Legouvé ae décernera point le prix Mou* l'on aux eauveusee,
• La famille moderne et la femme du xix* iècle ont été appréciées k un point de vue ton ilifTérent et beaucoup plus sérieux par ^r KEvèque de Poitiers, s'adressent nalère, dans la cathé^irale d'Amiens, k Tini* t-nse auditoire réuni pour écouter sa (larule 1 leojps de la translation des reliques de unie Theudosie. Les transformations in* ^s^antes do la société amenant la nécossitii un nouveau rôle pour la femme dont les *voirs de fille, d'éfiouse ou de mère, sont >rréUilî£set doivent changer aussi bien aue I position sociale du père» du fils ou de lé'
poux» aussi bien que le milieu dans lequel lis vivent, ont inspiré k l'éloquent évèque les réflexions suivantes :
< Le eiiele de Theudoeie est revenu pour le monde, le siècle de la femme chrétienne tivanà dans un monde païen. Tandis que je parle, assurément dans eetimmenee auditoire il s' est trouvé plus d'un howune qui a dit tout bae^ si même quelques-^ns ne l^ont dit tout haut :■ La femme vaut mieux que nous.
• Durant ces cinquante atmées que s^esi^H passé f Tandis que le sexe le plus noble et la plue fort, celui auquel le Créateur atait rc« mis le sceptre de f esprit, favaU laieeé tom^ ber dans la boue pour ne relever que le steptre de la matière ; tandis que les hommes ré" putée les plue eagee semblaient avoir juré da ne plus regarder que la terre : « Statuerun^ oculoe eues declinare in terram {Psal. xvi» iï),r la femme reste seule debout, les yeux attachés au ciel, obéissant aux lois de F esprit, et vivant de la rie de lagràee ei de la foi.
« Lee femmes ont empêché le culte et le nom de Dieu de périr sur fa terre; ellee ont con^ eervé dane leur cesur et dans leurs habitudes la religion de Jésue^Christ.
« Les temps sont revenus oà les époux et les fils font profession d'être de la religiork de leurs épouses et de leurs mirée. Une «ou* velle période commence oit la femme va ee ré-iouir de voir Vhomme la précéder.
c Qu'aurait dit M. Legouvé, s'il avait entendu cette dernière phrase T
« D'après la doctrine de Mgr de Poitiers, la femme précède Thomme dans les jours où elle est plus docile que lui k la voix de
Dieu Mais cette grandeur de la femme,
qui est la seule véritable grandeur, est aussi ancienne dans le monde que le christianisme lui-même. Et cette influence de la femme , elle s'est exercée d'une manière in* cessante k travers les âges dans les pays chrétiens; Tbistoire latteste.
« D'un autre côié, la famille moderne ne commence pas après Molière. Les ouvrages de Molière ne sont pas les seuls k consultée pour apprécier la famille au xvu* siècle. La femme, reine eociale, ange multiforme et multicolore, si elleest^ilus moderne, n'existe que comme exception. On ne saurait admettre que la marche des idées ait ajouté quelque chose k Tidéal chrétien, ou même que I idéal d'aujourd'hui surpasse la réalité telle qu'elle s'est offerte plus d'une fois dans le passé. Ecoutons Mgr Gerbet {KeepetUte religieux, avU Marie) : iLe christianisme, qui attaque radicalement l'esclave^e par sa doo* trine sur la fraternité divine de totêe leshom^ mes, combattit d'une maniire spéciale /'asclavage des femmes par son dogme de la ma-* temitédivine de Mane.Comment lesûllesdEve auraient-elles pu rester esclaves a Adam dé^ chu, depuis que CEve réhabilitée, la nouvelle mire des vivants était devenue la Reine des anges ? Lhomme avait fait peser un sceptre brutal sur la tête de sa compagne pendant quarante siècles; il le déposa le jour oik it s'agenouilla devant Fautel de Marie ; il V% déposa avec reconnaissance ; car Coppreseios^
d9 te femme éioii «• propre Hgroéaiioee à hd-méme; il fui déliwé de $a propre ryron^
nie Lhiiioire remarque t dit encore
Hgr Gerbet , que^ tonque F Evangile est annoncé à um peuple, Ui femmes montrenê toujourê une êfimpathie particulièrt pour ta parole de tie, ei qu*ellee devancent habituellement le$ kemmes par leur empreseement divin à la reeepoir et à la propager. On dirait que la do-* cile réponse ae Marte à Tanoe : < Void la «er* vante du Seigneur {Lue. i, 38), » trouve dans leur âme un écho plus retentissant. La mis^ sion des femmes a toujours été haute dans la prédication du christianisme. Au commence^ ment de toutes les grandes époques rétif ieu^ ses^ on voit planer une forme mystérteusCf céleste, sous la figure d'une sainte. Quand le christianisme sortit des Catacombes^ la mire de Constantin, Hélène, donna à Vanden monde romain la croix retrouvée, que Cloiilde éri" gea bientôt sur le berceau français du monde moderne. V Eglise doit en partie les plus beaux triomphes de saint Jérôme à Fhospifa^ lité que lui offrit sainte Paula, dans sa paisible retraite de Palestine, oi elle institua une académie chrétienne de dames romaines. Monique enfanta par ses prières le véritable Augustin. Dans le mopen âge, sainte HUde-^
Îarde, sainte Catherine de Sienne , sainte "hérise, conservèrent bien mieux que la plupart des docteurs de leur temps la tradition dune philosophie mystique, si bonne au cœur et si vivifiante, que, dans notre siècle, plus d'une âme desséchée par le doute vient ee retremper à cette source, et essayer de rentrer dans la vérité par Vamour.
< Du rapprochement et de la corofMiraison de ces doctrines opposées gnr la famille moîlerne et sur le rôle dévolu à la femme, découle, à notre avis, cette conclusion : La fa* mille moderne et la gprandeur de la femme commencent avec le christianisme, et ne t>euvent trouver en dehors de la religion catholique leur perfection..-. »
—Passons maintenant à nn autre genre de considérations, et écoutons le docteur Fr. De- ¥ay nous parlant des empêchements dirimants établis yar TEglise (Hygiène des familles, t. Il, p. ITS) :
« D*après une règle commune à presaue toutes les nations policées, la famille neaoit pas trouver dans son propre sein les éléments d'une famille nouvelle. On a remar« que que les familles nobles s'éteignaient ra« pidement, et si les aristocraties ne se recru* laient pas de noms nouveaux, leurs rangs seraient en quelques siècles seulement renversés par la mort. En 1583, le conseil souverain de la ville de Berne avait accordé le droit de bourgeoisie à 387 familles; sur ce nombre, 879 s^teignirenl en deux siècles ; en 1793, il n'en restait plus oue 106]ilackerches sur la population et la faculté d"ac* eroissement de lespéce humaine, |iar William Godwiu, 1. 1, trad. de Constancio). Le sang a horreur de lui-même dans le rapport des deux sexes; c'e^^t |iar le sang étranger qu'il veut se perpétuer. De même en effet que le graio récolte dans un champ nV trouve uas
les conditions d*une belle el féconde nation, ainsi l'espèce humaine a beaoia d*u sang nouveau pour produire de bons reje» Ions. La nature, en effet, a donné m moiMle organique, avec la faculté de se reprodoiit« celle de s'attirer et de se perfeeliooner ; ea répandant partout le bon et le beeo, elia semble nous avoir laissé le pouvoir de les modifier de mille manières diflérenles» aaaa cependant nous écarter des empreinlee en* ginaires. C'est à Pactiviié de rbomme meû appartient de réveiller la naiore» de rt» hausser son ouvrage en perfedionnani la forme des individus ; il lui faul trena|iOrtcr les graines et les fleurs, changer lee eai* maux de climats, leur donner des bMcs étrangers et des femelles d'un antre peys , mêler, croiser les races, et, par ce aovee, entretenir une espèce de oommeroe général entre tous les êtres de runivers.
€ Aussi les institutions caooniqmes ebrétiennes, d'oii dérive en grande pertie li moralité de notre législation modenie, emelles donné la preuve d'une sage prévojfinct fondée sur une science profonde dma lois et la vie, en prohibant l'union nalrismniala entre certains degrés de parenté. La Chris* tianisme, dans les premières époques de son établissement, travailla beaucoup k élarsT le cercle des empêchements malrimoniant.
Les empereurs chrétiens portèrent leur pie» grande attention du cêté où le mal éHmi le plus pressant; ils lui firent une guerre sovr tenue, voulant que dans tout l'empire la (•mille reposât sur la base d*affeetîoii8 pe« diques, et que le lien de la parenté flii te quelque sorte spiritualisé. Consteoce, par une loi donnée à Antiocbe en 3S9« et adressée k la province de Phénicie, défendit, aoos Snin'è de mort, le mariajje entre l'oncle et la Ile du frère ou de la sœur. Quant aux mariages entre cousins germains, les traditioos du christianisme en avaient empêché Tnaa^ entre Ie9 fidèles; mais le («genieiDe nv voyait rien d'illicite. Théodose le Greeé fut le premier empereur chrétien qui 8*eecupa de faire pénétrer les prohibitions chr^ tiennes dans les lois civiles; il crut même nécessaire d'iirmer ses lois prohibitives d'oa grand appareil d'intimidation. Il oe s*agissait de rien moins que de la mort et de fm (Foy. Troplong, De rinâuenee dm tàeiâtm* nisme sur le droit civil des Mamams^ p. Sti^ Il y avait aussi dsns ces prohibitiene nn baai degré de moralité, car souvent l'espoir de mariage enhardit la passion et Cndne li faiblesse. Or la passion doit être privée de celle arme; la faiblesse doit être préflanme contre cette embûche.
« Il est certain que la dégénération est firap» pante lorsque les proches parents s'noisseol entre eux : leurs mariages sont inCéeonds, ou ils mettent eu monde des enlanls débiles. Plus le nombre des familles qui se recrsieoi entre elles est grand, pins la dédiéance e>i prompte. Les maladies héréditaires p««e* nent alors un nouvel accroissement; el ceMes
3ui prennent accidentellement ans uc individu ne tardent |ias à
NARfAGR
des ismiiies entières. Cet effet se remarque
surtout dans les classes amollies par î'opu*
tence et Toisifelé. Paw rapporte, d'après un auteur portugais, que les nobles de ce pajrs, ne formant (Punion qu'entre eux pour con- »erver la pureté du tang^ sont presque tous derenus stupides. Foderé a fait les mêmes remarques sur les Juifs d'Italie.
< On concevra facilement, d'après l'espril qui règne dans nos recherches et dans nos trarauxt combien nous avons dû avoir h cœur d'éclairer par nous-mëme cette question. Nous allons donc dresser ici le dou* looreui bilan de nos enquêtes k cet égard; on verra s'il est quelque chose de plus triste et de plus alDIgeant. Nos observations sont iiu nombre de 39; 13 ont été recueillies Jans le cercle de nos connaissances les plus intimes; les 26 autres ont été fournies par Jcs renseignements authentiques ou par nos propres malades.
« Dans la première catégorie, nous trouvons deux oncles qui ont épousé leurs propres nièi^es ; trois tantes qui se sont unies k leurs petits-neveux; le reste a trait à des itliances entre cousins germains ou petits* ruusJDS. Or huit de ces mariages ont été stériles, quoique les époux ne fussent pas ■râgc trop disproportionné; quatre ont en- ^tMidré des enfants scrofuleux, moissonnés i la fleur de Page, et dont aucun n'a dé^mssé U ans. La dernière de ces alliances malencontreuses a, il est vrai, mis au jour un rejeton vivant, mais oui est affligé d'un ic/Ayoïe, d'une espèce de lèpre dégoûtante, qui Va arrêté dans sa carrière et dans ses projets d'établissement. Nous ajouterons de plus que, sur les enfants scrofuleux et racbitiqoes qui n'ont point eu en quelque sorte le droit de vivre, deux étaient nés avec des (ioigts aurnuoiéraires, comme si la nature eût pris à tAche d'associer la difformité à la bibiesse originelle.
i Sur les 2D observations de la seconde caléi^orie, nous trouvons onze alliances mal* heureuses; elles ont eu lieu entre cousins et cousines : un enfant épileplique est issu (j'uo de ces mariages ; trois autres ont engendré des enfants moru h/drocéphales ou dans les convulsions. Parmi les sept autres, nous com|>tons deux unions stériles, et les tinq dernières ont produit deux reietons liont l'état sanitaire offre beaucoup à désirer. (}ualre seulement, pour compléter le nombre de S6, ont en des mariages féconds, ioot les produits paraissent jouir d'un état ie santé médiocre.
« Les physiologistes, qui font jouer un rôle BssoDtiel à Télectricité dans les mystères de Il fécondation, s'expliquent facilement de semblables phénomènes. D'après eux, deux ix>rps dont les courants électriques ont la même direction s'attirent; ils se repoussent lorsque cette direction est opposée : il n'v a lion*:, d*après celte loi, de réunion (possible eoire les animalcules que dans un luême sens ou sous une même direction. D'après tioe autre loi, les attractions électriques ne i'eiercent qa*entre deux corps electrisés
difltremment; car tes flnides de noms différents s'attirent, et ceux de même nom se repoussent : il n'y a donc encore de réunion (lossible qu'entre des animalcules hétérogènes et formés sous les influences de deux vies différentes. C'est pour cela que la fécondation est d'autant plus assurée dans une même espèce, qu'il y a plus d'intervalle entre le tempérament ou l'état actuel du mâle et celui de la femelle, et qu'en général les accouplements consanguins ne réussissent pas ou réussissent mal. » (Gmou i>E BozARBieiiBs, De ta généraHon^ p. SOS.) — C'est ici le lieu de comparer les diverses opinions émises ati sujet de la limitation du nombre des enfants. Les malthusiens, re-
(>ré$entés aujourd'hui par M. Garnier, pro-. esseur d'économie politique, prêchent ardemment cette limitation, même dans l'usage du mariage. D'un autre côté, beaucoup de théologiens, après avoir combattu avec raison cette théorie immorale, mettent les époux dans la nécessité de choisir entre l'abstention absolue et une procréation illimitée. Il s'agit de savoir si ces théologiens sont aussi fondés dans la partie positive
Ïue dans la partie négative de leur opinion, es hommes graves ont prétendu récemment qu'il est possible, sans tomber dans l'excès des maltnusiens, d'échapper à l'alternative posée par les théologiens dont il s'agit. Nous croyons utile de rapporter ici quelques pages dans lesquelles M. Fr. Devay a traité ce sujet.
« EU'it au pouvoir deê époux de r«s<reîiidre, par deê moyens que ne réprouve point la morale^ le nomhre de leurs enfants t — Vues nouvelles de la physiologie moderne touchant la ponte périodique chez la femme.
« En traitant plus haut de l'onanisme conjugal, nous avons fait ressortir tous les dangers qui se rattachaient k cette coupable manœuvre; nous avons flétri également, au nom de la santé du corps et de TAme, celte flaeranto infraction aux lois de la nature. Maintenant il nous reste h demander aux lumières de la physiologie s'il est possible de combiner les intérêts intimes du foyer domestique avec ceux de la morale et de la relijjion ; si l'époux sur lequel pèse le poids du jour, res angusta domt, peut accomplir ses devoirs conjugaux sans avoir la pensée assombrie par la perspective inévitaole de donner naissance à ae jeunes êtres qui viendront partager sa mauvaise fortune ; il y a là, on ne peut en douter, un important problème h résoudre, problème oui intéresse doublement la famille et leconumie politique.
« Il est beaucoup d'hommes vertueux de nos jours qui embrassent l'état du mariage dans les vues les plus pures et les plus honnêtes; mais leur Ime se trouble bien vite, lorsque la population intérieure de leur foyer dé(>asse les limites des subsistances yior l'irrésistible loi de la reproduction. Celte inquiétude atteint presque le degré du désespoir, si leurs ressources pécuniaires soat limitées, s'ils ne voient nen de ra»*
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DICTIONNÂlIiE DU PARALLELE.
surant dans ravenir, si leur activité «est ilépasséo (lar les obstacles que soulève une fortune adverse. Il faut être raédecinf il faut avoir sondé bien des plaies vives, avoir fréquenté bien des mansardes ignorées» pour comprendre tout ce qu'il y a de poignant dans une situation pareille. Ils pourraient, è la rigueur, nourrir un ou deux enfants; niai.s six» huit, dix, cela d<^passe souvent Toplitude d*un père peu fortuné. CroUsez et mulUpliez^ est-il dit dans la Genèse {i^ 28); cela est vrai, mais il y aurait danger à donner ï ces paroles une interprétation trop absolue : ceci ne peut &*enlendre que d'une multiplication saine, légitime, dont les membres trouveront le pain quotidien et la sécurité. Dans Tétat actuel des choses, à une époque où il est si diûiciie, nous ne dirons pas de devenir riche par des moyens honnêtes, mais d'atteindre une médiocre aisance, c'est une bien grave responsabilité assumée par un père de famille que de céder avec trop d'insouciance et de laisser aller aux impressions du sens de la reproduction. La science n'aurait-elle pas rendu è cet ég[ard un véritable service, s'il elle parvenait h déterminer des périodes limitt^es pour la fécondation dans l'espèce humaine ; si elle parvenait À restreindre la fréquence des turpitudes conjugales, dangereuses pour tous, comme nous l'avons vu? Mais ceci exige quelques développements.
« De même que la vie générale de la femme est limitée à ses deux [)oint$ extrêmes par deux périodes dé stérilité absolue, ainsi sa vie sexuelle elle-même est marquée par des périodes d'intermittence, des temps d'arrêt de la force reproductive. L'intervalle qui sépare les époques peut être plus ou moins modifié par aifférentes circonstances, telles que le climat, le genre de vie, et surtout Tétat de domesticité ; mais il n'en est pas moins vrai que partout, chez les mammifères comme chez les animaux inférieurs, et même dans tout le rè^ne organique, la faculté de la reproduction suit constamment une marche intermittente, .quand elle provient de l'impulsion spontanée de la nature. Celle-ci a mis tant de rigueur dans l'observation de celte Joi, que la plupart des femelles des mammifères, surtout parmi filles dont les époques de la reproduction sont séparées par Je longs intervalles, ne supportent pas même l'approche du mAleen dehors de ces époques. Ce caractère est tellement prononcé, que, presque dans toutes les langues, on a donnée ces époques un nom qui traduit è peu près littéralement celui d'époques de chaleur, qu'on leur a consacré en France. Chose remarquable, et qui rend encore plus admirable le plan de la création, ce sont précisément les mêmes époques qui sont de&tinées à la ponte 1 De même que dans toutes les autres circons^ tances, dans celle-ci la nature a voulu mettre évidemment l'instinct en présence des moyens capables de remplir son but ; or ces moyens sont le développement propre t*( pçriodique et la sortie des œufs hors de
l'ovaire des mammifères et de la femme. Les travaux de quelques physiologistes moderoes ont surabondamment prouvé que, lorsqu'on étudie avec soin toute la série animale, depuis les zoophytes jusqu'aux mammifères, on reconnaît que partout, à l'époque des amours, il appiisiraU spontanément dans les ovaires un certain nombre d'ovules qui s'y développent plus ou moins, et ensuite sont expulsés au dehors. La présence de ces ovules précède touiours la fécondation; aussi est-il impossible de prétendre que c'est par son influence qu'ils prennent naissance. Rien donc n'est moins incontestable que le principe émis par Burdach. L'individa femelle suffit donc à lui seul pour porter l'embryotrophe dont un certain nombre de petits a besoin jusqu'au degré de maturité nécessaire pour qu*il puisse être fécondé. Maintenant cette loi de la ponte spontanée peut-elle s'étendre k la femme 7 L'induction porte è penser, en effet, que les phénomènes de la génération dans l'espèce humaine suivent des lois analogues à celles qui s'observent chez les divers animaux; mais l'expérimentation est allée bien au delà. Deux physiologistes distingués, MM. Poochet et llaciborski, ont constaté que chez la femme le développement des follicules de de Graaf a lieu à mesure qu'on avance vers rflge où se manifestent les premiers signes de lafacultéde la reproduction. Ce travail, loinde s'arrêter, comme on pourrait le croire,aprèi la puberté, se continue jusqu'à rextinction de cette faculté. Les follicules qui arrivent les premiers à la maturité disparaissent, mais sur leurs débris s'élève une nouvelle génération de follicules destinés à suivre une marche en tout semblable à celle des premiers. Ces follicules de de Graaf contiennent des œufs. A mesure que ceux-ci mûrissent, ceux-là prennent un nouvel accroissement. Dix ou douze jours avant la ponte, ils proéminent déjà à la surface de l'ovaire, tantôt sous la forme d'un mamelon, tantôt sous celle d'une large protubérance ayant encore des parois demi -transparentes et renfermant une liqueur d'un blanc jao* D&tre, visqueux, riche en granulations. Dans celte période, quand on lait l'ouveriure du corps pende temps après la mort, on peut distinguer assez facilement l'ovule au milieu des granulations. L*ovaire tout entier tievient le siège d'une forte congestion, et augmentesensiblementde volume. (PoncHBT,
Théorie positive de la fécondation des ma»* fnifères oasée sur robservation de toute ie série animale; Paris, 1842.— Racihorski, Di la puberté et de tàge critique chez la femme* etc., et de la ponte périodique^ p. 405 et suiv^
« Une seconde vérité découle encore do ces précieuses recherches, c'est que Témis* sion du flux cataméniat de la femme correspond aux phénomènes d'excitation qui se manifestent, à l'époque des amours, chez les divers êtres de la série zoologique, et spécialement sur les femelles des mammifère5. En effet, les mammifères, rapprochés de
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