MARIAGE
tiotrt eipèce« présentent des phénomènes difers pjirfiiîtement identiques à ceux qui «'observent chez la femme. L'identité entre la menstroation de la femme et Vépoque des Bmwirs des mammifères étant admise, il en résulte que, comme c'est k cette époque seule oue la fécondation est pos^ble chez ceai-ci, la menslrualion doit être considérée comme l'indicateur mensuel qui permet de |)énétrer dans Téiude de la capacité généra*triée,
€ La fécondation offre on rapport constant tfee l'émission des menstrues; ainsi, sur lespèce humaine, il est fiioile de préciser rigoureusement l'époque intermenstrueile où la conception est physiquement impossible, et celte où elle peut offrir quelque probabilité. Toutes les observations soMt uoaoinies pour considérer la conception comme beaucoup plus facile vers l'époque qui suit la péricde menstruelle* Hippocrate roiiieillait à toutes les femmes stériles de hire attention à ces moments. Boerbaave aTait étalement remarqué que les femmes defiennent presque toujours enceintes à la fm des époques menstruelles: Feminœ semr ptr coficipimU poêi uUima memirua^ tt vix ullo alio umpore. Haller s'exprime k cet égard à peu près de la même manière (£/emtnta pAys. eorp. Aum., t. Vlil, p. oOS). Tout le monde sait ce que dit Tbistoire aa sujet de Henri 11, qui consulta son médecin sur les moyens de combattre la stérilité de la reioe. Le célèbre Fernel se l)orna à inti* le** le roi k suivre exactement le précepte du père de la médecine. Ce conseil porta ses iraits, et après onze ans de tentatives inutiles et d'impatience» Catherine de liéiltis devint enceinte, et combla ainsi les vaux de la France.
t 11 est presque inutile de foire remarquer que toutes ces observations viennent admirablement k l'appui des faits anatomiques dont nous venons de parler plus haut. Cest, en effet, k la lin des règles qu*a lieu la ponte ; ce n'est qu'alors que l'ovule de de Graaf rompu passe dans la cavité de l'utérus. Or il est impossible de trouver des conditions plus favorables pour la conception. ▲ toute autre époque, rovule reste reofermé dans la f ésicufe de de Graaf, sous reoveloppe extérieure de l'ovaire, formant use barrière solide et impénétrable k travers laquelle le sperme ne pourrait pénétrer en aucune manière. Cependant ce n'est point toujours immédiatement après cette époque que &*opère Tacte de la fécondation, et souvent même la fécondation proprement dite, ou rimprégoation des ovules |)ar le fluide séminal se produit fort longtemps k sa suite. Eo effet, l'imprégnation na point toujours lieu au moment ue Tuniou des sexes^ mais fréquemment assez longtemps après, et iorM^ue le produit de l'ovaire, détaché de son appareil sécréteur, yient k traverser les organes encore imbibés du fluide fécondalenr. Mais il n'en est pas moins frai que t'iotluence du coït doit être par conséquent d'autant plus faible qu'où s'éloigne davan-
tage de Tépoque naturelle de la ponte. Plue la distance qui les sépare est grande, plus les ovaires diffèrent, par leurs conditions anatomiques, de celles qui se reproduisent k chaque ponte, et il faudra nécessairement plus de temps pour les modiHer convenablement. Par la mèm<i raison, la liqueur sper-' matique sera exposée k attendre plus long^ temps avant de pouvoir se mettre en contact avec l'œuf, et trouvera ainsi plus de chances pour être altérée dans la nature. Le docteur Haciborski est arrivé, k cet égard, k des résultats fort intéressants. Sur le nombre de quinze femmes qui seules aient pu lui donner des renseignements détaillés sur Tépoque de leurs règles et des rapports sexuels, il n'en a pas trouvé une seule qui Ittt devenue enceinte dans les moments très-éloignés des époques destinées k la ponte des ovules arrivés k maturité.
« Ainsi l'homme sage et prévoyant qui yeut proportionner la population de sa famille k ses ressources pécuniaires, qui ne veut point engendrer des êtres voués è la pauvreté et k toutes les calamités qu'elle entraîne^ fera bien de se pénétrer des vérités précédentes. C'est par ce moyen qu'il parviendra k alléger pour lui ie lourd fardeau de la misère 1 Les deux époux, n'étant plue dans la dure nécessité Ue garder une continence absolue, ou d'étendre, k chaque épreuve, la série de leur lignée, demeure- •rout dans une heureuse sécurité; car c*est lk| qu*on n'en doute pas, le principal écueil du bonheur domestique. $i dételles notions se répandent dans les classes populaires, le pauvre ne sera plus dans la dure nécessité de sacriier les seules jouissances qu'il soit appelé k goûter sur cette terre.
< Concinf toM.— De toutee que nous venons de dire, il reste doue acquis pour Thygiène intime du foyer dome8tiq|«e : 1* Que la femme a, comme les femelles d'animaux, des époques déterminées pour la reproduc^ tion ; SI* qu'il y a des époques où la ooncep«» tien est imjiossibie ; 3* ...que Tépouxqui dé« sire restreindre le nombre de ses enfants» doit s'abstenir pendant une période de chaque mois qui f arie entre dix et quinze jours et qui comprend les jours avant-coureurs des règles, ceux [tendant lesquels elles coulent, et enfin ceux qui suivent im« médiatement*..» (Bygiime d€$ famiUe$, t. li# p* 106 et suiv.)
Nous devons ajouter que des médecins distingués contestent le svstème exposé par H. Devay; aussi nous nea affirmons pas la certitude scientifique. Ce que nous pou* vous dire, c'est que le moyen indiqué, s'il n'est pas encore placé, au point de rue scientifique, au-dessus de toute contestation, est au moins irréprochable au point de vue de la morale. Nous enafons pour garant, outre les données du simple bon sens, Tautorité do la sacrée Pénitencerie, qui a répondu ré* cemment k une consultatiou sur ce sujet : Non $un$ inqui€ia$M.
On trouvera encore dans le litre du aoo* tcur Fr. Deuy de belles considérations sur
DICTIONNAIRB DO PARALLELE.
le mariage considéré à difers pointa de im qui sont en dehors de notre cadre. On en jQgera par les titres suirants : Riffle$ à suivre dmM la faille pour rasêoriimeni de$ mariage$ et pour rendre ceux-ci propree à Pex* ) Hneîion aee maiadiei hérédUairee^ et au perfectioimement phyêique et moral de Fhomme. .^De f assortiment des mariages fondé sur fasUagonisme des tempérameniSf et de teriaines qualités physiques et morales. — Preuves tirées de la physiologie et de la potholoaiOf concernant CaÊnélioration fue pro-^ duit Sans le système organique un judicieux croisement des races. — Conséquences qui en découlent pour l'espèce humavM. — Examen d'autres questions kyaiéniques qui se rat^ tacheniau bien*étre de F espèce. — Influence du moral de la mère sur t enfant qu*elle porte dans son sein.--' Des qualités physiques et moriUes que doivent avoir ceux qui embrassent le mariage. — Du célibat. — Incompatibilités morales pour le mariage. — Incompatibilités physiques. — De Fâge auquel on doit se marier.
— De la polygamie ; de ses désavantages au point de vue de la populcuion. '^Dernières rafuarquessur te mariage considéré en lui-même.
— De lamuttiplicationdes naissances. — De la stérilité.'^ Raisons physiologiques de répuisS' ment de tout te système nerveux par Cabus des ^acuités génératrices^ etc., etc.
— Citons encore le morceau stti Tant où M. le liaron d'Eckstein {Correspondant. Noy. ii&k : Famille des bois)^ jette un grand jour sur Torigine des castes.
Après avoir montre « dans les races aryennes, les nymphes des nuées comme types de ta femme, il ajoute : « Le ty()e se conserva partout où la jeune fiancée apparaissait sous le voile , en souvenir de la nymphe qui brillait dans le nuage. La cérémauie du mariage tirait même son nom de ce voile mystique qui la dérobait aux yeux d*une foule profane. G*e$l donc k cause de ce voile que la jeune flancée portail le nom de Vymphé dans le cérémonial des noces chez les anciens Grecs, nom qu^elie empruntait k la BryadCf h la nymphe des bois cachée sous récorne sacrée de l'arbre, du dinys , en sanserit drou , arbre qu'elle animait de sa préaeiice. Le mot mitera s'adapte paiement ehez les Latins k la cérémonie des fian^illes oo des nuptiesj où la jeune mariée paraissaK sous le vocle de la nmée symbolique [mAes) lonqu'elle avait atirint T^e nubile (nubilis)^
3ui en tire le nom. On le voit, les vestiees e l'antiquité la plus reculée trahissent les pasde la vieille humanité jusqu'au scinde nos cités, où nous les retrouvons dans les usages de la vie commune. »
« Nous avons vu* poindre le principe
de la vie pastorale au milieu des bois, le dieu et la nvmphe revêtir déjà partiellement la forme de ranimai des holocaustes; ta victime était le type du pontife qui l'immolait,
le dieu s'identifiant a la victime Les
idées constitutives de la famille pastorale chei les races aryennes et indo-européennes, ont scellé de leur sceau les noms hiératiques des membres de la famille. Si la jeune fille.
l'enfant de la maison, porte le nom de Dou^ hitrif en principe DoiioM/rJchex les Aryens, de Thygater chez les Grecs, de Tockterûiïn le moderne idiome germanique, etc., les h vmnes du Véda nous apprennent pourquoi elle est ainsi nommée; cestau'elieest ohar-
S;ée de traire {dough ou douh) la vache pour e service du dieu de l'autel au lever de l'aurore, jeune dieu du foyer domestique, •qu'elle soigne comme son propre frère , et
comme son futur époux La racine p4,
qui signifie atimenter^ nourrir^ et, par suite, protéger^ forme une famille de mots au nomi>re desquels sont ceux dejpî/o, ptlar, poier, etc., signifiant le père de famille, le pasteur d'un troupeau domestique; il élève lew/io, selon le langage des hymnes du Véda, c'estk-dire, le jeune enfant, en principe le «eau, etc., le rejeton de l'animal d'un troupeau. La gestation de la femme correspond k une vieille forme de l'anoéedeneuf oudix mois, année d'un primitif usage chez les pasteurs
de l'Inde, de la Grèce, de l'Italie, etc
Sous tous ces rapports étymologiques, Hdiome du Véda est une mine inépuisatrte; les rapports de la vie pastorale s'y trouvent symboliquement appliqués aux deux oqoddes, au monde intermédiaire qui sépare le riel et la terre, et au monde céleste.... C'est dans la vie pastorale surtout que la polygamie s est développée comme institution aux jours de l'antiouité dans la race d'Abraham, chez les ismaélites, parmi les pasteurs turcs et mongols.... La raison de cet état de cboses saute aux yeux; c'est qu'une tribu faible (la famille était alors une tribu), c'est qu'une pareille tribu eût couru ris<]ue de se voir engloutie par le nombre de ses ennemis... I! faut distinguer ici entre la vraie épouse, Punique en son genre, réponse souche, la Sara dans la maison d'Abraham , et le nombre de femmes d*ttn second et d'un troisième rang. Voici pourquoi : c'est que de ces différents rangs de femmes sortent différents ordres de populations, remontant k un père comoioo, non pas k une mère commune , inégaux ^n droits, en obligations, en puissance. De U divers peuples qui étaient moins des peuples que des castes, ayant des deroirs distincts par rapport aux occupations de leur vie et aux devoirs envers leurs ancêtres; un rituel distinct les circonscrivait dans la S|>bère de leur action propre. Ces éremas, ees Fkrainei, ces Phylse^ ces Dschanas. d'origine k la fois identique et séparée, sont issus en nriocit^ de la division d*une famille en plusieurs tribus apparentées, fruits de la polygamie. - MARiB. — La prodamalion du dogme de l'Immaculée -Conception a fait redoubler parmi les protestants les injures contre la sainte Vierge; ils sont allés, dans une tiro* chure publiée k Genève, jusqu'k prétendre que, après la naissance de Jésus, Marie avait eu de Joseph d'autres enfants. M. l'abbé Mermillod a réfuté cette erreur dans son livre intitulé : La Vierge Marie et sa perpétuelle virginité. Il prouve que Texpressionde frères, dont se servent les éyangélistes (tour désigner quelques apôtres, ne doit pas être