SAINTETE
ciMur... A€di4 poor ne pas subir cette sentence toojoars vivante, le péthenr s'efforcet-ilde noircir la vie du prêtre... 9i profon* dément séparés par leurs relations et ptfr leur conduite persoiftielie, le prôtré el le pécheur achèvent de s*anathématiser dans leurs doctrines. Contre qui le prêtre exerce* t*itle plus souvent son éloquence? Contre le pécheur. Il le met au ban de rhumanité; il mel à nu ses turpitudes... Le pécheur, de son côté, rend au prêtre la pareille. Il dé* clare son autorité un joug insupportatHe qui n*a d*appuf que dans rimbéctllité des autres^
hommes Oh \ n'y a*t-il pas un abtme
entre le pécheur er le prêtre, et qui pourra le combler? — Oui, il ^ a un abtme, un* abîme infranchissable, si Dieu qui a fait le cœur de l'homme ne Tavait pétri d'uil mys-* térieox levain où peuvent toujours fermenter je ne sai^ ouels retours de la bonne natore. Quel est le prêtre qui n*a constaté dans* sa vie les noêrveiMes de la réconciliation? Ah I j'en ai trop vu pùw ne pas me rétracter, pour ne pas retirer tout ce que je viens de* (lire de ranlipathiiê du prêtre et du pécheur» el pour ne pas d#chirer, une main sur mon eœiir et Tautre sur l'Evanaile, que les plua sincères sympathies dd péoheur sont pom le prêtre, et que les plus tendres prédilections du prêtre sont pour le pécheur. Ces deux hoflinhes sont faits l'un pour Tautre; ils 6*appeUeat l'un Tautre. C*esl en vain qner *>e monde vOtfdratl les séparer. Ils courront toujours l'un vers Taulro à travers tous lea obsiAules , l^an poussé par les tram^portr du zèle et de la charité, Tatitre par les puissants aiguillons' de la conscience; la |)aix et le bonheur du péchem* seront toujours J'aller se jeter dans les bras du prêtre ; la gloire et le bonheur du prêtre seront toujours de presser dans ses bras le pêcheur. » Après avoir fait ressortir ailleurs la grandeur de rœuvre d'un curé ; l'orateur se detioande :t qui arriverait si cette oeuvre était supprimée : « Une révolution du g^re, en sen» inverse, de celle que le christianisme a pro« jiuite dans le momie... Rien ne serait changé > \9 surface oflîcielte des sociétés ; mais on retrait ^f^ nsspect s^affaiblir daïis Itf cité et su fover domestique, robéissancedlsparaf** re, i autorité être contestée, les convoitises ^'éveiller roenaQiintes comme de vieui ser* ^nts longtemps endormis sous la neige ; la corruption des moeurs s'étaler effrontérment >n miner sourdement les générations à leur ^urce ; des ambitions inquiètes s^agiter, les riasses lat)orteuses se soulever; en on mot, »iMi h peu le paganisme reparaître, y corn* >ris eotendez-moi bien» le monstruosité des «fleurs et Tidolêtrle. »
SAINTETÉ. — Le P. Félix dit dans sa >remière Conférence de 1858 : « Ce qoe le »<'inire ne peut montrer sur la toile, le soul|)eur sur le marbre, le poëte dans ses chants, orateur dans ses discours, le Chrétien a la ^K-ation de le montrer dans ses actes. Oui, Hoi Chrétien, j'ai cette vocation dKRcîle mais iiihtime, faire mof-même de uioinuême un lurirait de Jéses^Christ. »
Puis, il mènire que \é sainteté est nonseulement l'idéal, mais le liesoin du Chré-^ tien 1 « Comme toute |)leMe<^ppe)te sa rosée, toute fteur son sbieil, toute vie son atmo^ sphère, mon christiarfisiiie appelle la sainteté. *
Pootquoi cefaf Farce qtfe Jésus-Christ vit tellement en nous : « Le naturalisme, c*est Kbomtee dépouftUé dèsurhaturel, et déca-
Pité de Jésus-Christ ; le christianiame c'est homme têtudn surnaturel et couronné de Jéses-Christ. MÊlki rhtre ChtiitUi eit. (PJW- Kp. U^i.) O Paul, 6 adorateur, 6 amant passionné de Jésus-Christ, l'en croîs au cri de tot^e ême: j'en crofs è rafflrraation, je défraie pl'ulêl dire h Tenthouisiasme de mes frères les saints; j'en croi^ au témol^Mge de mon âme, qui s'anime poitr affirmer devant vous \e mystère de sa prof>re vie; j'en crois au tressiai Dément d^ mes lèvres
Îui vibrent, en prononçant cen mots, au souf*e miAme de Jésua^Christ ; j*én crois' enfin h Tassentiment unanime etsym{)Bthique dé tant de^ cmurs qui viennent Ir ma remontre el semblent me dire en reconnaissant dans cette parole le t^riaorti d'eut-mèmes: Ouf» la vie du Christ est en- noita, et notre bonheur et notre joie est de nous sentir avec voua dans l'unité d^ cette fraternelle tie. Frères (qoel autre nom puis-je vous domiêi* an parlant de ce mvstère où gît le secret de notre fraternité), frères, vous avez raison; oui, la vie du Christ est en vou*s, eC votre vie et sa vie ne sont pas deux vies, maïs une seule vie. Ghri9tu$ rvie eatlnt. ( Coltnê. m, k, ) ¥
L*orateur montreenaoke, parr rbistoirey la sainteté dans le christianiame, et il continue :« Kt aujourd'hui même, au milieu de ce siècle dont je vous m révété les plaies profondes et les raèleidies fliorales, croyezvous eue nous devioiys désespérer de la saiiiteté chrétienne? Croyez-vous que dans ces jours mauvais, nous n'ayons plos de saiuta? Des saints 1 ah I le Ciel en soit bénil j'en ai rencontré dans ma vie, et, comme h tous les âges de l'Eglise, je les ai rencontrés sous Ions les costumes , à toua les ran^s , d»ns toutes les conditions, et en reconnais» sent en eux ùes frères héroïques, j'ai dit en souriant à ma Mère l'Egtiae catholique : ÂÊére , f oye;E bénie ; eotit iU9 tm religion det emus. »
^ M. Schmbel (bnlvara du 10 otnobre 17) répond ailisi k M. Renan qlii |>rétend faire du dhnistianitfme en iirodoit de PIm»* manité : « Qu'était alors le monde connu, Tempire romain? Quelétait son état moral et social aux envircMis^do notre ère> et longtemps encore a(>rès? Le paganisme avait perverti la société à* nii point qui nous paraîtrait impossible, si les monuments n en attesUrent la réalité. L'inCantiride et la so-* domie étaient devenu> des lUNtiiutions imhliqnes, (PLurimcii. Xyc., 1^; Solon.^\\ JEtthifk. , Tim. , Or. Ait. B; ^ Seetos Kmpiric, Adv. Eihic^ 1M; — AvloGcllk, 15, t-1;— CicEa., Ad AU., I, !«• — Baiftc. t^\%L Vt , 95*, — SuiT., OaMv. 96, Calig. S.
— JtVEM., 2, 117. êegq. — WUbt., 12, fâ; — Paol., IHg. 82, 2.) La fi-mme était profondément avilie. (Plat., leg. 6; — Aristot., 1, 5; — PLâUT., iierct &., 6, 1 êeqq. — Dio Cass., 56, M : Plut., Lyc. ik, 15.) Le ménase s*était changé eu prostitution (Srnbc. De 0enef.fSfi6,) La prostitution et touteslesobscéoités faisaient partie du culte ( Luc.» De dea Syr., 6;— Euseb., VUa Const. 3, 56:
— Luc, Amor., 53.} I^ mutilation volontaire était pratiquée pour plaire aux déesses (TiT. Liv., 37, 9; — Magrob., Sat. 1» 23; — Luc, De dea Syr,^ 10), pour satisfaire la bestialité (Cigbr., Pro Miione^ 21 ; Senbc, Rpist. &7), les boucheries d*hommes offertes comme passe-temps (Senec, Bpist. 7 ),.. la luxure et les exactions érigées en moyen de gouvernement (Tacit., ÀnnaL passim:
Hiit.,k, 64.; AgricoL, 16-21,38), Thomme était estimé un produit du sol (Censo- Riif., De die nat/k^ — Théodoret, Therap., Fabrit., imcripi. on/., 5, n*' 387) ; et son Ame passait pour une émanation de la cer* velleoudu sang, ou était définie comme une simple qualité (Ciger., Tuêcult 1 9. seqq.; — Benbg. Epist. 88; — Pseud. • Pldtarc.. De plae. philoe.^ 4, 23 ). »
H. Scboobel montre ensuite que l'état de la nation juive n*explique pas mieux la naissance du christianisme ; car les Juifs ne s'attendaient qu'à un Messie temporel, et quand le vrai Messie parut, ils le crucifiérenL Puis il réfute cette assertion de M. Renan, que« la légende de Bouddha ressemble le plus, |)arsou mode de formation, à celle (lu Christ, comme le bouddhisme est la religion oui ressemble le plus, par la loi de son développement, au cnristianisme. » 11 montre qu*il y a dans le bouddhisme des éléments moraux, restes de traditions spirituelles primitives, qu'on ne trouve pas dans le védisme, et que Bouddha a sans dcute puisés dans la Sogdiane, où régnait la doctrine de Zoroastre. 11 coniple parmi ces éléments, Tégalilé d'origine de la race humaine, le péché originel, la réhabilitation de TAme par la vertu. Il ajoute : « Mais si le bouddhisme touche au surnaturel par ses origines, comme toute autre religion, il s*en éloigne tout è fait dans la forme que lui a donnée son fondateur, il est extrêmement philosophique et rationaliste, ou pour mieux dire, puisque ces mots réveillent des idées trop modernes, le caractère qu'il revêt est purement humain ou naturiste. Le but <}u'il propose à ses sectateurs est l'obtentiondes vertus morales, de bienveillance, de la force d'âme, de la patience, de la libéralité, de Tabstinence et de la connaissance, et au lieu de donner à ces vertus une sanction surnaturelle et divine, il les fait aboutir au nirvana^ c'est-à-dire, à une abstraction physique, le retour de l'homme à l'état d'élément. Délivré ainsi de la possibilité de souffrir, il iouira à jamais de la plénitude d'un bonheur qui, comme on le voit, est absolument négatif.
« Eh bien, cette doctrine a subi des additions si nombreuses et si disparates, qu'elle
est devenue comme le pot-pourri de toutes les religions, depuis le christianisme jusqu'au letichisme. D'un développement proprement dit, il ne peut en être quiMioo f^our le bouddhisme. Il ne s'est pas déveoppé, il s'est étendu, il a juxtaposé par amalgame, à l'abri du nom de Bouddha, les croyances de tous les pays oi!t il s'est trouré établi. Avant qu'il ne fût sorti de l'Inde, il s'était donné un Dieu suprême et toute une hiérarchie de dieux, ce qui est tout à fait contradictoire avec sa doctrine primiti?e; il s'était forgé une sorte de Christ, il avait constitué à son fondateur une légende miraculeuse, dont une partie est calquée sur l'histoire de Jésus, il avait accouple la fa* talitéavec la liberté, l'idée de rilliision avec l'idée de la réalité, la magie avec la science, l'adoration de la matière avec la dévotion pour des êtres d'un idéalisme raffiné; pois après être sorti de l'Inde, il a succombé, dans chaque pays où il s'est transporté, aai influences des religions et des opinions qu'il y a trouvées établies. Il est matérialiste en Chine, idolâtre dans la presqu'île Transgangétique, sorcier chez les Tartares, mo* nacal à Ceyian, pastiche au Tibet, et le sort du Bouddha est analogue è sa doctrine, Les uns l'incorporent dans la personne da grand Lama; les autres dans uue idole; ici H devient une formule, ailleurs le fils d'une nuée; enfin, il n'a partout que dissenblaxce incohérence et contradictiOD ; l'unité ne s'y trouve que dans l'absurde. »
— Nous lisons dans un journal allemand : « Que de fois on a objecté aux Catholiques d'Allemagne, la prospérité de l'Angleterre, contrastant avec la décadence de l'Espagne et de ritalie, pour offrir au protestantisme la couronne politique et sociale. Nous voyons enfin à quel prix cette prospérité a été atteinte . Depuis un an les journaux urolestants ne cessent de se lamenter sur U ruine inouïe de la morale en Angleterre, et d'en rapporter mille preuves. Il y a quel;
Sues semaines, le Kreuxzeilungf prouvait 'après la statistiaue criminelle Que l'Angleterre occupe le dernier échelon de la moralité en Europe, tandis que la Prusse rhénane possède le plus haut degré. Onze pour cent au moins des criminels sont audessous de dix*sept ans, en Angleterre. Le nombre des récidives a quadruplé en l^ans. Les compagnies d'assurance sur la vie ne veulent plus garantir des primes sur I existence des proches parents, tant il a éii commis de crimes pour hériter desassof^* Le Timei parlait dernièrement des empoisonnements secrets qui se multipliaiem comme la peste, plus nombreux que dans l'ancien monde païen. D'immenses trotnr^ ries ont altéré la confiance dans la loyauie commerciale des marcbandst qui était proverbiale. Dne commission parlementaire nous a appris que 99 boutiquiers sur IW falsifient leurs marchandises à Loodre^i jusqu'à vendre parfois des aliments empoisonnés. Les suicides sont innombrables..- A quoi donc l'Eglise éublie a-i-elle emi^lojfe
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