SAINTETE
depuis trois siècles ses immenses ri« chessesf » [FeuilUi hùtoriquei de Munich.)
- L'Vniver$ du 25 juillet 1857, publiait la leiire suivante, écrite h propos des gravures indécentes de Holywell -Street:
« Le mal, » dit un Anglais.* n*est pas chez nous plus grand qu'en France ou en Allemagne. Je ne pense pas d'ailleurs que le protestantisme puisse tirer avantage de ces apparencesde moralité publique. Il est dans le génie du protestantisme de cacher une corruption profonde sous des dehors décents. Il vise k rendre la population reipectable et confortable, comme disent les Anglais. L*Rglise catholique est certainement bien éloif^née de rejeter cette respectabilité et ce confortable; mais elle ne pense pas que son but soit de travailler directement k ce résultat, pas plus qu'elle ne travaille directement k rendre les hommes riches, bien portants et beaux. Son but est avant tout de faire des eainii; ses efforts s'emploient surtout à maintenir ses enfants dans la grAce de Dieu. Le protestantisme ne vise pas si haut; il est satisfait quand il a obtenu le plus haut degré possible de décence extérieure, de respectabilité et de confort. Ainsi s'explique cette honnêteté relative qui paraU en public dans le suiet même qui m*occupe ici, malgré les progrès de la corruption chez nous. H 7 a peu de protestants qui soient aussi profonuémeut corrompus que certains mauvais Catholiques, je l'avoue, mais bien
Ceu aussi atteignent a la pureté de vie d'un on Catholique ordinaire, aucun n'aspire k la sainteté* Pour conclure, j'ajouterai qu'on trouve, même dans Ias librairies les plus honnêtes, les Œuvres de nos auteurs classiques,dans lesquelles on rencontre plus d'un passage qui offense grossièrement la morale. h parle de nos auteurs anciens, car, grkce àDieu, notre littérature moderne est exempte de ces souillures, et on doit en partie k Walter-Scott cette amélioration de notre littérature populaire. Deux poètes surtout, Dryden et Pope, ont écrit des pages vrailuent honteuses. » Nous ajouterons que l'excès même de corruption que l'on trouve chez les nations catholiques est une preuve (ie plus en faveur de la véritable Eglise, et l'eUe considération est de la plus haute im)K)rtance pour détruire les fausses conséquences que les protestants tirent souvent des désordres qu ils observent en France et en Italie. En effet, pour un raisonneur superficiel, il semble très-logique de dire : « Il y a plus d'impies, de blasphémateurs dans les pajrs catholiques qu'en Angleterre : donclareligion catholiquen est pas la plus propre k sanctifier les hommes. » Ce raisonnement n'est au fond qu'un sophisme. Car c'est une loi de la nature humaine, que le plus grand mal s'y trouve toujours en fkce (iu plus grand bien. La raison eu^est simple. Dans tous les pays du monde, il rè^ne dans certaines kmf^s un esprit d'opposition k la vérité. Lorsqu'une religion, comme Pang^icanisme, ne possède que partiellement la vérité, ceux eo qui se personnifie l'esprit
d'opposition, de négation, ne se mettent point par ce fait en lutte avec la vérité totale;' ils ne rejettent tout au plus qu'une vérité altérée, amoindrie... Au- contraire, dan^ les pays catholiques, les hommes qui occupent le pôle négatif de l'intelligence,, ceux qui se révoltent contre l'enseignement révélé ne peuvent s'empêcher d'aboutir k l'extrémité de Terreur, puisqu'ils s'attaquent k la vérité complète. En face d'une allirmatiou sans lacunes ni méprises, ils sont condamnés k la négation totale, et c'est ainsi (^tie l'excès même de leur égaFementfournit uiae preuve k la religion qirils attaquent. 11 se-j rait facile d'appliquer k la vertu le raisonnement qui vient d être fait pour la vé^rité. !
— Le major Fridolin(itevu« deg deuxmon-^' det^ 15 décembre 1856), après avoir parlé de l'infanticide chez les Khonds, continue ainsi i « Chez les Rajpoots, he père n'est souvent pas consulté, et te nouveau-né est mis à mort par la mère, ou dans hss familles de. haut rang et de fbrtune, par les serviteurs, avec moins de formalités et plus d'indifférence que l'on n'en met k supprimer une portée importune de jeunes chats ou de jeunes chiens. Le mode de destruction, varie suivant les localités et les ressources du moment. Ici Kenfant est étouffa au moyen du cordon ombilit^al; Tk itest nové dans une fosse rempKe de lait : une (illule mortelle, ou, détail plus horrible encore, un poison subtil appliqué au sein de la mère accomplit bieu des fois l'œuvre homicide. Souvent enfin l'enfant est mis dans un panier, d'où il ne sort que pour être jeté dans un trou ou abandonné en pAture, dans un endroit désert, aux tigres et aux chacals. »
Le êuttée^ ou sacrifice des veuves, est trop connu pour qu'il soit nécessaire d'en parler. On lira avec intérêt les lignes suivantes que nous empruntons au même écrivain sur les Tkuge, société secrète de meurtriers: « Au moment d'entrer en campagne, le premier acte des Thuge réunis est de rendre hommage k la déesse (fcali ou Bowhanée), qui prend soin elle-même d'indiquer par des présages la route qui doit être suivie. Chaque meurtre est accompagné de cérémonies en l'honneur de la divinité tutélaire, et la part de butin de la déesse est religieusement donnée aux prêtres ou chame initiés aux mystères du culte, mvstères interdits aux autres Thug», qui se divisent en bouthotes^ entre les mains desquels le fatal mouchoir devient un arrêt de mort, lughae ou fussoyearsy experts dans Fart de creuser des lombes invisil>les, et en soolAos qui jouent le rôle le plus im^iortant dans cette communauté mystérieuse et terrible. Le procédé des Tkuoê est uniforme; jamais ils n'emploient laviuleace ouverte; tout meurtre commis par eux est préparéde longue main; la ruse, l'hypocrisie ainsi que l'indique leur nom, dérivé du verbe hindoustan Tkugna^
3ui signifie tromper, sont les armes les plus angereuse des Thuge. Malheur au voyageur qui prête Voreille sur la route aux avances et aux paroles mieilleuscs dea aoo-
DICTiONNAIRB MI KUIALLELE.
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ihnsIA un endroit désert l<^moîn de bien des cnCQCtre*:* lorsque \s\ nuit est noice, au milieu d*une conversaiion aoiicak et de chants joyeux, le signal est donné... Bientôt îes victimes sont empilées, faces contxe pieds dans une fosse prépAirée h TavaiUce ; on leur ouvre |e Tentre è coups de pieux pour prévenir tout gonileQfient de terre révélateur, les luQhas recouvrent la (o^se de sa-, ble et la bande va se réunir 9 un endroit peu éloigné, poujr rendre à Bowbanée les. actions de grAr^s accQutunoées.. »
Après quelques détails sur les daltyxéas. ou empoisonneurs, et les dacoits^ èspèca do chaufffc'urs. Fauteur continue : ^ Poux donner une idée exacte des criniea qui &a coinuicitent dans Tbide il faudrait encore dresstîr non-seulement la list^de cette iristt. progéniture de la misère et des passions, — le meurtre, le viol, le faux, le pa'rjuje, Tadulière, —mais faire remarquer qu,e les.
crimes de Tlndie .sont empreints, d'un caractère de férocité que Ton ne rencontre p^. daos la société européenne.... Soit que le. sens rooral de rindlen ait été dégradé par des siècles d*abrutissanle tjraniûç, &ûit que sa chair et ses nerfs soient plus rebelles aux souffrances que la chair et les nerfs de Tbonirae d'Euroi^e, riustinct dîe la torture semble inoé dans Ijes populations natives. Le pèrQ punit son fils yicieui en injectant, du poivre, rouge dans ses yeuj^; un fripier a-tril à s^vir coatre un serviteur, infidèle, il Texpose des heures entières en SIein soleil, brasetjapbes liés, ou renferma ans uQ éiroit réduit sur un Ut de chaux en poudre* 11 est, dans les m(eurs de la p(h lice pour obtenir des av£ux d'appliquer \{^, moxas aux prisonniers et de Ijqs suspen<lre par les cheveux et les moustaches... Pas. <nlants tuent souvent, un petit camarade,, en introduisant dans ses entrailles, un bdton. eOil^, pour s'approprier ses bracelets et se^ colliers.
La plus grande partie des crJmas^ dit encore Tableur, reste inconnu^, grAoe aux^ habitudes de parjures générales daus Tlnde, et TomnipotencQ odieu&aides brahmes entretient une abjection dégradante. « Les citrouilles^ les chouettes, les chacals, les plus liumbles ustensiles du ménage sont érigés en divinités, et adorés sériei|sèment comme telles à (les jours consacrés. Autour de l'enfant résonnent sans cesse dés chants ob* scènes...» Ajoutez... l'abandon des malades et Texposilion des morts au l>ord des fleuves;, ajoutez que, dans la famille indienne^ ta mère est réduite au. rôle le plus oégradé...,. et vous devrez logiqueo^ent et tristement conclure que l'éducation. intin)e de. la famille est exclusivement faite dans. l'Inde p'tur dépraver le jugement, pervertir la raison, atrophier les sentiments de bonté et de justice innés au cœur, de Tliomme : aussi ne doit-on ()as s'étonner que le mensonge, le hideux mensonge, soit è l'ordre du jour dans cette société bAtie sur l'imposture. • L'auteur termine en reconnais.sanl quelques bonnes qualités chez les Indien,^, par exemple
ledé vouement chez \iès domestiques H terc vpect pour les femmes européeooes, •l»!igcti quelquefois (te faire seules de longs voja^. SCHISMATIQUES, — Le compU uam suivant, que nous empcuntens à It Jkc«r Qalkoliqu€ de Louvain (janvier 1836 ^ (en connaître un livre qui jette uo grand >m; sqr les causes du schisme grec
VEglise orienlate, exposé bistoHqae de sa %épn. tiori et de sa réanion avec Cfîte fie Rome. — W^ eord perpétuel de ces denx Egfnes diu H dogmes éii la foi. ^- Lji €:iBUiittaMMi 4e \m iiaiim». — l/apMliste de cletgé de GmisiaMn^- #le de l'Eglise de Bome, m «iolatk» te ia»-il^oiifi de CRgjlwe orienAale a( ses veMlioai castre. L>& Chréiiens de ce rit«. — Seula ai»yaispr»> Ucables piiqr rétablir l.'onke dans Ti^Uâe&natale el armer par U k runion générale d a b restauration socrale de tous les Cliréueiif, \x JacqtKS G. Pitzîpios, ^tidatmir de b sncffle cdiH'liefMie CMieiilale. -- Rome, imprimerie et li Pttopil^aiide, ISjSw
« La féparaUon de3 dfux Egiiut di lum et dfi ConslatUinpple ne fut point prat^if, comme il esx tien natoiret par des aisintmt religifiuêu^mais uniqiuemcnl par du Mftp provenant aiméréU personneû ei moftdsu.
Cest à de pareils motifi, fu^on éoik (U/niur oxcore le »chi$mje actuel^ ainsi aue U$ if^ de toul^ espèce que le clergé àe CoMMtinople avait faits pour f imposer aux (Vitiens sous, sa juridiction^ et contiMue it fst^t ajuiourd'bui pour le soutenir et le cosuama, tnistaire de tot^s les faiU relatifs i es truu sujet altesie de ta nmnière la plus ouMotigufi cette déploxable • mais inc^nteslabU tfrxU.
a La Société cbrétienjue orûntak vital (ie poser» en publiant Touvra^ oue nous aanonçous,. la première pierre de soo ceum de persuasion^ d*unité et de charités CAnt>r- Uiémeni. h son prograoune, publié à Parts ie 12 oaobre ijioi. En attendant qu une éul< spéciale soit consacrée h ce l>eau livre, a important pour Tbistoire de TEglise et tia traditions apostoliques qu^ellecon serve, nott»
allons faire brièvement connaître le conuu de chacune des quaire parties du travail de M. Pitzipiost qui en prépare lui-iuémt uot édition grecque.
« f^ première partie intitulée iSéparûiin des 4^ax Eglises^ contient un exposé cbiret priScis des vrais motifs de cette sé|>aratiûo, des sophisques employés par ceux qui avaieiiJ Lntér>èt à la maintenir, de» circensianceil» li tiques qui menaçaient Tuoité de TEi^l^^ des différences qui furent introduites aprt^ la séparation. L'auteur montre par les in>ttutions de TEglise orientale, par ses «u-:leurs les plus révérés» par ses prières, ^^^ rites, ses traditions, qu'elle a conservé j«*qM*aujourd'hui tous les dogmes de la lui i*";' que Rome les profosse. Les différcncf* n.» ont jamais été acceptées solennellement, <*a même tolérées ofliciellemenL Elles ont uwjours conservé leur caractère: primitif* ce*!* à-dire, celui d'opinions purement l^^f" nelles du clergé patriarcal JeCoostannooF* inJ4»o$éeSa par abus, du {K>uvoir tcaj^iorci »
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