‹ Dictionnaire du parallèle entre diverses doctrines philosophiques et religieuses, d'une part et la foi catholique de l'autreChapitre 73 sur 87 · SOCIETES SECRETES · texte numérisé non relu

SOCIETES SECRETES

liTS

ipirituel* aux Cbréiiens du rite oriental.

< I^ secoQde partie a pour titre : Réunion des deux Egjtuet. Cette réunion» soienaollement proclamée au concile œcuménique de Florencei^ es 1439, existe de droit jusqu'aujourd'hui, et n'a été modifiée par aiu^on acte postérieur. L*Eglise orientai a pris une part active i ca coaciiet et a donné un plein eoaseolemenl à la définition de Coi qui y a élé arrêtée, et qui conserve toute sa force canonique et légale. Les effets da Tacte de réunion, sa publicaiion« son exécution dans tout rOrienl, et les attaques auxquelles il ne cessa d*être en butte» terminent celte deuxième (lartie.

« La troisièpoe coacerae rapostasie dju^ clergé de ConsUuntùkQfit. Cesi à la fois Tbistoire fK)litjqiie et religieuse de tout ce qui a ^té fait par le> pouvoir temporel, et ceux qui ont accepté sa domination contre Le concile et contre Ronae. La prétendue orUiodoxie de ce clergé, docile instrument des sultans, et avide à profiter» pour lui seul» des avantages que les réformes modernes accordent aux Curétiena d'OriecU« a été i*objeL des plios minutieuses et. des plù« curienses iAvestir> galions.

« La quatrième partie recherche Us seule' moi^nspraiicùbUspoiir remtlire l'prdrs dans CEgliie orUtUaU^ Le rétablissement de fait de l'union, existant, en droit entre les d<eux Kglises, est noa-seulement conCorme à Tur nité de rEglise« cojamandée par son. divia Fondateur, mais ennore nécessaire à tous les inlérétasociaux des Chrétiens d*Orient.Beaur coup d'ol>fitacles tiennent, à la fois à la politique et k Teaprït de secte. Les intérêts de l'Eglise sont ici pleinement en harmonie avec tous les grands intérêts religieux et sociaux de Thumanité, et la réunion dea (leux grandes Eglises aura une influeiwe considérable pour Tunion générale de tous les Chrétiens » qui en serainfaillibleineiit la conséiioence.

< Diverses sectes protestantes, et surtout les réformés de France, U grande assemblée (les protesianls de Prusse à Berlin en ISSfc, ont Qiis eo sérieuse discussion la réunion des deux ^lises et des protestants. Ces sym|it6mes peuvent faire &»fiérer les plus lieureui; fruitSi si Tunilé chrétienne, qui doit commencer par l'Orient» devenait une réalité.

« t*auteur s*est servi à dessein du mot KJise oritnt&Ut au lieu d*Eglise gresqtse. T<>ulo8 les Kglises d*Orieot pneanent eooore aujourd'hui lenoin d*Eglise orteiUa/0, et le gouvememeiit ottoman ne connaît le patriarche de Constanttoople, que sous le nom <ic Patriarche des Romains (Hoâm-Patnck).

« Lu travail de M. Pitz^ipios, d'une luoi* (hté remarquable pour un é('>rivaifi d'Orient qui emploie la lan,^ue française, es4 riche en faits et eu doeements, tous puisés à des sourees pures, li n*est pas besoin de Caire remarquer qu'étant publié par la Propegan<ic, il a été revêtu de toutes lesappro* ballons d'usage. »

SOCIfiTJS. ^ifiCRSTES. -- Nous rangeons

l'afflliation volontaire aux sociétés secrètes parmi les actes opposés h la loi de Dieu^ et |)ar conséquent, parmi ceux qui doivent être stigmatisés dans un traité complet de morale chrétienne. Toujours l'Eglise a manifesté sa désappffobation peur ces associations, ténébreuses qui n'osent produire au grand jour leurs intentions. Le plus vulgaire bon seus suffit pour apercevoir ici encore la sa^ gjesse de l'Eglise. Quel est le caractère fen* daoïental des sociétés secrètes, leur trait, dominant ? C'est la promesse que font les initiés^ quelqiieCois sous, les serments les plus terrioles» d'obéix aveuglément à la volonté descbe6^que41esqiie soient les déeisions qu'ils prennent II n'est persoune oui ne voie aussili^t ce qu'il j a de profunaément iuuiioral dans une telle promesse. Tant que les sociétés seerèles ne permeuent pas à lears initiés d'exprim^^r cette restrictiott : Efi to\H ce qui nest^ pas conlrweà le M de lH£Uf le ffiOMliste les flétrira, ceonne poussant les hommes à s'enga^r è (aire le mel» le cas éebéant..

Notre siècle de réiFatutions^ a vu. nelire et mourir en masse les sociétéa secrètes. L'une des ptos Qonnues e&l celte îles francs^nui** çons; elle est à-eetre avis^ luie des plus dangereus^ipréctséoient parce que son anti* quitéi. le rang de .ses aéeptes, sa modénr* tion relative, lut denneni une apparenee trop favorable aux yeux du grand nombre. Une cireonstanee fort simple explique l'erreuc de ceux qui croient qœ eette socténé' n'esipas dangereuse; c'«stqu'en elle, cornue dans> les autres sociétés secrètes^, il y a plissieuf'S degrés, plusieurs graées,. et que les initiés des derniers grades ignorant les pro^ jets subversifs de» grands maîtres de l'ordre. Ou ne leur révèle des doctrimis du parti queoe qu'ils fleurent eu sai^eir sans Touluir rompre aussitôt avec une seete antisociale. Souvent mème^ on les reçoit en ajv parenee dans les grades les ph» éleviés^ afin de les nieuz tromper, et de s'en ftire «les instrumentspius sûrs ; msi»hi Téritarble f)ensée des cfaeœ, le but réel- de l'institution, n'est rérélé qu'aux honnues sur lesquels on croit pouvoir compter, et encore, avec un tel luie de précautions centre les indiscré-^ tiotts, qu'U a fiiilu un miracle de la Provi-i denoe |iour que des révélations irrécusables vinssent de temps è antre dessiller les yeux de ceux qui eherehent è s'éclairer.

Si l'on prenait le mot de société setfèi& dans son sens le plus général, il pourrait fournir la matière d*un volumineux traité. Le christianisme lui-même apparaîtrait à rétat de société secrète, dans les pa^s et dans les temps où la persécution Ta obligé h se réfugier dans les catacombes ou dans les forêts. Les mystères des religions païennes se présenteraient aussi naturellement è l'esprit de Técrivarin. Mais ces rapprochements ne reposent pas sur une base solide. Les so-

I <'.iétés secrètes, comme on les entend aojonrd'hui, ne sont autre chose qu'une réumon d'hommes conspirant dans Tombre peur

^ rentepser l'ordre existant en refigion et en

nso

politique, au contraire, les collèges des savants qui conservaient dans l'antiquité des doctrines secrètes, faisaient partie de l'ordre existant et reconnu ; souvent mâme ils formaient la première classe de la nation, et ne retenaient la vérité captive (Rom. i, 18} que

f)Our perpétuer une influence acquise depuis onçtemps. Les myitères auxquels n'étaient initiés gu'une partie des citoyens, étaient des rnstitulioos publiques, à telpoint que l'initiation, devenant de plus en plus accessible à tous, il vînt un temps ou ces fameux myi' tires n'avaient plus de secrets pour personne. Aucune pensée d'hostilité contre Tordre existant ne s'y mêlait. Il y eut, sans doute, dans l'ancien monde, des partis gui, pour s'emparer du pouvoir, manœuvraient dans l'ombre. Le secret a toujours été une arme d'opposition, surtout pour ceux qui ne pouvaient avoir recours à la publicité Mais on ne voit nulle part, dans 1 antiquité, des sociétés secrètes s'organiser pour saper les doctrines régnantes. Ceux même qui sentaient le faible de leur culte national, n'avaient pas assez de courage pour désabuser leurs concitoyens ; et nul m(»tif humain ne pouvait les exciier à combattre une religion

Ïui ménageait toutes les passions humaines, 'est ce qui nous fait penser que les sociétés secrètes, proprement dites, sont une arme nouvelle que le génie du mal a inventée pour comtûittre le christianisme. Il fallait que la divine religion de Jésus-Christ essuyAt tous les genres d'épreuves. Elle eut d'abord à supporter le plus çrand effort que jamais gouvernement ait lait contre une doctrine ; quand elle eut converti à sa cause les gouvernements, il fallait qu'elle eût à lutter contre une opposition qui fût dans son genre ce que les persécutions des Ce-* sers avaient été dans le leur, c'e»t-à-dire, un fait nouveau, ou au moins un fait ordinaire porté à des proportions inouïes.

Le christianisme lui-mdme, avons-nous dit, dut d'abord se cacher. Mais ce qui le distingue des soeiétée eecrite»^ c'est qu'il ne se cachait que pour se défendre. H availhieui il est vrai, la prétention de transformer le monde ; mais, outre qu'il avait Je droit de poursuivre ce but, il ne voulait l'atteindre que par des moyens dont personne n'avait rien à redouter; d^ailleurs la transformation qu'il entreprenait, respectait tous les droits acquis, et devait avoir pour résultat, non -seulement probable, mais eertain, le bonheur de la société. Les âoeiélée secritee proprement dites, sociétés si funestes à la société publique^ ont toutes été dirigées contre le catholicisme, et inspirées par des doctrines hostiles au catholicisme. L'Eglise les a toujours combattues non-seulement fiar des anaihènies, m^is surtout par une admirable institution qui offre avec elles une certaine analogie, malgré de nombreuses différences; nous voulons parler des ordres religieux, qui sont aussi de petites sociétés dans la grande société; qui gardent aussi, jusqu'à un certain point, le se4iret sur leurs règles, et qui sont souvent secrètes etm-

connues pour les mondains, parce qu'elles évitent par l'humilité l'éclat et le bruit.

Nous sortirions de notre sujet, si nous entreprenions de donner ici des détails historiques sur les sociétés secrètes. Nous ne 'levons rapporter que les faits indispensables pour établir nos assertions. Or l'histoire proclame oue si le catholicisme a toujours condamné les sociétés secrètes, lesdoctrines hétérodoxes les ont toujours favorisées.

Une foule d'hérésies, celles du xn' siècle entre autres, n'étaient autre chose que des sociétés secrètes. La même époque nous offre, dans les Templiers, l'exemple unique peut-être, d'un ordre religieux, qui se transforme, par suite de son contact avec l'islamisme, en une société secrète des plus dangereuses. Mais c'est surtout depuis I établissement du protestantisme, et le développement de l'incrédulité que ces funestes sociétés ont pris un grand essor, et ont acquis une influence considérable Les compagnies de francs-maçonSf qui, au moyen âge édifièrent nos cathédrales, perdirent peu à peu leur caractère de confréries chrétiennest et se métamorphosèrent, sous rinfluence de l'hérésie, en associations révolutionnaires. Plusieurs savants croient que le mouvement partit de l'Ecosse; mais tous reconnaissent

aue son développement fut en raison directe es progrès du rationalisme. Jusqu'ici, le.< gouvernements et les francs-maçons ont cherché à se tromper mutuellement : jeu périlleux, qui pourrait avoir pour la société de tristes conséquences. Tandis que les francs-maçons flattent les ministres et les princes, en feignant de leur confier les dignités de l'ordre, les gouvernements tolèrent ces associations ténébreuses dans l'espoir de s'en faire un instrument, ou au moins de participera leurdirection,etdeles empêcher d'être nuisibles. Dans cet assaut de ruses contraires, les sociétés secrètes ont eu presque toujours l'avantage, et c'est un motif puissant pour décider leur abolition. A part certains pays, où les circonstances les ont rendues irioffensives (et par là même inutiles et sans objet) elles ne cesseront, tant qu'elles seront tolérées, de semer ao sein des peuples des germes de malaise, d'inquiétude, d'opposition, de démoralisation et d'impiété.

— Mgr Rendu, évêque d'Annecy, a publié dans les Annales catholiques de Genève, un travail intitulé : Où en est la révolutiim. Nous en extrayons les passages suivants sur les sociétés secrètes :

c A l'exempte de la société oflicielle, la société clandestine a son organisation, sa hiérarchie, ses chefs, ses sujets, sa police, son budget, ses iinnûts, ses assemblées, ses délibérations, sa lé^slation et sa pénalité, qui va jusqu'au droit de vie et de mort.

« L'action des sociétés secrètes sur la chose publique est considéi'able; mais elle n'est pas comparable à ce qu'elle opère sur

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