‹ Dictionnaire du pêcheur: traité complet de la pêche en eau douce et en eau salée: histoireChapitre 24 sur 118 · BARBEAU · texte numérisé non relu

BARBEAU

rochers saillants , et ils 3e tiennent sous cette sorte de toit avec tant de constance, que lorsqu'on fouillç leur asile, ils souffrent qu'on enlève leurs écaille*, et reçoivent même souvent la mort plutôt quç de se jeter contre le filet qui entoure leur retraite, et dans les mailles duquel le rayon dentelé de leur dprsalç ne contribuerait pas peu à les retenir.

Ce poisson est commun dans plusieurs riyières. Il respire l'eau et la rejette avec beaucoup de force, $e sorte qu'il la fait bouillonner, peut-être parce que l'ouverture de ses ouïes est petite, ce qui fait probablement qu'il vît quatre ou cinq heurts hors de l'eau.

On en prencj qui ont depuis un pied jusque deux jhçcU £t fleuri 4© longueur, I^a chair des barbeaux f$t très^blanche , délicate et de bon goût, principalement celle qui recouvre les grosses arêtes qui forment la capacité dç l'abdomen ; & cette partie elle est plus ferme que vers la queue, où il y a beaucoup d'arêtes fines et iqcommodes. I^a laite, dans certaines saisons, est grosse, plus rouge que blanche et bonne à manger. A Fégard des œufs, on les jette, parce qu'on assure qu'ils causent des tranchées, des vomissements et des diarrhées. — Les pêcheurs disent que les barbeaux se nourrissent de petits poissons , et qu'ils se jettent avidement sur la viande lorsqu'ils en trouvent. Il en est d'eux comme de presque tous les autres, ceux qu'on pêche dans les eaux vives, et sur les fonds de roche sont beaucoup meilleurs

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