‹ Dictionnaire du pêcheur; traité complet de la pêche en eau douce et en eau salée, histoire, mœurs, habitudes des poissons, crustacés, testacésChapitre 28 sur 112 · CHABOT · texte numérisé non relu

CHABOT

Cottus gobio. — Bull-head, en Angleterre. — Messore, dans plusiei^s contrées de l'Italie.

On trouve ce poisson dans presque tous les fleuves et tous les ruisseaux de TEurope et de l'Asie septentrionale dont le fond lest pierreux ou ^ablonneuj^. Il y parvient jusqu'à la longueur de deux décimètres. Il s'y tient souvent caché parmi les pierres, ou dans une espèce de petit terrier; et lorsqu'il sort de cet asile ou de cette embuscade, e'est avec une trèsgrande rapidité qu'il nage, soit pour atteindre )a petite proie qu'il préfère, soit pour échapper à ses nombreux ennemis. Il aime à. se nourrir de très* jeunes p<rissona, ainsi que de vers et d'insectes aquatiques ; et lorsque eet aliment lui manque, il se jette sur les œufs des diverses espèces d'anima^^x qui habitent dans les eaux qu'il fréqueute. Il est très* vorace; mais la vivacité de ses appétits est ifo§ éloignée de pouvoir compenser la petitesse de sa taille, de ses mauvaises armes et de son peu de force, et il succombe fréquemment sous la dent des perches,

GHEVENNE. 115

de$ saumons, et surtout des brochets. La bouté et Ja salubrité de sa chair, qui défient rouge par la cuisson comme celle du saumon et de plusieurs autres poissons délicats, lui donnent aussi Thorome pour ennemi. Dès le temps d'Aristote, on savait que pour le* prendre avec plus de facilité, il fallait frapper sur le^ pierres qui lui servaient d'abri^ qu'à l'instant il sortait de sa retraite, et que souvent il venait, tout étourdi par le coup, se livrer lui-même à la main ou au filet du pécheur. Le plus souvent ce dernier emploie la nasse pour être plus sûr d'empêcher le chabot de s'échapper. Il faut saisir ce cotte avec précaution lorsqu'on veut le retenir avec la main ; sa peau sans écailles et très-visqueuse lui donne en effet la faculté de glisser rapidement entre les doIgtS; Cependant malgré tous les pièges qu'on lui tend, et le grand nombre d'ennemis qui le poursuivent, on le trouve fréquemment dans plusieurs rivières. Cette espèce est très-féconde. La femelle, plus grosse que le mâle, ainsi que celle de taist d'autres espèces de poissons, parait comme gonflée dans le temps où ses œufs sont près d'être pondus.

CHEVENNE.

Cyprinus jeses, — Meunier, — Chevanne, — Chevesne, -r- Chevenne, — Barhotteau, — Garbottin, — Garbotteau, — Chaboisseau.

Le cbevenne a le front large et noirâtre; le dos et

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les opercules sont bleus; les côtés sont jaunes audessus de la ligne latérale, et d'un bleu argentin audessous ; une série de points d'un jaune brun marque cette même ligne ; le bas des écailles est bordé de bleu, ainsi que la caudale; les pectorales, les ventrales et l'anale flont d'an violet clair.

Le cyprin jesse ou chevenne nage avec force; il aime à lutter contre les courants rapides, et cependant il se plaît dans les eaux dont le mouvement est retardé par le voisinage des moulins. Le frai de ce poisson dure ordinairement pendant huit jours, à moins que le retour du froid ne le force à hâter la fin de cette opération. Il pèse de quatre à cinq kilogrammes , mais il croît lentement. Il multiplie beaucoup. Le défaut d'eau ne lui ôte pas très-promptement la vie. Sa chair est grasse, molle, remplie d'arêtes, et devient d'une couleur jaune lorsqu'elle est cuite. On le trouve dans les fleuves et dans les rivières de presque toute l'Europe tempérée et septentrionale. Ses œufs sont jaunes et de la gi-osseur d'une graine de pavot. L'épine dorsale est composée de quarante vertèbres. On compte dix -huit côtes de chaque côté.

aatayes en a souvent pris de la façon que voici.— Il remontait en canot au-dessus de Neuilly, puis il se laissait dériver en suivant sa ligne amorcée le plus souvent avec une sangsue - quand le poisson mordait, il le piquait, jetait l'ancre, tirait son poisson,

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