CT
tL**
pieds dans les deux sexes et de la gorge du màle qui est brune.
Les grenouilles se nourrissent d'insectes tant ailés que reptiles ; mais elles n'en prennent aucun qu'elles ne raient vu remuer. Elles se tiennent immobiles Jusqu'à ce qu'elles le croient assez proche d'elles ; alors elles fondent dessus avec une vivacité extrême, faisant quelquefois des sauts de plus d'un pied et demi, et avançant la langue pour l'attraper. Leur langue est enduite d'une mucosité si gluante, que tout ce qu'elle touche y reste attaché. Elles avalent aussi les araignées ; mais elles fout leur principale nourriture d'une espèce de petit limaçon, dont la coquille est de couleurs fort vives, et qui cause des dommages considérables aux jeunes plantes de toute espèce, dont il mange les plus tendres et salit les autres par ses excréments. Les grenouilles avalent ces animaux en* tiers avec leurs coquilles. Les parties osseuses se dissolvent dans leur estomac comme elles le feraient dans les acides végétaux. Pour se convaincre de ce fait, il sufût, lorsqu'on rencontre une grenouille dans un jardin, de l'ouvrir par le dos, et l'on y observera les coquilles des limaçons plus ou moins attendries et digérées. On prend les grenouilles à l'hameçon, avec des vers rouges, de la viande, ou simplement un morceau de drap rouge. On fait avec les grenouilles une soupe qui ressemble beaucoup à la soupe à la tortue.
J'ai kl qtie parmi ce genre d'animaux il y en a une espèce nommée verdier, qui est muette, qui monte sur les arbres et dont le venin est si dangereux que les bœufs en perdent les dents s'ils le mâchent seulement avec les herbes. « Il y a des grenouilles, selon l'observation des anciens, qui viennent de la corruption de la terre trempée par les pluies d'été ; ces grenouilles ne vivent guère. » Ajoutons qu'elles n'ont jamais existé.
Un pécheur de grenouilles se disposait à faire frire sa pêche : « Arrêtez, bonhomme, lui dit quelqu'un. Qtt 'allez-vous faire? Parmi vos grenouilles il y a plusieurs crapauds. — Plusieurs crapauds, dît le pécheur, ma foi, tant pis pour eux. »
HAIBIS. -<- IIAJIIECOXS.
Vous donner des conseils sur la façon d'empiler vos hameçons et d'y attacher l'amorce, ce serait écrire des lignes inutiles: Un pécheur, par son exemple, et vous-même, par vos observations personnelles, vous en apprendront en peu de temps bien plus qu'il n'est possible d'en faire comprendre par écrit.
Que l'espoir de prendre de gros poissons, cependant, ne vous fasse pas choisir des hameçons trop forts ; ce n'est guère parce qu'on a des hameçons trop petits qu'on manque les poissons. J'en ai manqué beaucoup dans nui vie, et malgré mon désir bien naturel de m'en prendre à quelque chose, je n'ai jamais pu me faire admettre à moi-même le prétexte que l'hameçon était trop petit.
Clupea harengtis, — ffeeting, en Allemagne. — Haring, en Hollande. — Berring, en Ang!eterre.
Le lieu natal de ce poisson est l'Océan. Il est long
de neuf à dix pouces -ou environ et a près de deux pouces de largeur ; il meurt dès qu'il est sorti de l'eau.
Le dos est d'un bleu obscur, mais qui devient plus bleu au printemps. Les côtés et le ventre sont d'un bleu d'argent. Tout le ventre, depuis les reins jusqu'à l'anus, est un peu resserré en manière de carène aiguë, tandis que le dos est convexe ou arqué.
Tous les barengs ne font des œufs qu'une fois Tannée, vers l'équinoxe d'automne. Ils sont p!us estimés et meilleurs quand ils ont le corps plein d'œufs et de laitance, comme tous les autres poissons. Bans d'autres saisons, les harengs sont presque tous vides de laite et d'œufs ; on les nomme alors gais.
Le hareng multiplie beaucoup ; il nage en troupes. Sa nourriture ordinaire consiste en très-petits poissons, en vers de mer, et même en très-petits crabes. Les pécheurs de Hambourg nomment le hareng pois* son couronné.
S'il se trouve dans la mer une bande considérable de harengs, l'odorat avertit de leur présence ; quelques pécheurs le sentent de très-loin. Mon premier maître d'équipage à Étretat, appelé Lubin, possédait cette faculté à un degré remarquable. Les harengs nagent tantôt fort près de la surface, tantôt à une grande profondeur. Quelquefois ils paraissent prendre plaisir à monter à la surface de l'eau ; ils en sortent un instant leur tête et s'y replongent sur-le-champ. Ce mouvement produit un petit *ruit pareil à celui de
qualques larges gouttes de pluie qui tomberaient dans Teau.
C'est ce que Jes habitants des côtes qulls fréquentent appellent le jeu des harengs.
Depuis le 25 juin jusqu'au 1 5 juillet, on met le hareng qu'on prend pêle-mêle dans des tonneaux qu'on délivre à mesure à certains bâtiments bons voiUers, qu'on appelle chasseurs, qui les transportent pi*omptement en Hollande, où le premier hareng qui arrive porte aussi le nom de hareng chasseur. Quant au poisson qu'on pèche après le 15 juillet, aussitôt qu'il est à bord des buyses et qu'on lui a ôté les ouïes, on a grand soin d'en faire trois classes, savoir : le hareng Yierge, le hareng plein et le hareng vide. Le hareng YÎerge est celui qui est prêt à frayer ; il est fort délicat. Le hareng plein est celui qui est rempli de laites ou d'œufs, c'est-à-dire qui est dans son état de perfection. Le hareng vide est celui qui ayant frayéest un peu coriace, et se conserve moins bien ; c'est le moins estimé. Sur les côtes de Normandie on l'appelle hareng-gay.
Le hareng fi*ais se nomme hareng blanc. Il est d'une chair blanche et d'un bon goût; il convient à bien des tempéraments. Celui qui est salé se nomme blanc salé, il est assez malsain ; il ne convient qu'à des estomacs robustes. Celui qui est dessalé se nomme hareng*peck; il est moins malfaisant, mais moins délicat que le hareng frais. Les marchands régardent
co qnelqoe façon comme des espèces différentes de poissons le hareng frais, les harengs blancs, les sanris, qu'on nomme communément saurson saurets, les harengs brailles ou demi-salés, les bouffis ou demi-sauris, les harengs d'nne, deux ou trois nuits, «nfin les harengs de triage. Quant au hareng-saur ou enfumé, il est pernicieux, quoique le menu peuple Tappdle appétit ou rouge salé, ou craquelin ; c'est le bockum des Hollandais. Il est sec, dur et très^diffldle à digérer.
Les mouettes et quantités d'autres oiseaux mafir times qui voltigent au-dessus de la mer font con^ naître, ainsi que les cétacés et les gros poissons, aux pécheurs en quel lieu sont les troupes de harengs. Ces animaux les poursuivent continuellement pour en ftdre leur proie, et observent tous leurs mouvements. Les harengs nagent par grandes troupes et aiment à fréquenter les bords de la mer. On les trouve quelquefois en si grand nombre, qu'ils s'opposent et résistent au passage des vaisseaux. Dans ces moments, les matelots en prennent quelquefiHS un l)on nombre avec la pelle dont on se sert pour arroser les voiles des vaisseaux.
La grande colonne de harengs quitte le Nord au commencement de l'année ; son aile droite se détourne vers l'Occident, et tombe au mois de mars vers l'Islande; l'aile gauche s'étend vers l'Orient. Cette colonne se subdivise encore : les uns vont par détache-
HARRNG. 163
ment au banc de Terre*- Neuve; d'autres, arrivés à
une certaine hauteur, dirigent leur course vers la Nor*
wége, et tombent en partie par le détroit du Sud dans
la roer Baltique; et Tautre partie va gagner la pointe
du nord de Jutland, défile le long de cette c6te, et se
réunit promptement par les Belts avec la colonne de
la mer Baltique, puis se subdivise de nouveau pour
côtoyer le Holstein, le Texel, le Zuyderzée, etc. La
colonne occidentale, qui est aujourd'hui la plus forte,
et qui est toujours accompagnée de marsouins, de
requins, de cabéiiaux, etc., s'en va droit au Hith-
land et aux Orcades, où les pécheurs holiandals les
attendent avec impatience, et de là vers l'Ecosse, où
elle se partage ; une partie fait le tour de l'Angleterre,
va aux côtes des Frisons, des Zélandais, des Barban-
çons et des Français; l'autre partie va aux côtes
d'Islande, puis elles se rejoignent dans la Manche,
et après avoir fourni aux besoins de tous ces peuples,
il en résulte encore une colonne qui se Jette dans
l'océan Atlantique; c'est là qu'elle disparaît.
Ces poissons entrent quelquefois en si grande quantité dans la Manche, qu'ils ressemblent aux flots d'une mer agitée ; c'est ce que les pécheurs nomment des lits ou bouillons de harengs.
Dans les endroits où il se rassemble beaucoup de poissons, on aperçoit à la surface ce que les pécheurs nomment le graissia; on le voit dans la Manche. On prétend que la pèche de ee poisson a commencé
ea 1163. Pour cette expédition les Hollandais assemblent leors buyses aux environs de Hithland où arrive la seconde division des harengs. Lenrs buyses sont au nombre de douze à quinze cents; ils les mettent en mer, en tirant au nord*nord-ouest, et ils jettent le premier filet près Jayrill, la nuit du lendemain de la Saint-Jean, 25 juin, aussitôt après minuit. On ne pèche que la nuit. Le poisson est attiré par la clarté des lanternes qui le fait venir droit aux boyses, et Tempèche, en l'éblouissant, de dis^ cerner les filets. Les pécheurs de sardines se servent fort utilement de ces mêmes manœuvres sur les côtes de Dalmatie. C'est ainsi qu'on les conduit à l'embuscade qu'on leur a tendue.
Les filets qui servent à la pèche des harengs sont longs de mille à douze cents pas, et faits, suivant l'ordonnance, pour le moins de bon chanvre, avec des mailles bien serrées, afin que le poisson, en y approchant , s'accroche aussitôt par les ouïes. — Quand toute la tissure a été mise à l'eau, ne retenant dans le bateau qu'un bout du halin, les pécheurs laissent leur bateau dériver conjointement avec la tissure. Cette pêche ne se fait que la nuit, et pour éviter les abordages , les pêcheurs sont obligés d'avoir un ou deux fanaux allumés et un peu élevés audessus du pont ; souvent on en place un sur le gibet ; cette lumière a encore l'avantage d'atUrer le poisson, et pour cette même raison, les lumières qui viennent
de terre sont fort contraires à la pêche. On met ordinairement le filet à Teau vers les huit heures du soir ; néanmoins l'heure varie suivant la saison et la marée; souvent on le laisse dériver pendant toute une marée; alors les matelots se reposent, il n'en reste qu'un pour faire le guet ; néanmoins quand on juge que beaucoup de poissons ont donné dans le filet, on en retire, au bout de quelques heures, une pièce ou deux, pour examiner si Ton en a pris beaucoup ; si effectivement on le trouve bien garni, on se met en devoir de retirer toute la tissure ; mais s'il y en a peu, on remet à l'eau les pièces du filet qu'on en avait tirées, et on continue la dérive jusqu'à la fin de la marée.
Il n'est pas permis de jeter les filets en mer avant le 25 juin, parce que le poisson n'est pas encore arrivé à sa perfection, et qu'on ne saurait le transporter loin sans qu'il se gâte. C'est en vertu d'une ordonnance expresse et des placards publiés par les États et par la ville de Hambourg, que les maîtres des buyses, les pilotes et les matelots prêtent serment, avant leur départ de Hollande et de Dantzig, de ne pas précipiW la pêche , et qu'ils le renouvellent à leur retour, pour attester que, ni leur vaisseau, ni aucun autre de leur connaissance, n'a fait infraction à cette io|^ En conséquence de ces serments on expédie des certificats à chaque vaisseau destiné au transport des nouveaux harengs, pour
166 HIPPOGAMPS.
tiefaer d'empêcher la hande, ce qui ne l'empêche pai.
—- ^aM ma jennesse, on disait sur les rives de ïfor-> mandie, que les hareogs avaieDl abandoDiié les cAtes de France depuis la déchéance de l'nnpeFeur Napoléon. Qtidques personnes zélées avalent promis aux pëclwnrs qn'on allait les voir reparaître. — Cette prédictioB ne s'est pas réalisée.
UlPPOCAHIV ott CHEVAL
Hippocampus,
Petit pdswn de mer qui ne vatil rien A manger. Uest long de six pouces et gros cOmme le doigt; Ha la tête et le eoa falta comme «as du cheval ; Il est tout à fait semtdabte aa cav^ier du Jeo d'échecs ; son bee est [ong et erenx cœnme m flageolet. It a deox granài yenx ronds, et deux artères sor les cib, qui paraissent comme des cberetix forsqa'fl est est mer. Son front est sons pofls ; mais le devant de IB tète et ta desfos èa coa sont oonvo-ts d'eapéees âe fils qot ressemblent à une crinière. S porta st^ l« dos wne espèce de nageoire qu'A agtte trèHapfd»ment. Son ventre est folawAAtre , gHt «t t^é cmnme nn poitrail ; sa queae est carrée et recooAée :rt de petits eerelcv rtent de peHt» lui" nUH avec quelque»