ÉLEVEUR
j 3mssent à juste titre de la réputation d'être les premiers du monde. Les variétés de leurs espèces chevalines sont aussi nombreuses que leurs besoins, et ont atteint chacune, dans leur spécialité, le plus haut degré de perfectionnement possible.
Non-seulement nous sommes loin en France d'une semblable perfection, mais Pon n'a môme pas su, jusqu'ici, profiter de l'expérience des autres, et s'assimiler une science et des résultats tout acquis. L'élevage est, en général, abandonné à la routine, à l'ignorance, aux préjugés et au caprice. Aussi, presque toutes nos races, les espèces chevalines su particulier, ont-eUes suivi une pente constamment descendante, faute d'études sérieuses et d'une direction suivie Jamais pourtant il ne s'est produit autant d'opinions et de discussions à ce sujet; elles sont toutes demeurées stériles, parce qu'elles se sont bornées à des théories spécieuses, ou à une pratique inintelligente ou incomplète.
Une seule exception peut être faite à ce sujet relativement à la production du cheval de pur-sang. £q suivant la ligne adoptée par les Anglais, c'est-à-dire les courses, nous sommes, en trente ans, parvenus à un résultat qu'ils ont mis près d'un siècle à obtenir. Cet exemple devrait faire réfléchir. Notre sol est tout aussi bon que celui de l'Angleterre pour l'élevage du cheval ; les connaissances, l'étude et la persévérance font seules défaut,
ÉLEVEUR. Le mot éleveur est le plus fréquemment employé cbmme opposition à celui de propriétaire. Il s'applique plus spécialement aux personnes qui s'adonnent uniquement à l'élève du poulain, pour le vendre dès qu'il atteint l'âge d'être mis en entraînement ou en service. C'est une industrie particulière et assez lucrative, si un éleveur a la chance de posséder une jument de pur-sang connue pour produire des vainqueurs. Quelques éleveurs font même de l'élevage une industrie régulière, c'est-à-dire qu'ils ont un certain nombre de poulinières dont ils mettent chaque année les poulains en vente publique. Ceux issus de juments connues atteignent parfois des prix excessifs, et une bonne poulinière peut être d'un meilleur revenu qu'une ferme. Cette industrie constitue une précieuse ressource pour les écuries de course qui n'ont pas de haras, et- ne peu-