ÉTRIER — ÉVRY
ËTRIER. L'étrier est une sorte d'ovale en acier, fermé par deux branches, qui soutiennent une semelle du même métal, destiné à soutenir le pied du cavalier. L'étrier se rattache à la selle par l'étrivière.
£TRIVIËRES. Lanières en cuir servant à rattacher l'étrier à la selle. L'étrivière est une des parties de la selle que Ton doit visiter avec le plus de soin, étant en contact d*un côté avec le porte-étrier, et de l'autre avec Pétrier lui-même, où il s'adapte à l'aide d'une sorte d'anneau pratiqué à cet effet au sommet de l'étrier. L'étrivière frotte continuellement à la même place, surtout si elle est toujours au même point, ce qui arrive nécessairement quand c'est le même homme qui s'en sert habituellement, L'étrivière est terminée à l'extrémité opposée par une boucle et des trous pratiqués de telle sorte que le cavalier puisse la raccourcir où rallonger à son gré. U est d'autant plus important de s'assurer de la solidité de l'étrivière , qu'en course elle supporte le poids presque entier du jockey. Si elle venait à casser, ce qui arrive quelquefois, non-seulement le jockey court risque d'un grave accident, mais il lui reste peu de moyens de défendre sa chance. Il pourrait se faire que la perte de l'étrivière suffît pour empêcher un cheval gagnant d'avoir son poids à l'arrivée et par conséquent de gagner la course. Gomme il s'agit souvent de monter à un poids tellement léger qu'un jockey y arrive difficilement, on cherche à alléger autant que possible l'équipement du cheval ; on se sert donc de selles excessivement légères et d'étrivières très-minces, moins solides par conséquent. Quelquefois , pour rendre l'étrivière plus légère encore, on prend, au lieu de cuir, une sorte de tissu très-léger et plus solide que le cuir lui-même.
C'est surtout pour les jockeys de steeple-chase qu'il faut porter une attention particulière à la solidité de l'étrivière. Malgré toutes les précautions possibleà, on ne peut empêcher qu'elles ne se brisent assez fréquemment dans les contre-coups d'un saut violent, surtout dans le cas où le cheval fait une faute en se recevant.
ÉVRY (M. le comte d') est une des individualités qui ont le plus marqué sur le turf^ principalement dans la spécialité des
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steeple-chases. M. le comte d'Éyry a quitté le service militaire pour se livrer plus librement à ce goût dominant. Il s^est, dès le début, placé au premier rang des gentlemen-riders, et a monté plusieurs grands steeple-chases dans un style de premier ordre. C'est un cavalier hors ligne et un homme de cheval distingué. M. le comte d'Évry possède plusieurs chevaux de steeple-chases qu'il dresse et entraîne à peu près seul ; il est, avec M. le baron Finot, un des sportsmen pratiquants les plus complets que nous possédions en France.
EXCUSE. On dit qu'un cheval a une excuse quand un fait accidentel et indépendant de son mérite le fait battre dans une course, si, par exemple, il n'est pas en bonne santé, ou dans un état de préparation suffisant, s'il a été coupé dans la course, mal monté, enfin si un fait accidentel a puTempêcherde démontrer son mérite tout entier. Si, au contraire, aucun de ces incidents ne s'est produit dans la course, on dit qu'il n'a aucune excuse et à couru sur son mérite, donnant par conséquent la mesure exacte de ce qu'il peut faire.
EXERCICE. On dit qu'un cheval est en exercice, quand il fait on travail modéré, et que son entraînement n'est pas encore très-avancé. L'exercice est moins que le travail, mais plus que la promenade. On dit un galop d'exercice pour exprimer Tallure moyenne à laquelle on mène les chevaux qui traversent cette phase de leur préparation.
FAIBLIR. Un «cheval faiblit, quand, au milieu, ou quelque temps du moins avant la fin d'une course, il suit péniblement le train dont elle est menée. A ce moment donc, à moins que ses concurrents ne faiblissent à leur tour un peu plus loin.