FAUTE. — FAVORI
et de manière à ce qu'il puisse les rejoindre, le cheyàl qui fal- « blit est bien près d'être battu.
FAUTE. Faire une faute, peut indifféremment s'appliquer aux jockeys, comme aux chevaux. Dans le premier cas, quand un jockey manque de profiter d'un avantage qu'il aurait pu pjrendre, ou manque de présence d'esprit, on dit qu'il a fait une faute.
Relativement aux chevaux le mot faute s'emploie le plus généralement quand il s'agit de steeple-chases, pour dire qu'un cheval a manqué de. tomber, a mal pris un obstacle, ou refusé de sauter. Pour les courses plates, la seule faute que puisse commettre un cheval est de manquer de tomber ou de se dérober.
FAVEUR. Ce mot s'emploie généralement pour désigner ] e plus ou moins de confiance qu'inspire un cheval aux parieurs, sympathie qui se traduit d'ordinaire par des sommes d'argent plus ou moins considérables, engagées sur sa chance. On dit : la faveur ou le peu de faveur, dont jouit tel ou tel cheval avant la course.
FAVORI. On donne le nom de favori au cheval, qu'à tort ou à raison l'opinion désigne comme ayant le plus de chance de gagner une course. Les performances (voyez ce mot), c'est-àdire les qualités démontrées par le cheval, sont la base la plus réelle, mais non la plus habituelle de cette confiance. C'est le plus souvent la cote, c'est-à-dire l'argent placé sur un cheval qui lui constitue la position de favori. Plus il monte dans la cote, ou mieux, moins est forte la proportion mise contre lui, plus il devient favori. Si l'on ne parie plus qu'à égalité, c'està-dire en mettant une somme égale pour lui contre tous les autres, c'est qu'à lui seul il a autant de chance que le reste du champ. Ce n'est cependant pas encore là le point culminant de la position de favori : certains chevaux inspirent parfois une telle confiance, que Ton paye pour les prendce. Dans ce cas la proportion, au lieu d'être faite contre eux, existe en leur faveur. Ainsi, dans une course, quel que soit le champ, si le favori, parti à S^l pour lui, est battu, ses partisans doivent payer trois