‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 145 sur 339 · FAVORI · texte numérisé non relu

FAVORI

à tons ceux qui ont pari6 contre le cheval, bienj qu'ils n'eussent reçu qu'un^ si le favori avait gagné.

La position de favori, comme toutes valeurs d'agiotage, est essentiellement variable, et soumise à une multitude d'éventualités. Suivant les circonstances il monte et descend dans la cote; les variations, surtout dans les grandes courses, sur lesquelles on parie longtemps à l'avance, se produisent sur des rumeurs plus ou moins exactes. La position de favori n'est pas, dans beaucoup de courses, le privilège d'un seul cheval, elle se trouve souvent disputée par plusieurs au môme titre, ou à des taux inégaux. La cote chiffre mathématiquement ces différences. Ainsi, deux ou plusieurs chevaux peuvent être également favoris, en ce sens que Ton parie pour ou contre eux, à la même cote, parce qu'on leur croit une chance égale entre eux, mais supérieure à celle de leurs concurrents. Il arrive fréquemment que deux ou trois chevaux sont favoris à un taux différent, on parie 2[1 contre le premier, S^l contre le second et ainsi de suite. On les comprend cependant tous sous la dénomination de favoriSy parce que la confiance publique s'attache à eux et délaisse leurs concurrents.

Dans l'acception propre, le mot favori devrait s'appliquer Tiniqitement au cheval, qu'un mérite démontré désigne comme le vainqueur probable. Mais, dans la pratique, on désigne plus habituellement ainsi, celui qui, momentanément, ou d'une manière fixe, se trouve en tête de la cote des paris. lien résulte, qu'un cheval est parfois maintenu fictivement à ce rang, soit par son propriétaire, soit par des parieurs, ayant intérêt à ne pas le laisser tomber dans la cote. On dit, en ce cas, tel ou tel cheval a été fait favori. Cette manœuvre factice, ne peut au reste se prolonger longtemps, surtout, quand la défaveur du cheval a une raison d'être justifiée; alors, comme on dit en terme debettîng, il tombe brusquement dans la cote, avec d'autantplus de rapidité, qu'il a été maintenu facticement. Mais ceux qui avaient parié pour lui, ont pu avoir le temps de parier contre, ou, comme on dit en langage technique, de le rendre. Dans ce cas c'est le public qui supporte la perte. Si, au contraire, il n'a pas été dupe de cette tactique, ceux qui avaient pris le cheval à un moment oh il leur inspirait une certaine confiance, en sont pour

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