FENCE. — FERRURE
leurs frais, et comme l'on dit en argot ^e betting, boivent l» bouillon.
FENCE. Obstacle de steeple-chase formé d'une clôture en planches; le fence est généralement peu usité et se trouve rarement sur les tracés de steeple-chases français; il en existe à Deauyille. On peut faire le fence plus ou moins élevé, mais, dans le cas où il atteint une certaine hauteur, il faut avoir soin que Ja pointe des clous fixant la base transversale du haut aux planches verticales qui forment la hauteur de l'obstacle, soit tournée du côté où arrivent les chevaux, afin que si l'un d'eux s'y engageait les jambes de devant, la chute pût être évitée ou tout ail moins amortie. La barrière, en ce cas^ tombant beaucoup plus aisément que si on la sautait du côté de la pointe des clous.
FERRURE. Le fer appliqué sous le sabot du cheval est formé par une bande métallique plus ou moins épaisse qu'on fixe à l'aide de clous.
De tout temps on a cherché à protéger, contre l'usure, le sabot du cheval, soit en rendant la corne plus résistante, soit en la garnissant de liens, ou d'armures mobiles; mais quelles que soient les interprétations données aux écrits spéciaux» il est impossible de retrouver dans l'antiquité la preuve que les chevaux étaient armés d'une semelle métallique fixée pour protéger la corne. Homère dans VIliade, Virgile dans les Georytçues ou dans VÉnéide, Horace dans une Ode\ parlent de la dureté de la cprne, de son éclat ou de sa sonorité, ils peuvent dire l'ongle d'airain, x.aXx(kouç [ungula sonans)\ mais ils auraient rejeté cette appellation si le sabot eût été artificiellement garni d'un corps dur, car alors l'image poétique disparaissait.
Xénophon recommande de soigner l'ongle pour accroître sa dureté. Des poètes, des écrivains spéciaux, des historiens, parlent de l'usure du sabot, sans parler de ferrure. On garnit quelquefois le pied, mais on ne le ferre pas: en un mot, on se sert de lanières, de brides, de tiges végétales et non de clous. Et le plus souvent cette pratique appartient au grand luxe romain^ et non à l'hygiène (Suétone, Catulle, Columelle, Végèce). Au temps de Constantin (iv« siècle), on se sert quelquefois d'hippo-