FOULD
ressent à tout jamais, soit par toute autre cause échappant à Pexamen le plus attentif.
La perte de la forme d*un cheval a cela de particulier, qu'elle peut se produire en dehors de tout signe extérieur appréciable. Ainsi, le cheval présente les apparences de la santé, il mange bien, prend son travail avec gaieté et entrain , mais sa forme est perdue; il ne se retrouve jamais ce qu'il a été. En ce cas, il y a peu de remède.
Certains entraîneurs ont la réputation d'exceller dans Part difficile d'amener un cheval au maximum de sa forme, à un jour donné et pour une certaine course. On trouve, sans contredit chez les entraîneurs, comme dans toutes les classes d'hommes, se livrant à une perpétuelle étude et une constante pratique d'une spécialité, des aptitudes distinctes et particulières. Quelques-uns d'entre eux, par conséquent, sont plus aptes que leurs collègues à suivre, pas à pas, la progression ascendante de la préparation des chevaux qu'ils dirigent. Ils peuvent risqu3r ce que d'autres n'oseront entreprendre , et réussir parfois à amener le cheval au maximum de sa forme, le jour ot il doit courir son engagemont le plus important. Mais quels que soient leur habileté, leur tact et leur précision, il aut que la nature les seconde. Si l'animal ne se trouve pas dans certaines conditions inhérentes à, lui-même, et dont le concours est indispensable, pour qu'il puisse recueillir les bénéfices de la préparation qu'il reçoit , ils échoueront. L'eutraineur le plus célèbre sous cfe rapport est Tom Jennings qui a constamment dirigé l'écurie de M. le comte de Lagrange. Il a fait de véritables tours de force dans cette spécialité. Mais il lui est arrivé, comme à d'autres, d'échouer souvent au port, parçeque, quoiqu'on fasse , la nature a des secrets, qu'il ne lui convient pas de dévoiler ; la puissance de l'homme, aux prises avec elle trouve toujours une limite.
FOULD (M. Edouard). Le nom de M. Fould figure parmi ceux des plus anciens propriétaires de chevaux de course en France. M. Achille Fould; ministre des finances s'est toujours beaucoup intéressé à ces questions. Le midi hii doit, en grande partie, le développement pris, dans cette contrée, par l'éle-