HIPPODROMES
possible, et à moins de temps exceptionnellement mauvais, on en trouverait difficilement un meilleur. L^hippodrome de Chantilly vient inamédiatement après; la qualité naturelle du terrain y ebt même préférable. Avant que les courses ne furent transportées du Champ de Mars au bois de Boulogne, l'hippodrome de Chantilly était unique en France.
Quelques hippodromes de province comme Deauville, Caen, Chalon-sur-Saône, Moulins, Nevers, Boulogne, etc., peuvent, par la nature du terrain, Fétendue de l'emplacement, le site où ils sont placés, rivaliser avec Paris et Chantilly, mais nulle part, sauf à Deauville et à Nevers, l'installation pratique ne présente une physionomie aussi complète et un aussi grand confortable. Très-peu de réunions de province sont en état d^avoir un emplacement fîie et affecté spécialement à cette destination.
Presque tous les hippodromes sont établis sur des prairies louées à un ou plusieurs propriétaires. Chaque année après la réunion, les constructions hâtives faites pour la circonstance sont enlevées afin dé remettre les lieux dans leur état ordinaire. Il en résulte, qu'à de rarei exceptions près, les sociétés en peuvent donner tous les soins désirables à la piste, et sont également dans l'impossibilité de construire des tribunes à poste fixe; tout cela doit être fait et enlevé en quelques jours. Exceptionnellement quelques réunions plus riches, ou mieux favorisées, ont pu arriver aune organisation plus complète. Deauville vient en première ligne sous ce rapport. L'installation y est complète et irréprochable. Marseille a également un hippodrome dont l'aspect ne laisse rien à désirer. Nevers a pu se placer au nombre des sociétés privilégiées. Mais le plus grand nombre des hippodromes de France se trouvent, sous ce rapport, aux prises avec des difficultés que viennent encore augmenter les prétentions et les tracasseries des propriétaires du sol môme, Conciliants tt pleins de bonne volonté au début de la fondation d*un hippodrome, leurs exigences augmentent en pioportion du succès de la réunion ; elles arrivent parfois à devenir un véritable obstacle, et un empêchement sérieux pour la société.
Les administrations municipales des villes ne se montrent pas d'ordinaire plus favorables aux hippodromes, et dans un grand nombre de localités leur suscitent des difficultés de
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toute sorte : ce manque de âxité dans la destination des terrains où se trouvent placés les hippodromes constitue une des plus grandes lacunes de Torganisation des courses en France. Il y a malheureusement peu de remèdes à un semblable état de choses.
Le nombre des hippodromes a constamment suivi une pro- 'gression ascoLdante en France pendant le cours des vingt dernières années qui viennent de s'écouler. Il était de cinquantesix en 1854 et s'élève aujourd'hui à cent quatorze. Les événements de la dernière guerre restreindront probablement ce nombre. Avant les événements, en y comprenant les hippodromes belges, où les chevaux français ont accès, et celui de Bade, dont l'organisation et les éléments étaient presqu'exclusivement français, on comptait cent vingt-trois hippodromes sur lesquels les chevaux français couraient régulièrement chaque saison.
HIPPOLOGIE. HIPPOTEGHNIE. Ces deux expressions répondent très-nettement à un besoin de la langue. Ils généralisent suffisamment, ils précisent sans équivoque. La production du cheval de pur-sang, comme l'élevage du fort cheval de travail sont deux branches de Tbippotechnie ; n'est-ce point un art, en effet, que de savoir appliquer toutes les notions qui conduisent à une fin précise, à un but déterminé ?
Est-ce que les Pratt, les Carter et d'autres encore, amenant à une date ûxe^ pour courir sur un terrain donné un prix spécial, des animaux entraînés, ne font pas œuvre d'art, si ce jour-là, ils amènent un cheval à point, ni trop haut, ni trop bas de condition?
HOSPODAR. Étalon bai , né en 1860, au haras de Dangu chez M. le comte de Lagrange, par Monarque et Surprise.
Hospodar est le premier produit de Monarque qui ait fait pressentir la haute destinée réservée à la descendance de ce célèbre cheval. Il courut remarquablement à deux ans, et inspira une si haute opinion de lui en Angleterre, qu*il fut jugé digne de figurer au «nombre des premiers favoris. Ces espérances ne se réalisèrent pas : Hospodar courut mal à trois ans et ne put jamais retrouver la brillante forme qu'il possédait Tannée précédente. Employé comme étalon, il produisit plusieurs