‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 18 sur 339 · APPARENCE. — ARRÊTER · texte numérisé non relu

APPARENCE. — ARRÊTER

Ce n'est pas seulement la direction générale d'un membre qui peut être vicieuse : une seule partie peut être compromise dans sa direction et rendre les aplombs défectueux. Nous ne voulons pas rappeler ici tout ce qui a été dit et écrit sur la question des aplombs, soit considérés isolément, soit étudiés dans Tensemble de la conformation et relativement à cet ensemble. Qui ne voit que la base du cheval ne peut rien préjuger de sa solidité ; c'est la répartition du poids, c'est aussi la direction d'autres leviers que des membres qui peuvent conduire à une saine appréciation de l'équilibre.

Que n'a-t-on pas dit sur les chevaux de pur-sang, au point de vue des articulations des aplombs, de la longueur et de rétroitesse de son parallélogramme, à l'article conformation? Nous exprimerons très-nettement notre manière de voir sur ce point :

Brassicourt arqué. Genou de mouton creux efifacé (voir Genou) , long joint, jointe, quand la ligne tombe trop en arrière des court-joints talons. On a proposé bas-joints.

Examiné dans ses membres postérieurs, le cheval peut être court-jointé, bouleté du derrière, bas-jointé, panard, cagneux (voir ces mots).

2' Une verticale, abaissée du milieu de la face postérieure de la pointe du jarret, doit partager également en deux moitiés latérales tout le reste de l'extrémité.

La direction du jarret, en divergeant en arrière ou leur rapprochement exagéré par la pointe , sont également vicieux, lorsque le vice est congénial et non le résultat d*un accident ou de l'usure; toujours l'irrégularité se constate dans les deux membres : jarrets crochus, jarrets ouverts. (Voir la Marche du général Moirés.)

APPARENCE. Ce mot s'applique à l'ensemble de Textérieur d'un cheval au moment oii il se présente sur un terrain de course. On dit : il a une bonne ou mauvaise apparence, suivant que son aspect extérieur inspire plus ou moins de confiance.

ARRÊTER. Le mot arrêter, en terme de course, a deux significations, une propre et l'autre conventionnelle. Dans le premier cas, elle s'applique aux jockeys qui, après avoir dépassé

ARftlEHE-MAlN.

le poteau d'arriyée, arrêtent leurs chevaux quand la course est terminée.

Par extension, on applique également le mot arrêter à l'action frauduleuse d'un jockey qui, de son propre mouvement ou par ordre de son maître, empêche un cheval de gagner quani il pourrait le faire. Cet acte répréhensible est sévèrement puni par les règlements quand il peut être prouvé, ce qui est trèsrare. U s'accomplit soit parce que l'on a parié contre le cheval quand il était favori, soit quand on le réserve pour une autre course, et que Ton veut éviter de montrer ce qu'il peut faire, pour que le handicapeur lui donne un poids avantageux, ou que le public parie contre lui à une bonne cote dans la course que Ton veut gagner. On dit dans ce cas : tel ou tel cheval a été arrêté; cela signifie : il pouvait gagner ou arriver à un meilleur rang, et son jockey l'en a empêché.

ARRI£R£-MÂIN. On désigne par arrière-main l'ensemble de toutes les parties du cheval qui se trouvent derrière la selle quand il est monté. Aucune des autres parties ne doit être l'objet d'un examen plus minutieux, parce que l'arrière-main est la source de la force et de tous les mouvements de l'animal. Elle se compose des reins, qui servent de point de jonction, ou, si Ton aime mieux, de charnière entre le corps et la croupe ; c'est la cheville ouvrière du cheval. On a écrit des ^plumes sur Timportance des reins pour le cheval et sur la manière dont ils doivent être faits. Nous renverrons à ces savants auteurs les lecteurs désireux de s'édifier à ce sujet, ce livre n'étant pas un cours d'hippiatrique. Nous nous contenterons de constater que c'est à tort, que l'on attribue telle on telle influence positive à une construction déterminée. Il existe évidenmient des règles, mais elles comportent de si nombreuses exceptions que l'on est très-embarrassé parfois de savoir si la vérité se trouve avec les unes ou les autres. On trouve d'excellents chevaux avec les constructions les plus défectueuses, de très-mauvais avec l'apparence la plus séduisante, et cela dans une proportion telle que le doute est permis.

Quant aux reins pris isolément, ib affectent trois formes dif-

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férentes : l*" droits, et» en ce cas, eonsidérés comme très-bons; 2*> plus ou moins convexes ou bombés. On attribue généralement à cette particularité une influence sur l'agrément des allures de Fanimal, <iui deviennent dures et manquent de souplesse. On dit, en parlant des cbevaux dont les reins sont faits de cetta manière :U aie dos de carpe; 3* en6n, concave ou enseU^, c'est-à-dire» en langage usuel, le dos creux. Cette imperfection arrive quelquefois jusqu'à, la difformité; elle cause une grande dépréciation à l'animal qui en est affecté. Les chevaux ensellés passent pour avoir le rein faible, mou, les mouvements cotonneux ; ils sont, dit-on» incapables de porter un gros poids, manquent de fond, enfin, sont très-peu estimés.

C'est à peu près autant d'erreurs que de mots. Il y a des chevaux ensellés excellents ; nous en avons vu un grand nombre accomplir de vrais tours de force sous des poids de près de deux cents livres. Ils ne sont pas bons, parce qu'ils sont ensellés, mais bien bons, quoique ensellés. Au reste, avec Tâge, les reins de tous les chevaux s'abaissent, et ils deviennent plus ou moins ensellés.

La seconde partie de l'arrière-main se compose de la croupe, qui se subdivise elle-même et comprend les hanches, les jarrets et les deux membres postérieurs. La croupe est horizontale, ou droite des reins à la queue, qui se trouvent alors sur la même ligne ou avalée, c'est-à-dire avec une inclinaison de haut en bas, dont le résultat, surtout au repos, est de placer la queue plus ou moins au-dessous de la pointe de la hanche. Cette dernière disposition, disgracieuse peut-^treàl'œil, dénote cependant beaucoup de force , et rarement on la rencontra chez de mauvais chevaux. Elle est généralement peu estimée ;. on dit, en ce cas, que le chevJil a la queue attachée trop bas. Ce défaut, au reste, s'atténue beaucoup et disparaît même parfois entièrement en mouvement.

La croupe horizontale est très en faveur ; elle donne, surtout en main, une grande élégance à l'animal, le fait rechercher des amateurs et, par conséquent, des marchands. Elle est généralement, cependaDt, moins bonne. Il existe d'excellents chevaux avec ces deux constructures opposées ; mais on peut presque dire» comme principe général » que l'on trouve beau-

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