‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 182 sur 339 · JEU · texte numérisé non relu

JEU

chiiTre seul donne la mesure de l'activité et de la capacité de Tom Jennings.

JEU (Faire le). Quand un cheval, au lieu de courir dans le groupe, c'est-à-dire à celé du plus grand nombre des concurrents, prend la tête dès le départ, on est convenu de dire qu'il fait le jeu. Celte expression vient probablement, quand elle est employée dans ce sens, c'est-à-dire appliquée à un seul cheval appartenant à un propriétaire qui n'en a pas d'autre dans la course, de ce qu'en adoptant cette tactique, il fait le train et force les autres à suivre son jeu, sous peine de lui la^'sser prendre une telle avance qu'ils conrent risque de ne pas le rejoindre.

Faire le jeu présente une signification beaucoup plus rationnelle, quand on applique cette périphrase à Tun de deux chevaux appartenant aii même propriétaire, et courant ensemble dans la même course. Généralement, quand un propriétaire fait partir deux chevaux dans une course, comme toujours il désire gagner avec l'un plutôt qu'avec l'autre, celui sur lequel il ne compte pas, ou avec lequel il ne veut pas gagner est, d'ordinaire, sacrifié d'avance. On le fait partir seulement pour assurer la chance de son compagnon, et lui rendre, pendant la durée de la course, tous les services légalement possibles, en un mot il fait le jeu de celui qui est destiné à gagner. C'est un grand avantage d'avoir deux chevaux dans la môme course, parce qu'on peut régler le train à son gré, l'un des deux associés peut impunément partir grand train, prendre une place avantageuse contre la corde et la céder ensuite à son camarade au moment opportun. Mais pour faire utilement le Jeu il faut que les deux chevaux soient d'une qualité suffisante pour inspirer une crainte sérieuse à leurs adversaires. Si, comme cela arrive souvent, On emploie un animal dépourvu de tout mérite, pour exécuter cette tactique, personne ne s'en préoccupe , on le laisse aller à son gré, étant toujours certain de le rejoindre quand on le voudra. Si, par surprise, il prenait une avance démesurée, il serait obligé de gagner pour son compte, et l'intention du propriétaire ne serait pas remplie ; il pourrait même, en ce cas, perdre beaucoup d'argent, s'il avait parié pour le cheval avec lequel il comptait gagner.

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