JUIGNÉ. — JUMENT
et des^ confusions dont les conséquences sont préjudiciables à des intérêts lég^itimes, et regrettables à tous les points de vue.
JUIGNÉ (Comte de). L'apparition de M. le comte de Juigné sur le turf est de fraîche date, mais son écurie prend chaque année un caractère de plus en plus sérieux. Ses débuts ne furent pas heureux, mais, cette année, la mauvaise chance semble vaincue.
Il a obtenu son premier succès dans une des courses les plus hasardeuses de la saison, TOmnium qu'il a gagné avec Fleur de Pêcher.
JUMENT. L'infériorité ou la supériorité du cheval sur la jument, c'est-à-dire du mâle sur la femelle, est une question très-controversée. Les Arabes accordent, dit-on, la préférence aux juments et s*en servent pour les voyages les plus longs et les plus durs. Quoi qu'il en soit, il est établi, au point de vue des courses, que la jument a sur le cheval un désavantage évalué en France à 3 livres. Ainsi, dans toute course régulière, c'est-à-dire celles oti tous les concurrents courent à poids égal, les juments portent trois livres de moins que les chevaux. Cette condition est, une fois pour toutes, établie par le Règlement, et n'a pas besoin d'être expressément spécifiée dans le programme de chaque course. Elle est toujours sous-entendue. ■ Ainsi, quand on voit, dans l'énoncé d'un programme, poids pour âge, quel que soit le poids réglementaire , les juments ont toujours une décharge de 1 kilog. 1/2 ou 3 livres, pour la difTéreni>e de sexe. Si un cheval gagne, les juments qui se trouvent dans la course sont censées battues à poids égal.
Cet avantage relatif n'existe pas dans les handicaps, où la répartition des poids se fait entre les concurrents, sur l'appréciation de leur mérite positif, en dehors de toute autre considération. La seule exception à cette règle, en dehors des handicaps, a lieu dans les courses où un poids commun est assigné à tous les concurrents. Dans ce cas, ils portent tous le même poids , quels que soient leur âge, leur sexe et leur provenance. La décharge des pouliches dans les courses de produits de deux ans n'est pas fixée par les règlements. On l'évalue généralement à 1 kil.