‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 186 sur 339 · JUSTESSE. — LA CHARME · texte numérisé non relu

JUSTESSE. — LA CHARME

Cette infériorité de la jument sur le cheval, bien que réga« fièrement établie et généralement admise , ne nous parait pas absolument démontrée. La jument a un certain désavantage pendant la saison du printemps; mais il provient d'une cause tout autre. Elles sont toutes plus ou moins, à ce moment, sous l'influence d'une disposition qui rend leur entraînement difficultueux et paralyse leurs moyens sur Pbippodrome. Mais une fois sorties de cette crise accidentelle , elles retrouvent leur forme réelle et pourraient probablement courir sur leur mérite avec les chevaux. Ce serait , du reste , une expérience à faire. Néanmoins, comme cette règle est universellement admise, elle ost probablement basée sur une pratique qui en a démontré l'opportunité.

En définitive, comme règle générale, et dans les services ordinaires, si cette différence entre le cheval et la jument existe, elle n'est pas appréciable comme en course, où l'on demande le maximum de la puissance de Tanimal.

JUSTESSE (Gagner de). Ce mot s'emploie pour désigner ou cheval qui a gagné une course, en ayant sur son adversaire l'avantage le moins caractérisé possible,' juste l'intervalle indis pensable pour gagner réellement. Cette expression comporte deux significations : elle peut s'appliquer à un cheval qui ne prend pas un avantage plus caractérisé , parce que cela lui est impossible, et à celui qui, pouvant au contraire gagner de beaucoup plus loin, préfère, pour une raison quelconque, ne prendre que juste ce qu'il lui faut. Dans ce dernier cas , l'ex. pression de gagner de ju$Us$e s'applique beaucoup plus au jockey qu'au cheval.

LA CHARME (M. E. de). M. de la Charme est, parmi les nouveaux propriétaires de chevaux de course, un de ceux qui ont le plus apporté de connaissances pratiques sur le turf. Comme

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cela arrive le plus souvent, il a commencé par posséder un seul cheval, acheté, de moitié, avec un de ses amis à la vente de M. le duc de Morny. Ce cheval, dont le nom était Quaker^ eut quelques succès. M. de la Charme joua de bonheur en réclamant, à Porchefontaine, une pouliche de deux ans, Normandie, provenant de Técurie de M. le comte de Lagrange. Les chevaux mis dans des prix à réclamer en général, et spécialement dans des courses aussi peu importantes que celles de Porchefontaine, sont d'ordinaire plus que médiocres. Normandie devint l'année suivante une jument presque de premier ordre, et gagna plus de quarante mille francs de prix, battant presque invariablement un cheval de son ancienne écurie. Encouragé par le succès, M. de la Charme fonda une écurie d'une certaine importance, et s'assura , par un marché, les produits du haras de M. Teisseire. L'écurie de M. de La Charme s'est constamment tenue à ce niveau très-honorable et a gagné de nombreuses courses avec Mlle de St-Igny, Ganache et la Périchole. Les chevaux de M. de la Charme sont entraînés dans l'écurie de Henry Jennings, au Bac de la Croix-St-Ouen (près Compiègne.)

LACHE. Quand, dans un handicap, le poids d'im cheval a été fixé très-au-dessous de sa valeur réelle ou présumée, an dit qu'il a été lâché par le handicapeur, c'est-à-dire qu'on lui a donné un avantage, qu'il est favorisé. Cette appréciaticm est, au reste, d'ordinaire purement de fantaisie, les chevaux dits lâchés ne gagnent presque, jamais.

LADT HENRIETTE I jument baie brune, née en 1865 par West-Australian et Lady Ivan, a gagné: en 1867, le prix de Condé à Chantilly (7050 fr.); en 1868 le Middles-Borought handicap à Stockton (5575 fr.); en 1869 l'Omnium à Paris (23 800 fr.) ; le Flying-Dutchman's handicap à York (8625) ; le StdfTord'BoroughtCup à Manchester (4825 fr.); le Lothion bandicap à Édimburgh.

LAGRANGE (M. le comte de). Le nom de M. le comte de Lagrange est intimement lié au turf français et en personnifie, à yrai dire, la période la plus brillante. M. le comte de

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