LA ROCHETTE
La production de Lanercost, en France, ne s^est pais élevée au delà d'une moyenne ordinaire ; il compte néanmoins quelques produits qui ont couru très-honorablement, mais parmi lesquels on ne peut citer qu'un cheval de premier ordre, Cosmopolite.
Les produits de Lanercost ont généralement montré une grande aptitude aux courses d'obstacles, sans parler de Cosmopolite lui-même qui a brillamment couru dans cette spécialité* Lanercost est également père de Magenta.
LA ROCHETTE (Baron). Il est partout des individualités dont le nom reste comme la personnification de l'œuvre à laquelle ils restent voués. Les goûts et la position de M. le baron de la Rochette l'ont porté à s'occuper de l'organisation des courses et de la propagation du principe de l'amélioration des espèces chevalines, par remploi du reproducteur pur-sang. Il apporte dans l'étude et la pratiqua de cette spécialité une intelligence et des aptitudes peu ordinaires qui, dirigées vers n'importe quelle destination l'eussent promptement placé aux premiers rangs, quelque carrière qu'il eût embrassée.
L'influence de M. le baron de la Rochette ne tarda pas à devenir prépondérante dans le Comité de la Société d'Encouragement. La justesse de ses aperçus, l'opportunité des mesures qu'il proposait, une intelligence peu conmiune concentrée sur une spécialité épineuse et ardue, ont fait de M. de la Rochette une sorte d'incarnation du turf français, dont Tautorité est aussi grande que celle exercée en Angleterre par l'amiral Rous. L'institution des courses est donc, en grande partie du moins, redevable à M. le baron de la Rochette, de son développement, de sa prospérité et d'une organisation pratique peut-être unique, même sans omettre les réunions d'Angleterre les plus célèbres.
Les plus épineuses fonctions dévolues aux autorités des courses sont échues à M. le baron de la Rochette. Il est à la fois starter et handicapeur des courses de la Société d'Encouragement. Cette dernière mission lui incombe presque pour toute la France, car les principales sodétés de courses le prièrent de se charger de cette besogne délicate que nul ne saurait mieux
LA TOUCQOES. — LEFÈVRE. 395
remplir. Il faut connaltf e dans ses plus minces détails toute Torganisation pratique des courses, pour se rendre compte de toutes les difficultés qui se présentent dans une semblable position, etàe faire une idée des qualités qu'elle exige. M. le baron de la Rochette appartient à une génération d'hommes à laquelle on doit à la fois la fondation » le développement, et le succès de Pinstitution des courses et de Pindustrie de Pélevage du cheval de pur sang. Son action, si elle venait à disparaître, laisserait une lacune difficile à combler.
LA TOUCQUES. Poulinière alezane, née en France en 1860 chez M. le comte de Montgommery par The Baron et Tapestry, jument amenée d'Angleterre.
Elle a gagné en 1863 le prix de Diane à Chantilly, battant Grande-Dameseconde et Conquête troisième (17 050fr.); le prix du Jockey-Club (Derby français), battant Doîlar second et Faust troisième (30 400 fr.) ; le grand prix de Baden, battant Dollar et Charles-Martel (27 500) ; le prix de PKmpereur à Chantilly, battant Flibustier et Orphelin'(16 500); le grand prix du Prince Impérial à Paris, battant Viilafranca et Victor Pontfol.
LEADER. Les chevaux de course, en prenant leur travail, galopent en file espacés à une longueur, environ, entre chacun d'eux. On place, en tête de la ligne, un vieux cheval parfaitement dressé, dont la mission est de conduire le galop, c'est-àdire d'en régler la vitesse suivant les instructions de l'entratneur ; c'.est ce cheval auquel on donne le nom de leader. La traduction la plus exacte en français , celle du moins qui rendrait le mieux l'idée qu'exprime le mot leader, pris dans cette acception, serait maître d'école. On désigne, au reste, sous le nom de leader, un cheval qui, en toute circonstance, marche devant les autres, les conduit, leur donne la direction.
LEFÈVRE (M. Joachim). Lors des événements de 1870, M. le comte de Lagrange mit en vente en Angleterre tous les chevaux composant son écurie de course, gardant seulement ses poulinières et ceux de leurs produits qui n'étaient pas encore en entraînement. L'importance de cette écurie et la place prépondé* rante qu'elle occupait sur le turf français pouvaient faire