MATCH
vaux coarent ensemble dans ces conditions, sans autre engagement que le consentement commun de leurs propriétaires, ils font un match. Le mot match se trouve ici opposé à celui de course. Un match n'a pas le caractère d'une course, en ce sens qu'un cheval peut gagner n'importe quelle somme, de cette manière, sans qu'elle lui soit imputable pour motivrer une surcharge ou lui interdire certaines courses, fermées aux chevaux ayant gagné certaines sommes. L'argent, gagné en match, ne peut jamais être compté dans l'addition de ces sommes.
Par assimilation, quand, dans une course, tous les chevaux se sont retirés, sauf deux, ou que deux chevaux seulement ont une chance, on dit que la course s'est trouvée réduite à un match.
Le match est, absolument parlant, plus significatif que ia course elle-même, parce que les deux concurrents se trouvent affranchis de toutes les chances ou accidents, inhérents à un lot considérable de chevaux, comme faux départs, encombrement aux tournants, etc., etc. La tactique elle-même se trouve trèssimplifiée ; les deux adversaires, se trouvant seuls, n'ont pas à craindre un troisième concurrent, et peuvent se livrer sans aucune réserve. Aussi courent-ils le plus souvent sur leur mérite, c'est-à-dire avec exactitude, et le meilleur gagne certainement.
Dans une course, au contraire, il arrive parfois que le meilleur cheval se trouve paralysé par un incident quelconque. Quelques chevaux, souvent d'une très-haute qualité, se déplaisent au milieu d'un champ nombreux, se prêtent mal à toutes les exigences que comporte une course dans ces conditions, et sont battus, bien qu'intrinsèquement, ils soient meilleurs que le vainqueur; si on les faisait courir en match, c'est-à-dire seuls avec leur vainqueur, ils le battraient souvent très-aisément. Aussi, quand un fait de cette nature se produit dans une course, il arrive fréquemment que le propriétaire d'un cheval battu, àla suite de l'une de ces circonstances, se refuse à accepter la défaite de son cheval comme définitive, et propose un match au vainqueur, pour une sonune souvent plus considérable que le prix lui-même. Si celui-ci refuse, c'est un aveu tacite, ou du moins la présomption qu'il reconnaît lui-même devoir son