OAKS
à cette époque de l'année, ils sont plus sûrs et plus réguliers; Ton peut donc, davantage, compter sur eux. Les juments, au contraire, plus irritables et plus nerveuses, surtout à ce moment, sont généralement battues. Elles prennent, il est vrai, parfois, leur revanche à l'automne.
Quelles que soient d'ailleurs les causes de cette particularité, elle est incontestable ; en prenant comme exemple la période des vingt-deux dernières années qui viennent de s'écouler, c'est-à-dire de 1850 à 1871, le Derby a été gagné une fois seulement par une pouliche, la célèbre Blink-Bonny, en 1857. Le môme fait s'est également produit en France, avec de plus nombreuses exceptions, il est vrai. Le prix du Jockey-Club (Derby français), depuis sa fondation, c'est-à-dire depuis trente-cinq ans, a été gagné six fois par des juments : en 1857, par Lydia, à lord Henri Seymour; en 1841, Poetess, mère d'Hervine et de Monarque, à M. Aumont; en 1644, Lanterne, à M. le prince Marc de Beauvau; en 1855, Jouvence, à M. Lupin; en 1861, Gabrielle d'Ëstrées, à M. le comte de Lagrange ; et, en 1863, la Toucques, à M. de Montgomery. Quatre de ces pouliches, Lydia, Poetess, Jouvence et la Toucques, étaient, non-seulement des concurrents de premier ordre , mais encore des animaux tout à fait supérieurs, presque des exceptions dans leur année.
Il était aussi intéressant, au point de vue de la reproductioni de savoir quelle était la meilleure pouliche de l'année , que de connaître le produit mâle le plus remarquable ; telle fut, probablement, l'origine de la fondation des Oaks.En excluant les poulains, et laissant la course seulement aux pouliches, on avait un point de comparaison certain de la valeur respective des individus des deux sexes.
La dénomination de prix des Oaks, est empruntée au nom de la propriété du comte de Derby, qui fut le fondateur des Oaks comme du Derby. Le prix de Diane, à Chantilly, correspond, pour la France, aux Oaks, comme le prix du Jockey-Club au Derby.
OBJET d'art. 441
GAGNANTS DES OAKS D^EPSOM} DEPUIS 18tfO.
Années. Chevaux. Propriétaires.
1850 Rhedycina M. Hobson.
1851 Iris Lord Slanley.
1852 Songstress M. J. Scott.
1853 Catherine Hayes M. Wauchope.
1854 Mincemeat. . ; M. Cookson.
1855 Marchioness M. R. Read.
1856 Mincepie M. H. Hill.
1857 Blink Bonny M. W. L»Anson.
1858 Governess M. Gratwicke.
1859 Summerside Ld. Londesboro.
1860 Butterfly M. Èastwood.
1861 BrownDuchess M.Saxon.
1862 Feu de Joie M. R. C. Naylor.
1863 Queen Bertba Lord Falmouth.
1864 Fille-de-rAir Comte F. de Lagrange.
1865 Régalia M. Harlock.
1866 Tormentor M. B. E. Dunbar.
1867 Hippia Baron de Rothschild.
186$ Formosa M. Graham.
1869 Brigantine ^ Sir F. Johnstone.
1870 Gamos M. G. Jones.
1871 Hannah Baron de Rothschild. :
OBJET D*ART. Un objet d'art est généralement une coupe, un bouclier ou tout autre objet de même nature, donné comme prix de course isolément, ou ajouté à une somme d'argent. Les principaux sont, en France : la troisième journée de la réunion du printemps à Paris, la course dite la Coupe, Elle se compose d'un objet d'art de la valeur de 10000 francs, et 10 000 francs en espèces pour chevaux de 3 ans et au-dessus. Entrée : 400 fr., moitié forfait. La moitié des entrées au second. Distance : 3200 mètres. Le grand prix de Paris : un objet d'art donné par le gouvernement, et 100 000 francs en espèces donnés, moitié par la ville de Paris et moitié par les cinq grandes compagnies de chemins de fer, pour poulains et pouliches de 3 ans, de toute espèce et de tout pays. Entrée : 1000 francs; forfaits 600 francs, et 500 francs seulement s'il est déclaré le mercredi avant la course, et 100 francs seulement s'il est déclaré le
4(12 OB^ET d'art.
samedi avant la course. Le second reçoit 10 000 francs et le troisième 5000 franes sur lea entrée». Distance : 9000 mètres. Le grand prix de Paris est coura le dernier jour de la réunion d'été à Paris, du l^' au 10 juin de chaque année*
La coupe à Fontainebleau, le second jour de lA réimion de Fontainebleau, du l6 au 20 juin, est formée d'un objet d'art, et de 4000 fr. en espèces, pour chevaux de 3 ans et au-dessus, de toute espèce et de tout pays. Entrée : 100 francs; la moitié des entrées au second. Distance : 3500 mètres.
La coupe de Deauville est toujours courue dans les premiers jours du mois d'août, la réunion de Deauville étant invariablement fixée le V* août et se composant de trois journées. La coupe de Deauville est une des courses caractéristiques les plus importantes de la saison d'été. Elle est formée d'un objet d'art de la valeur de 7000 francs, et de 20 OOOfrancsen espèces, pour chevaux entiers, hongres et juments de 3 ans et au-dessus de toute espèce et de tout pays. Entrée ; 400 francs; forfait : :250 francs, et 200 francs seulement s'il est déclaré le mardi 20 juillet. Le second reçoit les entrées jusqu'à concurrence de 2000 francs, après que le troisième a retiré la sienne. Dis- "tance : 2400 mètres.
Les principales courses où les objets d'art figurent en Angle- •terre sont les trois grands Cups d'Ascot, de Goodwood et de DotJcaster, poids pour âge avec surcharges pour prix remportés. •Lft distance est de 30OO mètres pour les deux premiers , et du 4âOO îaètres poui^ le troisième^
Les objets d'art forment donc une catégorie de prix spéciaux, quand ils constituent seuls le gain du vainqueur. S'ils sont ajoutés à une somme d'argent, on lea considère conome un trophée additionnel. Aussi, d'après le règlement français, quand Un objf?t d'art est ajouté à un prix, sa valeur né compte pas dans l'évaluation, au point de vue des surchargés. Le règlement français est absolu à cet égard : si le prix consiste en un objet d'art ou autre, les entrées sont seules comptées.
En Angleterre, au contraire, quand la valeur de l'objet d'art est indiquée au programme, cette valeur est ajoutée aux en- -trées, comme si le vainqueur Pavait reçue en argent. Une dif-