ORPHELIN
les modifications qu'elle présente, comme aussi de donner une signif cation exacte des défectuosités, que peut présenter Poreille dans sa conformation.
L'oreille du cheval de pur sang est plus développée, relativement, que celle du cheval commun , mais la forme , la coupe , les attaches sont ordinairement très-expressives. Le développement du crâne leur donne un écartement suffisant; l'extrême finesse de la peau et des poils , la rapidité des mouvements , le moule parfait de la conque, sont autant de caractères qui [Proclament la pureté du sang, la noblesse de la famille.
Au repos on se rend mieux compte du rôle que remplit cet organe; c'est par lui que se manifestent l'impatience, l'inquiétude et, aussi, Pimpressionnabilité de certains caractères, l'irritabilité, la méchanceté même de quelques sujets. Que le cheval veuille attaquer ou seulement se mettre en défense, les muscles de l'encolure se contractent, Foreille se couche, les naseaux se crispent.
ORPHELIN. Ëtalon alezan, né en 1859, chez M. Aumont, par Fitz-Gladiator, et Échelle, issue de Sting et Eusébia.
Eusébia fut importée en 1844, par M. le comte de Gambis, au haras de Meudon, où naquit Échelle ; celle-ci, vendue en 1848, ainsi que tous les produits du même établissement, fut adjugée en vente publique, pour la modique somme de 800 fr. , à M. le prince Marc de Beauvau ; presque immédiatement cédée à M. Aumont, elle ne tarda pas à figurer au nombre des plus remarquables sujets de son écurie.
Orphelin est le premier produit d'Échelle, et, comme l'indique son nom, il est malheureusement aussi le dernier. Sa mère mourut quelque temps après sa naissance, des suites d'un accident. On doit regretter la perte d'une poulinière dont les débuts annonçaient une descendance aussi remarquable.
La réputation d'Orphelin précéda son apparition sur l'hippodrome, et il occupait une place importante sur la cote des paris dans le Derby de 1862. Ses débuts ne justifièrent pas cette confiance; elle n'était cependant pas usurpée, et il ne tarda pas à prouver qu'il n'avait pas donné dans cette course la preuve exacte de sa qualité.
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Après j^lusieurs vretoîres sign^cativet, il eut^ dans le prix de l'Empereur, à Chantilly, le bonheùf de faire essayer à Stradella une défaite inattendue. Il ne conserva Giependant pas longtemps le pi^stige de cette victoire ; huit jours après, dans une eourse réduite aux pr^ortions d'un match, il succ(Mnba devant oelte célèbre jumettt^ de manière à prouver que des circonstances, étrangères au mérite intrinsèque des deux champions, avaient pu déterminer le premier résultat. On d<Ht néanmoins le classer parmi les meilleurs chevaux de son année.
En 1863, les performances d'Orphelin eonfirment pleinement cette opinion. Battu au commencement de Tannée^ par Alerte, il se montra pendant toute la saison supérieur à Ck^Mrielle d'Ëstrées, Souvenir, Panique et Choisy-le»-Roi.
Sa course la plus remarquable fut dans le ^rand {)rix de l'JSmpereur, quoique, par suite d*un regrettable accident, son nom ne puisse figurer paftni lefe; vainqueurs de cette grande course ; mais il est en réalité le gagnant, et si ce beau prix a échappé à son propriétaire, la gloire du triomphe doit au moins rester au chevaL
Orphelin était alesan^ sans autre lâarque qu'une petote en t^, Un ^eu petite ; chacune de ses lignes, prises isolément, était iiTéprochable, et l'ensemble aussi harmcmieux que possible. Il offrait, du reste (sauf la couleur), une grande ressemblance avec sa mère. Cette similitude était surtout frappante dans la forme de son action* Il possédait une très-bonne vitesse, mais sa principale qualité était un fcmd et un courage peu ordinaires«
La naissance d'Orphelin» son excdlent caractère, les qualités essentielles dont il avait souvent donné la preuve, jointes à une construction élégante et régulière^ l'avaient toujours prédestiné au rôle de reproducteur, et l'on ne doit pas être sur{»ris d'avoir vu sortir de lui, autant de chevaux d'un mérite réel. - Il a fait la monte au baras de Victot, ohet M% Aumont, où il -est mort.
OUTSIDIR. On donne le nom é\mtiidef à im cheval, sinon inconnu^ tout au moins considéré coïnmi9 n'ayant, dans une course, qu'une chance problématique et ps»* conséquent tmpro-
OUVRAGE. — PADDOCKS. 451
bable^ L'outsider n'est pas inpossible, mais on considère son succès comme ne pontaoli résulter que d'éTeDtualités tellement en dehors de toute probabilité, qae l'on donne contre lui de très-fortes proportions. La victoire d'un outsider est donc toujours un éfénement, qui produit une grande sensation et devient l'occasion de pertes et de gains considérables.
Les plus célèbres out^ders dont le turf ait gardé le souvenir sont : en FrancO) dans le prii du Jockey-Club, en 1843, Renonce, à M. de Pontalba; en 1851, Amàlfi , à M. Lupin; en 1854, Gelebrity, à M. Reiset; en 1866, Florentin, à M. Delamarre; en Angleterre , Garactacus et Hermit , vainqueurs des Derbys de 1862 et 1867 et cotés, au départ, l'un à 50/1 » et l'autre à 60/1.
OUVRAGE. Le mot ouvrage s'emploie dans deux acceptions différentes. On dit qu'un cheval a, ou n'a pas assez d'ouvrage, suivant que sa condition est plus ou moins avancée , et qu'il se trouve, au moment de courir, dans un état complet ou incomplet.
Pendant la course môme, un cheval est à l'ouvrage, quand son allure régulière ne lui suffit plus pour suivre le trsdn , et que son jockey est obligé de le monter pour lui faire garder son rang. (Voy. Monter.)
PADDOCKS. On donne le nom de Paddocks à une certaine étendue de prairies, entourée de haies, de treillages ou de barrières, clôturée, enfin, d'une manière quelconque, dans laquelle on enferme une poulinière et son poulain, ou suivant l'étendue du paddock, un nombre plus ou moins considérable de ces animaux» Le paddock doit être cléturé de manière à ce que lôs uûmaux que Ton y place ne puissent en sortir, ni se mêler à ceux des paddocks voisins. Dans un haras^ les paddocks se