‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 24 sur 339 · AVRANCHES — BADE · texte numérisé non relu

AVRANCHES — BADE

tie pleine et la partie vide, ou mieux la poitrine et le garrot. Quand les jambes sont trop hautes comparativement à la poitrine, ce qui est considéré comme un défaut, on dit fréquemment : Il lui passe trop (Tatr sous le ventre ; cela veut tout simplem.ent dire quUl n'a pas la poitrine assez profonde.

AVRANGHES est une jolie petite ville , située sur les confins de la Normandie et de la Bretagne. Les courses au clocher^ ou steeple-chases, furent, depuis une époque assez ancienne, très en honneur dans le pays. Les dispositions de la contrée se prêtent à merveille, du reste, à cette destination. Le nouvel hippodrome d'Avranches a été fondé en 1840.

Les steeple-chases d'Avranches ont conservé longtemps un caractère particulier, tant en raison de la nature des obstacles qui étaient très- sévères , que grâce aux conditions du programme réservant en grande partie les courses aux gentlemenriders. Aussi Avranches était-il devenu le rendez-vous de tous les cavaliers de steeple-chases qui ont marqué dans cette spécialité. Depuis Timportation des courses en France, on compte parmi eux MM. le comte René et le vicomte Guy de Montécot, du Bouéxic, de Moggeride, le capitaine Gérard, Langton, baron de Mathan, vicomte Artus Talon. Aujourd'hui les steeple-chases d'Avranches sont à peu près rentrés dans la catégorie ordinaire des courses de cette nature. Les chevaux, dont l'hippodrome d'Avranches était à cette époque le théâtre habituel étaient : Nons'ense, Black Devil, Agitation, Grey-Hercules, Emilius, dont les noms sont oubliés aujourd'hui, mais qui constituaient alors les principales supériorités de cette spécialité.

BAGKER, mol anglais, qui signifie Parieur pour. (Voy. pabiextr.)

BADE. Les courses de Bade sont une création de date relativement récente ; elle est due à Tinitiative de M. Bénazet, fermier

6ÀDE,

dËSJeui,quîpcnB3., avec raison ^qu^ Il ne fondation de celte nature serait une puissante attraction pour attirer à Badti toutes les iadi* vidualités saillantes et cosmopolites du monde élégant. Ce prcjet fut presque aussitôt eiêcuté que conçu, grÂce à la baguette magique de Tor et au concours que lui prêtèrent^ en France, MM, Reiset et Mackensie-GrieveSi deux des membres de la Société d'encouragement les plus honorablement connus, et dont la coopération était une garantie pour la nouvelle fondation.

Le cbamp de course fut placé à IfTesheim, petit village si> tué à deux lieues de Bade et à une lieue de la station de Oos.

La plaine où la piste est tracée doit être un terrain occupa autrefois par le Rhin , et laissé à nu par le retrait dea eaux. Aî2 moins la nature du sol très-doux, mais manquant d'élasticité, senfiblerait l'indiquer. Partout ou A n^est pas Tobjet de soins permanents^ il reste profond et sujet k des inûltratsons aouterraines.

M. Bénazet affecta la magnifique subvention de âO 000 fr. à la dotation du nouvel hippodrome. D^élégantes tribunes furent construites. Derrière elles, mais faisant également partie de ToncBinte du peiage , ou installa de confortables écuries pour que les chevaux puissent se loger sans peine à leur arrivée. Avec de semblables éléments, le succès du nouvel hippodrome était assuré : son inauguration eut Ibu avec éclat le 5 aepternbre 1353.

Le caractère principal du programme de Bade, pris dans son ensemble, est international. C'est-à-dîre qu'à Texception de quelques prix réservés aux chevaux nés et éUvés sur le continent, il reste ouvert aux concurrents de toute provenance. Le pn^ramme est, au reste, k peu près le calque de celui des réuuioQa de Paris et de CliantiUy , du moins conçu dans le même esprit, avec les modifications que comportaient le moment de la saison et la localité oCl plusieurs intérêts contraires étaient mis en présence.

Les deux événements principaux de la réunion de Bade aont le grand prix de Bade, d'une valeur qui, avec les entrées, peut parfois a*élever h, une somme de 20 ûûû fr , plus un objet d'art

Page 1