‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 241 sur 339 · PIE. — PIQUER · texte numérisé non relu

PIE. — PIQUER

FI£. I^s la classification et la dénomination des robes, ce mot indique une robe composée, dans laquelle entre nécessairement le blanc. Mais les poils, au lieu d'être mélangés, se trouvent disposés par plaques, souvent très-étendues. Le blanc des robes noires et baies qu'on rencontre soit à la face, soit aux membreSfsoe constitue pas la robe pie. Il faut que le blanc gagne le corps.

Un cheval est. pte-aZezan, pie-noir, pie-bai, suivant que le bai,

* rakzan ou le noir s'associe au blanc pour constituer la robe.

Dans !es signalements, il importe, pour éviter les confusions,

de bien spécifier les régions et les points où les deux couleurs

se touchent.

PIN (Le haras du) est situé dans le département de TOrne, sur le versant d'une colline, à moitié chemin environ du bourg de Nonantetdela ville d'Argentan. Il fut bâti sous Louis XIV, au moment même de la fondation de l'Administration des Haras en France- Presque toute la commune du Pin entrait dans les dépendances du haras, qui possédait une superâcie de douze cents hectares, dont trois cent quatre-vingts en prairies. En 1805, un décret impérial institua des courses dans le département de l'Orne, et le Pin fut choisi comme hippodrome départemental.

Les courses du Pin furent tour à tour reprises et abandonneras. Il existoit au haras du Pin une jumenterie appartenant à l'Administration des Haras, oîi Ton élevait des poulains, que l*État faisait entraîner et courir, à l'origine de la fondation des counes en France. Le Pin produisit quelques bons chevaux à cette époque ; les plus célèbres sont Eyîau, Fretillon et Corysandrc. On renonça depuis à cette méthode, le nombre despoukinsfu*; considérablement réduit/ et ils étaient tous les ans vendus en vente publique. Les jumenteries furent supprimées vers 18tô. A partir de cette époque, le rôle du haras du Pin se borna, comme celui de tous les dépôts de l'Administration des HaraSn ^ tenir à la disposition des éleveurs un certain nombre d'étalons à des prix très-modérés.

PlffUER. On dit qu'un cheval pique, quand, dans sa foulée de galop, au lieu de lancer librement ses pieds devant lui , il

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PISS-BALL» — PISTE. 499

les laisse, au contraire, péniblemennomber presque perpendiculairement à l'épaule, comme s'ils étaient attachés et retenus à terre par un lien. Cette matière de marcher accidentelle chez quelques-uns, habituelle chez d'autres, provient toujours ou d'une souffrance quelconque dans les pieds, ou d'une raideur générale, suite d'un travail trop sévère ou trop prolongé. Un cheval qui pique peut néanmoins être très-bon et d'un excellent service, mais il est toujours désagréable et fatigant pour le cavalier. Un assez grand nombre de chevaux de course donnent ce signe de fatigue à la fin de leur préparation, au milieu , de la saison, quand on leur a iftif.osé une tâche trop dure fit des épreuves trop répétées ; une raideur générale, résultat de la fatigue, se produit alors chez l'animal. 11 peut, néanmoins, encore bien courir, une fois échauffé, mais, surtout sur les terrains diits, cette disposition lui enlève toujours une partie de SQs moyens.

PISS'BÂLL. Médecine anglaise dont se servent les entraîneurs pour purger leurs chevaux. C'est une sorte de cartouche dont la base est composée d'aloôs; la dose varie suivant que Ton veut une médecine plus ou moins forte. Elle s'administre au cheval en lui ouvrant la bouche, qu'un homme tient écartée avec ses deux mains, pendant que celui qui donne la médecine prend la langue du cheval avec sa main gauche, la maintient, afin que l'animal ne puisse la retirer, et, avec la droite, lui introduit le piss-ball dans le gosier, en relâchant simultanément la langue, afin que le cheval ne rejette pas le bail. Cetie opération demande une certaine habitude et beaucoup de prestesse ches^ les deux hommes qui la pratiquent. Elle est parfois dangereuse, il n'est pas rare de voir des hommes se blesser gravement au bras en l'accomplissant. Les chevaux, quand ils ont été purgés, s'en souviennent, et se rendent parfaitement compte de ce qui va se passer en voyant les préludes de ^opération . Aussi se débattent-ils toujours, quelques-uns au peint qu'il devient impossible de l'accomplir. Un homme seul administre quelquefois le piss-ball, mais c'est une exception. (Voy. Entrainement.)

PISTE. On donne le nom de piste à cette partie d'un hippo-

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