PISTE
drome, mesurée et tracée à l'aide de piquets, qui en indique la direction. La forme d'une pL<%te peut yirier, suivant la disposition des lieux ou la contexture qu'il convient de lui donner. Généralement, en France, une piste affecte la forme d'une sorte de cercle éteodii ou plutôt d'un rectsmgle, dont les deux côtés parallèles ont une étendue plus grande que les deux extrémités qui les relient et qui ferment les coins ou tournants. Ceux-ci doivent être aussi arrondis que possible, sans cependant former un demi-cercle, afin de rendre plus aisé pour les chevaux ce passage difficultueux, surtout lorsqu'ils y arrivent en assez grand nombre et serrée les uns contre les autres. Le tournant ou coin doit donc être tronqué et oblique, afin que les chevaux, arrivant d'une ligne droite pour changer de direction, puissent le faire presque insensiblement et en obliquant légèrement.
L'étendue d'une piste varie nécessairement suivant les dimensions et les dispositions de l'emplacement où elle est tracée. En moyenne, cependant, le plus grand nombre des pistes en France mesure 2000 mètres. C'est l'étendue qui se prête le plus aux conditions de nos courses, qui comportent généralement des distances de 2000, 2200, 2500, 3000, 3200, 3500 et 4000 mètres. Les distances plus courtes ou plus longues constituent les exceptions. 11 est donc commode , quand on le peut, de donner à une piste retendue de 2000 mètres. Si la course comporte un excédant, on peut faire partir les chevaux à 200 ou 300 mètres avant le poteau d'arrivée, qui, dans les courses de 2000 mètres, se trouve être le même que le point de départ. Les concurrents passent ainsi deux fois devant les tribunes, placées d'ordinaire en face l'arrivée. Les spectateurs assistent, en ce cas, aux deux phases les plus intéressantes d'une course :1e moment du départ, oîi tous les concurrents sont groupés, et celui de l'arrivée, oîi ceux qui se trouvent encore avec une chance de gagner figurent seuls dans la course.
Une des conditions les plus importantes d'une piste bien établie, est de laisser entre le dernier tournant et le but une ligne droite assez longue pour que les chevaux, qui sont toujours contraints de ralentir quelque peu leur allure en tour-