PRATT
sa qualité individuelle, appartient à la plus haute race que l'on puisse rencontrer.
La premère préoccupation d'un éleveur est donc, tant pour le mâle que pour la femelle, de s'attacher surtout, dans le choix des reproducteurs qu'il emploie, à ne lesprendre que dans une race pure, et appartenant à une famille connue. Le reproducteur de demi-sang,^ c'est- à-dire de sang mélangé, si bon qu'il puisse être, résultant lui-même d'un croisement, est toujours un effet, jama's une cause. Il ne saurait transmettre une qualité qui peut être accidentelle chez lui, mais ne fait pas partie inhérente de son organi ^ration et de son sang.
PRATT (Charles). C. Pratt, comme jockey et entraîneur de premier ordre, constitue une exception d'autant plus remarquable, qu'il continue encore aujourd'hui à exercer concurremment cette double spécialité, dont l'une suffit d'ordinaire à remplir la vie d'un homme. Après avoir été, comme jockey, au service de MM. le prince de Beauvau, baron Nivière et major Fridolin, sans cependant quitter l'écurie de La Morlaye, successivement acquise par ces trois propriétaires. G, Pratt en prit la direction unique, lorsque Henry Jennings quitta le service de M, le baron Nivière, pour fonder l'écurie publique d'entraînement qu'il dirige aujourd'hui. G. Pratt ne tarda pas à prouver qu'il n'avait pas iûfructueusement passé autant d'années, sous un maître aussi habile, s .ns profiter de ses leçons. Il révéla, dès le début, comme entraîneur, des qualités aussi remarquables que celles dont il donnait déjà depuis longtemps tant de preuves comme jockey. Il n'abandonna pas, néanmoins, son premier métier pour lequel il conserve toujours une prédilection marquée. C'est pour un entraineur à la fois un avantage et une difficulté de monter ses propres chevaux. Il les connaît évidemment mieux que ^personne, mais peut également tomber dans des écueils qui n'existeraient pas pour un jockey ordinaire. G, Pratt s'est acquitté de cette double tâche avec une double habileté. Il n'a rien perdu de sa supériorité comme jockey, et les chevaux dont il dirige la préparation, n'auraient jamais pu être amenés dans une plus irréprochable condition.