RUY-BLAS. — SAINT-LÉGER
i'amère-maiQ en Tair, avec plui; ou moins de violence. La ruade, quand elle ne se renouvelle pas, est une défense peu dangereuse, mais, quand un cheval s'y livre av€c colère et la met en pratique sans interruption, elle finit par être gênante pour le cavalier.
RUY-BLAS. Étalon bai, né en 1864, au haras de Viroflay, <5bez M. le duc de Morny ; par West-Australian et Rosati, appartenant à M. André.
Il a gagné en 1867: le grand prix de Baden; le prix ■de Guiche, à Foix (3650 fr.); le prix de la Seine (12 950 fr.); le prix des Cars (4900 fr.) ; le prix du Printemps (10 700 fr.); le prix des Pavillons (6650 fr.) ; le prix de l'Empereur (7400 fr.); le grand prix de la ville de Lyon (12 050) fr.; le prix de Surprise (4000 fr.); ces deux derniers à Lyon; le prix de la Cour à Fontainebleau (5400 fr., plus un objet d'art.)
SAINT^LËGER (Le) est une des plus grandes courses de la saison d'automne en Angleterre. Le prix est formé par une souscription de 25 livres, payée en totalité par chacun des concurrents, que le cheval parte ou non. Les autorités de Doncaster, où se court le Saint-Léger, n'ajoutent rien au prix mais au contraire retiennent 150 livres sur le total des entrées; 100 livres sont aflfeclécs aux frais généraux de la réunion, et 50 livres partagées entre le juge et le starter. La distance du &dnt-Léger est d'environ 3000 mètres. 11 est réservé aux poulains et pouliches de 3 ans, avec une décharge de 5 livres pour les dernières. La valeur du prix qui suit chaque année une progression ascendante est environ de 135000 fr.Le Saint- Léger a lieu vers le milieu du mois de septembre.
SAINT-LÉGER DE FRANCE. Les grandes courses caracté-
ristiques de France sont calquées, dans leur aspect et leur conception, sur celles d'Angleterre, beaucoup plus anciennes. On retrouve donc en France, dans les luttes les plus importantes de Tannée, l'ordre d'idées qui a présidé à Pinstitution en Angleterre, et le nom môme est rarement changé. Le système des prix formés par souscription n'a pas été adopté en France, et aurait eu p^u de succès; les encouragements donnés aux courses proviennent principalement de la Société d'Encouragements, de l'État et des sociétés particulières de Province. Le montant des entrées y est joint ; c'est à l'aide de ces divers éléments que l'on peut constituer des prix d'une certaine importance.
Le Saint-Léger de France n*a donc pas, à beaucoup près, la môme valeur que son homonyme d'Angleterre ; il est de 6000 fr. seulement ; en y joignant le prix des entrées et des forfaits, il s'élève à une moyenne de 10 à 11 000 fr. La distance est la môme qu'en Angleterre. Le Saint-Léger Français se court à Moulins, invariablement vers le milieu du mois d'août. Son importance s*est quelque peu amoindrie depuis le développement pris par les courses en France. Il présentait néanmoins toujours un certain intérêt. Les courses de Moulins n'ont pas eu lieu en 1871, en raison des événements; la Société se trouve môme dans un état de désorganisation qui peut faire craindre sa dissolution. Gomme elle comptait au nombre des réunions les plus anciennes et les mieux dirigées de France, il faut espérer qu'elle pourra se reconstituer.
SALON DES COURSES (Le), plus connu dans le langage spécial sous la dénomination de Betting-Room (Chambre pour parier), est situé au Grand-Hôtel. Les parieurs s'y réunissent régulièrement tous les samedis et, exceptionnellement, plusieurs fois par semaine, quand les circonstances justifient une séance supplémentaire. G'est en quelque sorte la bourse des courses ; c'est au Salon que s'établit le cours moyen de la cote de chaque cheval (Voyez Betting.)
Le Salon des courses est sous la direction de M. Callaud. On y est admis sur une demande adressée au directeur, et soumise à un Gomité qui statue sur l'admission du candidat. La
- SAUTER. — SCHICKLER. 581
cotisation, primitivement de 40 fr., est depuis le 1^ mai 1872, portée à 50 fr.
C'est au Salon des courses que se concluent les opérations sérieuses sur les courses les plus importantes de l'année. Elles présentent plus de garanties que nulle part ailleurs, en ce sens qu'elles sont faites avec des personnes connues, et qu'en cas de contestations ou de réclamations, tout membre du Salon des courses s'engage, en entrant, à se soumettre à la juridiction du Comité.
SAUTER DE PIED FERME se dit d'un cheval qui, au lieu de s*envoler par-dessus un obstacle, sans presque interrompre son allure, marque, au contraire, un temps d'arrêt très-prononcé , et s'enlève presque par sa seule force musculaire. Ce genre de sauteurs est peu recherché en steeple chases, parce qu'ils perdent du temps , et qu^en courses il s'agit» avant tout, de sauter vite. Ils sont, au contraire, très-eslimés dans les pays de cfcasse, oil Ton rencontre de forts obstacles, surtout en hauteur, cette manière de sauter étant plus sûre et moins impressionnable pour un cavalier peu habitué au train.
SAUTER DE VOLÉE. Un cheval saute de volée quand, arrivant grand train sur un obstacle, il le passe d'un seul bond. En course de haies ou en steeple-chas e, les chevaux sautent presque tous de volée. Aussi cette expression ne s'emploie-telle que rarement pour un cheval de course , et dans le cas seulement où il passerait ainsi un obstacle qui devrait régulièrement se sauter en deux temps, comme une banquette, par exemple. Quand un cheval franchit ainsi un obstacle de celte nature, c'est toujours malgré son jockey, cette manière de sauter étant toujours excessivemenl hasardeuse, car le chenal a deux chances sur trois au moins, de tomber au sommet ou de l'autre côté de l'obstacle ; la chute dans ces conditions peut être très-dangereuse.
SCHICKLER (M. Arthur) est l'un des propriétaires de chevaux les plus sympathiques au public des courses. La faveur ' dont jouit le nom de M. Schickler tient à Testime particulière qu'ont pour lui tous ceux qui le connaissent, et au carac-