SELLE DE COURSE
tère éminemment sportif de son écurie. Jamais M. . Schickler n*a même été soupçonné de ce que, dans le langage vulgaire des courses, on nomme un coup. Ses chevatix courent toujours régulièrement pour gagner, et ne présentent point ces brusques changements de forme, auxquels sont sujets les pro^^ duits de certaines autres écuries. Le meilleur cheval qu'ait jamais eu M. Schickler est Suzerain, gagnant du prix du Jockej-Glub en 1868. Ce cheval est arrivé second dans le grand prix de Paris la môme année, et n'a plus reparu sur aucua hippodrome; il est aujourd'hui employé à la reproduction. L'écurie de M. Schickler compte parmi- les plus importantes. On doit à M. Schickler Timportation , en France, de l'étalon the Nabob, père de Vermout et de Bois-Roussel.
SELLE DE COURSE (La) diffère seulement de la selle or* dinaire par son poids. On est obligé souvent de la rendre démesurément légère, pour éviter autant que possible aux jockeys de se faire maigrir; on cherche à mettre le plus faible poids mort possible sur le cheval. Il n'est pas rare de voir un jockey monter avec une selle de deux livres et demie. C'est le minimum de poids qu'il soit possible de lui donner ; au-dessous, il serait dangereux de s'en servir, même pour des poids de qua- • rante kilogramme^. Ces sortes de selles ont l'air de véritablesjoujoux, et ressemblent assez, comme aspect extérieur, à cellesque l'on place sur les chevaux à bascules destinés aux enfants.
La confection de ces sortes de selles demande beaucoup d& soin et ne peut être confiée qu'à de très-habiles ouvriers» Comme il faut arriver à leur donner le moins de poids possible et leur conserver la solidité indispensable, le problème devient d'une solution assez difficile. L'arçon, le porte-étriers sont dé^ garnis du fer qui est employé dans les selles ordinaires ; les étrivières sont en cuir fin et souple comme de la soie. Quant aux étriers, sauf leur dimension, on pourrait les faire monter en épingles de cravate. De semblables selles ne peuvent évidemment servir qu'accidentellement : il serait très-dangereux deles employer à un autre service que celui de la course , et encore même, dans cette unique spécialité, elles sont fréquemment cause d'accidents.
SELLING RACE. — SORNETTE. 583
Les selles trop légères présentent, un autre inconvénient : le jockey est mal assis et perd, par conséquent, une partie de ses moyens, surtout dans le cas d'une arrivée sévère. Les selles de deux livres et demie ne peuvent absolument servir qu'en course plate ; dans une course d'obstacles, la secousse qu'on ressent toujours plus ou moins, en sautant, les rend absolument impossibles. Dans ce dernier cas, il faut toujours s'assurer qu'au moins les étrivières et les sangles sont réellement solides.
SELLING RAGE (mot anglais). Course où les chevaux sont à réclamer.
SIFFLAGE. Bruit anormal que certains chevaux font entendre dans une allure un peu vive, ou lorsqu'ils font de grands efforts. Synonyme de comage. Le sifflage est un des vices rédhibitoires.
SORNETTE. Jument alezane, appartenant à M. le major Fridolin, née en 1867 au haras de Villebon, par Light et Surprise, morte en 1871. Elle a gagné en 1869 le grand Critérium à Paris (16 450 fr.); — le grand prix de la Société, à Marseille (15 700 fr.) ; — en 1870, le prix de Lutèce, à Paris (9800 fr.); — le prix Vanteaux, à Paris (4462 fr.); — le treizième Biennal (8450 fr.); — - le prix Morny, à Paris (40 100 fr.) ; — le prix de Diane, à Chantilly (32 450 fr.), et enfin le grand prix de Paris (143 700 fr.).
Sornette est née en 1867 au haras de Villebon, elle est par Light et Surprise, fille du vieux Gladiator. Bien qu'elle ait couru dans une excellente forme à deux ans, rien ne pouvait faire prévoir qu'elle deviendrait, à trois ans , non-seulement la meilleure jument de son année, mais encore une des meilleures qui aient jamais existé. De petite taille, d'un caractère assez difficultueux, aucun signe extérieur ne la désignait comme un cheval de premier ordre. Aussi son mérite demeura-t-il, sinon contesté, au moins assez controversé jusqu'au jour de sa victoire dans le grand prix de Paris, où l'indécision de l'opinion publique dut s'incliner devant l'évidence.
La naissance de Sornette est aussi irréprochable que celle