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SORNETTE

d'aucun cheval au moncîe. Sod père Light, par the Prime WarddD, fut un des meilleurs chevaux de son époque, et sa mère Surprise compte au fiombre des produits de premier ordre de son année. Les débuts de Sornette, à trois ans, tout en ne démentant pas la baute opinion qu'elle inspirait à son propriétaire et à son entraîneur, furent cependant de nature à laisser subsister quelques doutes sur la supériorité absolue qui lui était attribuée dans Técurie. Elle gagna à peu près tous ses engagements, mais avec une certaine difficulté. La jument, au début de la saison 1870, n'était pas dans un parfait état de santé ; de plus, une susceptibilité de caractère, ou plutôt une excessive impressionnabilité la rendait difficile à mener, surtout à l'arrivée. Cependant, en dépit de ces conditions défavorables, elle gagna successivement le prix Morny et celui de Diane, et arriva, ainsi, au summum de sa condition pour le grand prix de Paris, l'événement le plus saillant de sa brillante carrière.

Les circonstances qui signalèrent l'apogée de la supériorité de Sornette, eurent à cette époque un grand retentissement, et présenteront cette particularité que l'opinion lui opposait comme concurrent le plus redoutable, son compagnon d'écurie Bigarreau, vainqueur du prix du Jockey-Club la même année. Leur commun propriétaire préférait, disait-on, gagner avec celui-ci, et la chance de la jument devait lui être sacrifiée. L'attitude du marché semblait justifier ces prévisions; toute la question se résumait cependant à savoir lequel dts deux champions serait confié à G. Pratt, l'entraîneur et le premier jockey de Fécurie. G. Pratt ne dissimulait pas sa prédilection pour la jument, mais il était hors de doute que s'il ne la montait pas, sa chance se trouverait fort compromise; nul mieux que lui n'était en état de triompher des difficultés que comportait le ménage d'une aussi capricieuse coquette. L'indécision sa prolongea jusqu'au moment du départ, oii Sornette apparut sur le terrain, montée par C. Pratt, entourée des vœux et de l'entière confiance de toute l'assistance française.

Jamais le grand prix de Paris n'avait présenté un plus grand intérêt.

Dès le début de la course, G. Pratt, ne trouvant pas le train

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