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TIRER

nécessairement toujours un qui gagne, celui-là paye d'abord, et proclame ensuite la gloire de son prophète qui gagne ainsi quelques nouvelles pratiques. Les tipsters français n'en sont pas encore arrivés à chercher la publicité, ils exercent leur industrie clandestinement, à la manière des vendeurs de contre-marques aux portes des théâtres. Ils élisent domicile aux abords des agences de paris mutuels bien achalandées^ généralement dans un café oîi ils consomment leur futur bénéfice en attendant la pratique. Us se rendent sur tous les terrains de course, oti ils trouvent facilement à faire leurs frais grâce à la variété infinie des catégories de spectateurs dont quelquesuns sont toujours disposés à écouter de semblables propositions.

TIRER. On dit qu'un cheval tire quand il se porte plus ou moins violemment sur le mors, de telle sorte que le jockey est contraint d'employer toute sa force pour le maintenir dans un train régulier, et l'empêcher d'aller plus vite. Tous les chevaux de pur-sang tirent plus ou moins; c'est une conséquence forcée de l'allure de course, dans laquelle aucun cheval ne pourrait se mettre sans se porter sur la main. Il y a seulement la différence du plus au moins, et la signification du mot tirer devient ici relative. Elle s'applique à un cheval convulsif ou brutal que son jockey a quelque peine à maintenir.

Le mot tirer s'emploie également comme indication de la position d'un cheval dans une course. Quand on dit : tel cheval tirait encore à ce moment, cela équivaut à : il allait trèsbien; parce que l'on suppose que puisqu'il tirait, il n'était pas gêné par le train, et pouvait faire plus. Cette induction n'est pas toujours absolument exacte. Certains chevaux nerveux tirent davantage quand ils commencent à se fatiguer, qu'au début néme de la course. D'autres passent presque instantanément d'un tirage désespéré à une défaillance complète. Un cheval paresseux peut très-bien ne pas tirer, et cependant ne pas être fini : l'aspect général de l'animal est à cet égard une indication, beaucoup plus positive, que le fait de tirer pris isolément.

On se sert encore du mot tirer dans un sens figuré, et abso-

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