‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 312 sur 339 · TOP-WEIGHT. — TORDRE · texte numérisé non relu

TOP-WEIGHT. — TORDRE

lument opposé à sa signification propre. Il devient alors syno^ nyme d'arrêter ou de tordre. On dit que l'on tire un cheval dans une course quand on suppose qu'on l'a intentionnellement em^ péché de gagner, parce qu'alors le jockey a été contraint de tirer sur sa bouche pour l'empêcher de passer.

T0P-WEI6HT. Littéralement poids pour arrêter. On désigne ainsi le cheval le plus chargé dans an handicap. (Yoy. c& mot.)

TOQUE. Sorte de casquette en soie, servant de coiffure aux jockeys pendant la course. La toque est le complément de ce que l'on est convenu d'appeler les couleurs de chaque propriétaire. Gomme le nombre des couleurs est limité et que celui des concurrents le dépasse souvent, pour les distinguer, on a recours à des interversions de couleurs, qui peuvent ainsi servir \ différents propriétaires, et sont distinctes, tout en restant les mêmes. Ainsi, par exemple, un propriétaire étant en possession des deux couleurs blanc et bleu, et ayant adopté leur disposition comme M. le Major Fridolin, c'est-à-dire casaque blanche^ toque bleue , rien n'empêche un autre propriétaire de les renverser et de se les approprier dans une autre disposition, et de prendre casaque bleue, toque blanche. Ce sont toujours les mômes couleurs, leur disposition seule est changée. Au point de vue des courses , elles forment trois couleurs différentes. La toque est une précieuse ressource pour ces transmutations, la plus^ petite modification suffisant pour constituer une différence dans l'ensemble de la casaque et de la toque , c'est-à-dire dans les couleurs particulières de chaque propriétaire.

TORDRE. Ce mot, comme au reste beaucoup de ceux employés dans l'argot des courses , est une expression peut-être un peu vulgaire, mais rendant parfaitement l'idée ou plutôt, ici,, le fait matériel auquel elle s'applique. On emploie celle dont il s'agit, quand un cheval tire si violemment sur son mors , qu'il est impossible à son jockey de régler son allure ouV conmie on dit dans l'argot technique du métier, de le tenir. Il est alors obligé, pour dominer cette impulsion, qui, comme la boule de neige, crescit eundo^ en raison du poids de l'ani-

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