‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 313 sur 339 · TORDU. — TOULOUSE · texte numérisé non relu

TORDU. — TOULOUSE

mal multiplié par sa vitesse, d'avoir recours à un moyen extrême. Ne pouvant se rendre maître du mouvement , il cherche à le décomposer en forçant le cheval à prendre une position de tôte, avec laquelle il ne lui est plus possible de jeter sa masse en avant avec une telle force que la main du jockey devient impuissante à le maîtriser. Par un mouvement de main régulier, mais assez violent, il amène alternativement la tôte du cheval à droite et à gauche, de telle façon qu'il semble effectivement lui tordre l'encolure. Le jockey continue ce mouvement jusqu'à ce que la tôte qui remplit, pour le cheval en mouvement, littéralement le rôle du gouvernail pour un bateau, soit revenue dans une position qui ne lui permette plu« de dominer Faction de la main. C'est pour exprimer cette lutte entre le cheval et le cavalier que l'on dit souvent qu'un cheval tirait tellement fort que son jockey était contraint de lui tordre la tôte. Par extension, on emploie également ce terme , quand on soupçonne un cheval d'avoir intentionnellement été arrêté daùs une course qu'il pouvait gagner ; on dit : on lui a tordu la tôte, c'est-à-dire qu'au moment de Tarrivée, il allait si bien, que l'on a été contraint de le tordre pour Tempôcher de -gagner.

TORDU. Ce mot. s'emploie également et avec autant de justesse pour rendre une idée toute différente. Quand un cheval arrive à la fia d une course tellement épuisé qu'il ne galope plus que porté par la force d'impulsion et ayant l'air de ne plus pouvoir soulever ses jambes de terre, qu'il ne marche pins droit et oscille, malgré les efforts de son jockey, on dit qu'il est tordu. Cette expression rend assez bien l'aspect d'un animal dans cet état d'épuisement.

Lorsqu'un cheval d'une supériorité écrasante pour ses concurrents, mène la course un train tel que ceux-ci ne pouvant le suivre, se désunissent, on dit également, en parlant de ce cheval : au milieu du parcours, il avait tordu tous ses concurrents. Cette dernière acception du mot tordu rentre, au reste, dans la précédente avec cette différence que d^ns la première elle constate une supériorité, dans la seconde une défaillance; mais le sens est absolument le même.

TOULOUSE. La réunion de Toulouse, d'une importance au

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moins égale à celle de Tarbes, présente un caractère mixte. Elle se compose de prix réservés à la production indigène et de courses ouvertes à tous les chevaux nés et élevés en France. Les courses de Toulouse ont lieu au commencement du mois d'août. L'événement principal de la réunion réside dans le grand prix du Midi : 10,000 fr. doftt 4,000 fr. offerts par le département et 6,000 fr. par la ville de Toulouse, pour poulains et pouliches de trois ans de toute espèce et de tous pays. Entrée: 300 fr.; forfait: 100 fr., s'il est déclaré; le second reçoit 1,000 fr. sur les entrées. Les gagnants du Derby anglais, du prix du Jockey-Club et du grand prix de Paris portent k kilog. de surcharge, de deux de ces prix 6 kilog. Les gagnants des 2,000 guinées, des Oaks ou d'une course s'élevant à plus de 20,000 fr., portent 2 kilog. de surcharge. Tout cheval n'ayant jamais gagné reçoit une décharge de 2 kilog. Les chevaux nés et élevés dans l'ancienne division du Midi et y ayant séjourné jusqu'au 1«' mai de l'année de la course, reçoivent une décharge de 3 kil. Ii2. Distance : 2,400 mètres.

L'importance et les conditions du grand prix du Midi sont, comme on voit, de nature à lui donner un grand intérêt. Aussi attire-t-il toujours un ou deux chevaux tout à fait de première classe^ circonstance assez rare en province. La course fut gagnée en 1869 par Mademoiselle de Fligny,un des meilleurs produits de l'année, battant Glaneur, le vainqueur du grand prix de Paris.

TOÏÏRMÂLËT. Étalon bai brun, né en 1862 chez M. Lupin, an haras de Yaucresson, par The Flyîng Dutchman et la Maladetta, issue de The Baron.

Après avoir débuté sans succès dans le grand Critérium, Tourmalet gagna, quelques jours seulement après sa défaite, le prix de la Forêt, à Chantilly, battant Sallambo II, Bonsoir et Saïd. Une faute causée par l'état marécageux de 14iippodrome de Marseille, l'empêcha de disputer à Séduction la première et la plus importante course do deux ans. Il prit cependant sa revanche sur le môme terrain dans le prix du département, où la pouliche éprouva , il est vrai , un accident analogue. Rien jusqu'alors ne pouvait faire présumer le mérite qu'il était appelé à démontrer l'année suivante.

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