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TRIBUNE DU JUGE

tain point de son travail, dernière période, pendant laquelle il subit Tépreuve la plus sévère, celle que ne peuvent impunément traverser les mauvaises jambes et les tempéraments douteux. La préparation enfin, comprend Tensemble de tous les moyens qui ont, à un titre quelconque, contribué à amener le cbeval de Tétat naturel à celui de cbeval de course, où il est à même de démontrer le maximum de ses qualités naturelles, développées par Tentrainement.

Le travail n^est en fin de compte que Pexercice poussé plus sévèrement. U comprend la seconde période - de la préparation du cheval de course, celle où, nettoyé intérieurement par les médecines, progressivement amené par un exercice quotidien à un état intermédiaire qui n*est ni le repos ni la fatigue^ dans un parfait équilibre de santé, il se trouve en état de subir cette dernière et décisive épreuve. C'est le moment des séries de galop dont le train augmente progressivement, en un mot d'un travail auquel beaucoup ne peuvent résister. Celui, au contraire, qui en sort sain et sauf, peut à juste titre prétendre à la qualification de cheval de course. Reste à savoir dans quelle catégorie il doit être rangé. C'est ce qu'un dernier essai et l'épreuve publique sont appelés à décider.

TRIBUNE DU JUGE. On donne ce nom à une sorte de petite loge placée en face du poteau d'arrivée , et où le juge s'installe pour placer les chevaux à leur rang respectif quand ils dépassent le poteau. Cette tribune, suivant la disposition des lieux, est couverte ou découverte. Elle peut contenir deux ou trois personnes, et c'est peut-être là une disposition fâ* cheuse. Un juge devrait toujours être seul dans sa tribune. Au cas d'une arrivée disputée, il peut, malgré lui, se laisser impressionner par ce qu'il entend dire à ses côtés, douter luimême de ce qu'il voit ou croit voir. Son jugement se ressentira évidemment de cette influence et de cette hésitation. Si un juge laisse passer le moment très-court où la tête des chevaux se trouve devant le poteau, sans prononcer son verdict, il court grand risque de ne plus être certain lui-même de ce qu'il a vu. Un semblable inconvénient ne saurait évidemment se produire dans une courte gagnée sinon facilement, au moins

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