VERSAILLES. — VERTUGADIN
Blair-Athol, qui appartient à l'élevage anglais, Fille-de-rAir doit être considérée comme au moins Pégale de Vermout ; elle l'a baltu deux fois, dans le Saint-Léger continental de Bade, et dans le prix du Prince Impérial à Paris. Ce sont évidemment deux animaux de premier ordre, mais la primauté de l'un sur l'autre est assez difficile à établir.
Vermout n'a jamais couru à quatre ans. Il n'a pas été possible de le remettre en condition ; il a, depuis cette époque, été consacré à la reproduction ; la qualité de ses produits s'élève chaque année davantage ; il semble appelé à figurer parmi les étalons les plus célèbres de notre époque.
Vermout a gagné en 186(è le prix du Printemps, à Paris (7100 fr.); le grand prix ^e Paris (150400 fr. et un objet d*art), le prix de Chantilly (13 000 fr.); la Poule des Produits, à Baden (12875 fr.); le grand prix de Baden (19 750 fr. et un objet d'art).
VERSAILLES. Les courses de Versailles datent presque de la fondation du turf en France. Venant immédiatement après les réunions de Paris et de Chantilly, elles présentaient une certaine importance à cette époque; leur rôle s'est progressivement amoindri avec l'extension croissante des courses. Le peu d'importance relatif du budget fit délaisser l'hippodrome de Satory qui disparut définitivement en 1366.
VERTU6ADIN. Étalon alezan appartenant à M. Delamarre, né en 1862, au haras de Bois-Roussel, chez M. P. Rœderer, par Fitz-Gladiator et Vermeille.
Le mérite intrinsèque de la mère de Vertugadin, Vermeille, paralysé par son mauvais vouloir , devait se retrouver tout entier dans sa descendance ; elle était destinée à devenir la mère de Vermout , l'une des gloires de l'élevage français et le prô eu rseur de Gladiateur •
Il est aisé de comprendre le prestige dont fut entonré Vertugadin à son arrivée à Chantilly. Frère de Vermout par sa mère , issu de Fitz-Gladiator, joignant à cette origine une con« struction irréprochable , Ton devait tout attendre d'un pareil animal. Il tenait de sa mère l'ampleur et la force qu'elle possède à un très-haut degré ; son père lui avait transmis la lon-