‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 36 sur 339 · BAS · texte numérisé non relu

BAS

particulière, un pari fat engagé par son propriétaire, Latréaumont devait sauter une barrière ûxe de cinq pieds.

Le jour désigné, Tobstacle fut établi dans le bois de Boulogne, près la porte d'AuteuiL II consistait en une poutre d^équarrissage scellée, d'un côté, dans le mur de clôture du bois (alors entouré d'une muraille de ceinture), et, de Pautre, dans un madrier de môme grosseur. Le tout fut recouvert d'une énorme haie dépassant la poutre de quelques pouces.

Latréaumont gagna son pari, maif effectua le saut d'une caanière toute particulière. Il arriva sur la barrière, la chargeant à fond de train la tête basse, marqua sur l'obstacle même un temps d'arrêt tellement brusque, que l'on put croire qu'il refusait, puis pointant perpendiculairement, il s'enleva par-dessus l'obstacle, jetant la croupe tellement de côté , qu'il retomba presque parallèlement à la barrière et s'arrêta court. Il avait, au reste, touché Tobstacle, et l'on avait pu distinctement entendre le choc de ses fers sur la poutre ; mais il n'était pas tombé et se trouvait transporté de l'autre côté. Latréaumont a, croyons* nous, terminé ses jours au château de Beaurepaire, chez M. le baron de Curnieu.

Le second cheval, par qui fut accompli le môme exploit, était un cheval de pur-sang, nommé Paddy, appartenant à M- le baron Pierre. Il était monté par M. de La Motte, propriétaire de Franc-Picard et de The Colonel; mais, cette fois, l'expôriense fut faite sans danger aucun, ni pour l'homme ni pour le cheval. On établit une haie de cinq pieds et quelques pouces, un fil de laine fut tendu à cinq pieds juste, et Paddy, arrivant à plein train, enleva la haie sans casser le fjl de laine.

Des obstacles aussi élevés se sautaient , il y a quelques an * nées, dans la campagne de Rome, où l'on chassait le renaçd^ mais toujours à l'état d'exception. Dans un champ de vingtcinq à trente chasseurs, deux ou trois seulement se risquent à attaquer un saut de cet ordre. L'un d'eux au moins tombait, et comme la barrière se compose de trois barreaux d'une moyenne grosseur, le premier barreau tombe avec le cavalier, les autres passent par la brèche.

BAS. On dit qu'un cheval est trop bas quand il a trop tra-

BATTttE* — BEAUFOftT.

vaille, qii41 est trop maigre, et que le maximum de sa condition a été dépassé. (Voyez cûndîtio.n et entiiaîkemêî^t.)

BATTRE (Se). Un cheval se bat lu^méme quand la coursei^'impressionne de telle sorte, qu'aa lieu d'aller tranquillement avec ses concurrents, il se précipite en avant, tiTa7)t tellement que son jockey le maintient difficilement, ou se tourmentant au milieu du peloton ^ si le jockey parvient k le placer où il veut. C'est un défaut assez ft^équeat, surtout chez les jumcDtSj généralement plus impressionnables que les cbevaui. Dans ce cas, il vaut presque toujours mieux laisser aller le cheval, on peut encore conserver la chance qu*il ne soit pas rejoint. Quand cette lactique ne réussit pas et que le cheval a perdu j ce qui arrive le plus souveat, on dit : !ï s>*^ battu lui-même.

BATTU est le mot dont on se sert pour désigner les éhevaux partis dans une course, et qui n'ont pas gagné, c^està-dire ceux arrivés derrière le vainqueur. Battu a encore une autre signification, absolument identique^ mais exprimant cependant une idée un peu plus compliquée. Les propriétaires, les parieursi ou toute autre personne suit attentivement pendant l& course le cheval auquel il sHntéresse. Tant que cehu*ci galope aisément, et conserve une chaace de gagner, on dit : Il va bien* Mais dès qu^il commence k donner quelque signe de détresse, qu'il démontre enfin par un signe qnekoDque qu^il est fatigué, ou que le train est trop vile pour lui, bien que la course soit quelquefois à ce moment encore loin d'êlre termÎMée, on dit en parlant du cheval doot on s'occupe : iî eut baJia, ce qui équivaut en ce cas à: il n'a plus aucune chance de gagner. C'est en ce sens que l'on dit parfois d'un cheval, il €$t hatiu avant de courir. Cela veut dire qu^en raison de la supériorité de ses adversaires ou par toute autre raison, il n'a aucune chance de gagner-

BEAUFORT (Duc de), pair d'Angleterre, Le nom de M. le duc de Beaufoi't s'est plusieurs fois trouvé mêlé aux événements^ importants du Sport Français, 11 gagna en 1866 k Grand Prix ije PariSi, avec Ceylan. M. le duc de Beaiifort comme presque

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